Mercredi 16 janvier 2008
Ce que mes yeux ont vu

de Laurent de Bartillat avec Sylvie Testud, Jean Pierre Marielle et James Thiérrée


 Si vous croyez au cinéma allez voir ce film, et si vous n'y croyez pas allez-y aussi.
J'ai retrouvé la fascination que le Septième Art a  exercée pendant longtemps sur moi, je ne voulais pas que ça finisse,  j'en voulais encore.
 D'abord il s'agit de Watteau, watteau-voulez-vous-triomph.jpgil s'agit  d'Histoire de l'Art, il s'agit de Paris,
il s'agit de clowns, il s'agit de Marielle, de plus le personnage est mystérieux, il s'agit de Sylvie Testud et encore... il s'agit de bibliothèques, vous savez ces salles chaudes et intimes parce que leurs murs sont tapissés de livres et leurs lumières, lampes individuelles, ont des écrans de porcelaine verte translucide, des salles où j'ai passé des nombreuses heures de ma jeunesse, pas toutes consacrées à l'étude...e ,
 Et puis quand on le voit il s'agit de tellement d'autres choses: l'amour, la Mort, le pressentiment, l'obstination irresistible qui vous guide vers votre destin, la rencontre, l'endeça et l'au delà des êtres, les correspondances : en écho au Gilles de Watteaugilles0.280A.jpg James Thiérrée joue un de ces mimes qui souvent immobiles, hantent nos rues, la communication : est-elle parole? est-elle silence? l'impénétrable et l'évident.
  Le plus curieux , j'ai des tas d'images qui me reviennent et à part celles des tableaux et personnages de Watteau, les autres sont en blanc et noir et pourtant je sais que le film est en couleurs et si je fais un effort je vois les couleurs, je crois que
désormais  "ce que mes yeux ont vu" est partie intégrante de mes rêves.

Je ne peux que vous dire allez-y.
















fin
par maririu publié dans : culture
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Jeudi 10 janvier 2008


Je ne sais comment je suis devenu adepte des ... ou accro aux  blogs, c'était avant que, sous l'incitation de snapulk  "lesideesvaguesdesnapulk.over-blog.com"  ou yugfjhk.over-blog.com  (il y a une erreur mais je ne sais la corriger) et de ma passion des livres, j'en ouvre un moi même, mais je sais grâce à quels blogs je le suis devenue.
Le bingbangblog   www.bigbangblog.net/  a été le premier,  hélas France 5 a tout fait pour qu'il disparaisse  et ressucite sous forme d'ASI  arretsurimage,net/  .Ensuite le journal espagnol El País a ouvert son site internet au  commun des mortels, au lieu de le garder frileusement pour les seuls abonnés comme le pratiquent Le Monde et autres, et de plus les journalistes d'El País ont ouvert des blogs sans aucun filtre, mon preferé blogs.elpais.com/lluis_bassets/a ouvert le 21 avril 2007, au soir du premier tour de la presidentielle française, dont la spécialité est la politique internationale, le grand manque des informations en France et le grand enjeu de notre vie d'aujourd'hui, vous comprendrez que je me sois precipitée dessus et que je ne m'en détache pas.
Au même moment, fin avril début mai 07, j'ai découvert des blogs conviviaux, drôles et pleins de vie, des blogs et des bloggers/blogueurs qui vous poussent en avant, qui vous incitent et attirent,  la palme en revient à "mais pourquoi je vous raconte ça..." doriann.blogspot.com/   le talent d'écriture m'arrache des sourires extasiés, les recettes vous verrez... et les initiatives font que je me lance dans des concours de fraises en saison ou vous donne, là, ma recette de bolognaise.
 Mais auparavant je  vous donne les liens de deux blogs chers à mon coeur
    l'un français lunettesrouges.blog.lemonde.fr  qui m'a fait comprendre l'intérêt  de ce qu'on appelle des nouvelles expressions dans  les arts plastiques auxquelles je    n'accordais pas beaucoup d'attention ni de curiosité Amateur d'Art accroit ma voracité (je suis     toujours une exposition en retard, et quand je dis une c'est façon de parler ), mais aussi  mon envie et mon desespoir, (je ne peux pas être un jour à Londres et à Milan l'autre) mais je voyage avec le mystérieux chroniqueur.
    l'autre espagnol blogs.elpais.com/juan_cruz/ c'est ma dernière folie, Juan Cruz est  écrivain et critique littéraire, il publie tous les jours (dimanches et Jour de l'An compris) un article dans son blog d'El País littéraire ou culturel, proche des gens il sait susciter la discussion, il intervient parfois comme un mortel de plus, et il crée la conversation et même l'émulation entre les bloggers, la conversation et l'échange je dis, de plus il ne se passe pas de jour sans poème et moi qui en connaîs pas mal découvre souvent des nouveaux poètes . Le Bonheur!
 


Quel drôle de truc je viens de pondre! En fait j'essaye d'explorer par quels mécanismes intérieurs je suis devenue accro, blogueuse ou fada, lançant à tout va tout et n'importe quoi, j'ai beau explorer... j'en suis au même point mais voilà une nouvelle recette, vous n'aurez pas tout perdu.

Comme il est des choucroutes de la mer voici:

La Bolognaise de la Mer

P1010160.JPG

Ingrédients
250grs de macaronni
1 boîte de thon de 200grs (j'aime Petit navire mais à cause de la chanson et parce que je n'ai pas de Ortiz, le thon basque)
huile d'olive
1 oignon

3 tomates en hiver 2  Tomacouli de Panzani
quelques olives noires

piment doux d'Espagne (ou à défaut paprika ), sel poivre du moulin.


Dans une grande casserole d'eau bouillante salée faites cuire les pâtes une dizaine de minutes, tenez compte qu'elles vont recuire quelques minutes dans la sauce et que moi je ne les aime pas al dente. Au lieu d'égoutter sortir avec une écumoire et garder de l'eau de cuisson. (cf suite)
Pendant ce temps-là faites revenir,  dans une casserole en terre de préférence, avec de l'huile d'olive, le thon émiettéP1010158.JPG rajouter l'oignon émincé, couvrir , baissez le feu et  lorsque l'oignon est devenu transparent, montez le feu, ajoutez le piment, un ou deux  tours et avant que ça ne brûle (le goût serait âcre)  rajoutez la tomate et des pétales d'olive noire, que cela fasse choupchoup quelques minutesP1010159.JPG rallongez avec un peu de l'eau de cuisson des pâtes, rajoutez les macaronni et faites mijoter (choupchoup)quelques minutes.


 Servez si jamais vous voulez la recette traditionnelle  remplacez le thon par du jambon de pays et des foies de volaille ou par de la chair à saucisse tirée d'une saucisse de Toulouse. Ces deux options sont délicieuses mais...

Bon Appétit!








par maririu publié dans : culture
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Samedi 29 décembre 2007
  3-  interrogations





  Donc après les lumières, la famile, les amis, la bouffe, il reste quoi? Un sentiment contradictoire de devoir accompli, de réussite, d'insatisfaction, de à quoi bon? je tiens à fêter mais qu'est-ce qu'on fête? qu'est-ce que je fête? qu'est-ce que j'aime là dedans?
    Eh bien je crois que c'est le fourmillement P1010148.JPGqui traduit le mieux le sentiment que j'ai.
    D'abord quelques passants, femmes en général, qui courent après l'autobus ou le metro,P1010150.JPG superchargées, ça peut arriver à d'autres périodes de l'année, mais là, les sacs sont pleins de paquets beaux et scintillantsP1010156.JPG et  il y a un petit sourire en coin qui ne trompe pas, ça sent les fêtes.  Ensuite les colis encombrants se multiplient, les acheteurs  aussi, ça sent le jouet, puis les toilettes et pour finir la bouffe. Une frenesie  s'empare de la ville,  il y a du monde partout , des petites silhouettes affairées, bien couvertes, bien chargées, sous les lumières de la ville ils trottinent vers ...?
    Ils fêtent,  mais ils fêtent quoi? et moi qu'ai-je besoin de fêter?
    Il n'y a qu'une de mes amies qui fête l'arrivée de Jesus, une seule !  la messe de minuit elle y tient,  elle y va en famille (plus toute sa famille mais...)  elle  donne toute son importance à la crêche, n'y met pas l'enfant avant la nuit du 24 ... Pour la crêche je connais encore une ou deux autres familles avec enfants qui la montent, plus aucune en Espagne où pourtant le sapin n'est pas une tradition.
    Plusieurs de mes amis  fêtent la famille, une seule sans problème, le groupe y croit et pourtant c'est une famille recomposée. Les autres la fêtent et pensent corvée ou tout au moins:  c'est la seule occasion de se rassembler... en famille? d'autres croient en la famille (du moins j'en suis presque sûre) mais c'est le seul moment pour aller au ski... donc on compose on passe le reveillon et on part , on fait ça le dimanche avant ou un dimanche de janvier, nombreuses variantes...
    D'autres  ne croient plus à rien mais ils fêtent... le rassemblement identitaire, 
je crois, notre fourmillement au fond le "paix sur la terre ax hommes de bonne volonté"
   Et puis l'espérance huit jours après : "año nuevo, vida nueva" = nouvelle année, vie nouvelle se disent-ils, nous disons-nous, et on y croit on prend des resolutions, de bonnes resolutions et on retourne à la routine quotidienne tout rasserené, et pourtant qu'est-ce qui recommence? et pour quoi là? Cela se comprendrait davantage à l'arrivée du printemps, les ides de mars étaient plus logiques. Pourtant moi j'aime au fin fond de la nuit hivernale cette affirmation de vie, au fond je fête l'espérance, l'espérance malgré tout, l'espérance en l'humain capable de peupler la nuit de lumières.
On vient d'accomplir tous les rites qui s'imposent pour que la vie continue, car il s'agit de ça: Au plus noir de l'hiver affirmer par la bouffe, la lumière et le rassemblemant que la vie continue.
P1010157.JPG
C'EST FINI !
Bonne Année.
par maririu publié dans : paris-culture
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Vendredi 28 décembre 2007
  la bouffe


  Il n'est de Noël (Nadal) en Catalogne sans  des canalons  a menu j'ai été  surprise en apprenant à mon arrivée en France  d'apprendre que les pâtes c'était italien et bien que je reconnaisse aux italiens leur savoir faire je vous assure que j'ai quelques recettes de famille et de culture catalane qui valent le deplacement. Voici celle des repas de fête, des cannelonis à s'agenouiller dont vous me direz des nouvelles!


ingrédients

1boîte de canalones El Pavo 
(à Paris des lasagnes)

FARCE
200gr de filet de porc
1 blanc de poulet
100grs de foies de volaille
1 gros oignon émincé
huile
sel, poivre, noix muscade.

 
1 l. de lait
en deux fois
4cc à  s de farineen deux fois
125 grs de beurre en deux fois
la moitié pour lier la farce

150grs de gruyère râpé
1 torchon propre étalé sur la table

XXX


1)- cuisson de la pâte

Dans une grande casserle d'eau bouillante salée et avec un filet d'huile jettez un à un les cannelonis, laissez bouillir à gros bouillon pendant 10 minutes , sans cesser de les séparer avec une fourchette pour qu'ils ne se collent pas, constamment. Sortir du feu, jettez la moitié de l'eau chaude,  versez de l'eau froide  une fois tiède sortez less cannelonni un à un en les plaçant côte à côte  sur un torchon propre

2)- farce

Hachez les viandes , c'est meilleur si elles ne sont pas trop triturées que l'on sent leurs différentes consistances, si le foie sanguinolent vous gêne vous le faites revenir un peu avant de le hacher.
La moitié du burre dans la sauteuse avec une ou deux cc d'huile pour qu'il ne brûle pas, faites revenir l'oignon émincé à couvert et doucement, salez, poivrez, râpez de la noix muscade, ensuite vous augmentez le feu et faites revenir la viande hachée , jusqu'à ceque ce soit doré. 
Ensuite vous ajoutez 2 ccà s de farine , donnez deux tour pour qu'elle boive de gras. Versez ensuite peu à peu la moitié du lait. Il faut que ce soit une sauce (arce) onctueuse.
Distribuez la farce par cueillerées sur les canneloni étalés, les roulez et alignez dans un plat  beurré allant au four

Mettre à chauffer le four 210º (th 7)

3)-sauce béchamel

Avec l'autre moitié de beurre, de lait et de farine faire une sauce béchamel ni épaisse ni surtout pas liquide.
Toujours un peu d'huile pour que le beurre ne brûle pas, versez les 2cc de farine faites des tours pour qu'elle s'imprègne, et versez le lait peu à peu en veillant à ne pas faire de grumeaux,
salez, poivrez, râpez de la noix muscade et laissez quelques minutes sur le feu, quelques bouillons.
Couvrir de béchamel les cannelonni et recouvrez de gruyère pour finir.

4)- cuisson
Enfournez à four chaud 210º une bonne demi heure

Bon appétit

aujourd'hui 28 décembre en Espagne c'est le jour  des innocents l'équivalent du poisson d'avril français mais ma recette n'est pas une blague

par maririu publié dans : cuisine
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Mercredi 26 décembre 2007
 1- lumières,  famille



   Pendant longtemps j'ai pensé (oh le lapsus) passé Noël en Espagne, des fois on dejeunait sur la terrasse au soleil. Là bas le repas du jour de Noël est plus important que le reveillon qui n'est que veillée et s'appelle La Nochebuena : des friandises en  attendant....   turrones,  beignets de feuille de bourrache au miel, mendiants qui en catalan s'appellent "postre del Music"= le dessert du musicien,  ce qui me fait remonter toujours aux troubadours.
Et puis la famille diminuant par la force de l'âge et des volontés, et le sentiment qui me faisait regretter de quitter Paris augmentant   j'y suis restée et j'adore être plongée dans les lumières et les décors,
Joyeux Noël à tous !
envoyé par mairiedeparis
  Chaque j'examine les changements. Je regrette depuis quelques années rue des Abbesses, la disparition des petits moulins qui caractérisaient si bien notre Montmartre et j'ai été ravie d'en découvrir un rue Véron (ma grosse interrogation en ce moment c'est : est-ce que quelque fois le parking Vel'lib des rues Véron et Joseph de Maistre arborent un vélo ou ils filèrent tous dans la descente le premier jour et ne remontèrent pas? ça n'a rien à voir avec Noël mais avouez c'est une sacrée interrogation, ces velo-garages sont vides, vides... )
Enfin j'aime bien être à Paris  à cette période , l'année dernière j'ai vu (début décembre) le sapin offert par la Norvège chaque année à Londres et qui orne Trafalgar square, impressionant, mais...
Ensuite à Paris se trouve ma "famille" d'élection: tous ceux qui se soucient de savoir si je suis seule pour Noël,  ce n'est pas la meilleure famille ça? et il y en a qui me comptent sans penser à me le faire savoir !
Donc pour le réveillon j'étais chez Olivier mon filleul républicain espagnolP1010105.JPG faut pas croire on a la religion qu'on peut: Sa bienaimée Pascale a le sens de la fête et nous prépare des Noëls fantastiques

Cette année c'était un Noël rouge et or et comme d'habitude il a fallu assortir les verres, le seul problème c'est où les ranger? En tout cas c'était une belle fête de famille avec la doyenne  et la smalaGetAttachment.jpget un superbe cadeau des enfants aux parents (dans l'autre sens rien de plus normal). Il faut vous dire que mes filleuls aiment danser ... salsa.jpgla salsa, qu'ils nous en ont fait une belle démonstration

devant des enfants ravisP1010110.JPG et à leur demande et voilà le cadeau P1010113.JPGà l'arrière plan.
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à suivre Noël 2 et 3




par maririu publié dans : paris-culture
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Dimanche 16 décembre 2007
SELU

   Ce mois-ci mon ami Selu est mort brusquement, un arrêt cardiaque, et comme vous avez profité d'une recette qu'il m'avait apprise, et qu'il me manque je vous le dis.
   Selu en fait José Luís Calvet mais personne ne le connaissait avec tant de solennité. Selu (prononcez "selou")  était plus jeune, beaucoup plus jeune que moi, de la bande tortosina de Ana et Jaume Rocamora qui me l'ont présenté et quelques jours après il a débarqué à Paris chez moi en m'annonçant qu'il n'avait trouvé de chambre d'hotel à Paris... ¡ je n'ai jamais regretté de l'avoir hebergé ! Il me l'a rendu cent fois, j'ai toujours pu faire appel à lui, qui va maintenant m'aider à monter une exposition? Il suffisait que Ana dise que j'avais un problème pour voir débarquer sa silhouette donquichottesque longue et silencieuse sur ma terrasse à la nuit tombante comme les chats.
   C'était un artiste, il aurait pu devenir un céramiste de grande classe, mais il n'aimait pas les contraintes et s'intéressait à trop de choses pour en perfectionner une. Il collectionnait avec bonheur et dénichait dans les rebuts des chefs d'oeuvre, un jour il a trouvé un tableau de Arrasa dans un état plus que pitoyable, il l'a restauré et cette restauration a été le sujet de l'exposition annuelle de l'Escola d'Art de Tortosa.
  Plus que tout il aimait vivre, en marge le plus souvent, et cultiver l'amitié.
  A la Saint Jean grande fête catalane du solstice et du feu il organisait la (sa) "verbena"  =veillée et je me débrouillais pour être à Tortosa à cette date,  je ne voulais pas manquer la verbena de Selu, la fête de l'amitié autour du feu et d'une "cassola de caragols"  escargots  traditionnels de la St Jean et sous les feux d'artifice que Selu nous organisait.
Oh! qu'il me manque!
En son honneur hier j'ai refait le bacalao al pilpil qu'il m'avait appris un jour à Paris au cours d'un voyage oû il avait dragué ou avait été dragué par quelqu'un de la Haute ou du show ussiness je ne sais plus mais de fait on ne le voyait plus la nuit.

P1010098.JPG
  et on m'a dit "Selu n'est pas mort"
 
par maririu publié dans : culture
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Samedi 8 décembre 2007

Barcelona



pla--a-del-reiP1010086.JPG
 

           Novembre à Barcelona, pour une fois il faisait froid, très froid même, il s'est levé un vent glacial, tout d'un coup, le jeudi soir et cela a duré jusqu'au dimanche,  lundi je partais, donc, j'ai eu froid tout le temps,  mais c'était superbe ! Ciel limpide et contraste des ombres.
       J'aime Barcelone en hiver, elle est plus intime (toutes les villes d'ailleurs),  le tourisme de masse c'est pour l'été où de plus les barcelonais sont partis, maintenant ils vaquent à leurs affaires, pas trop tôt d'ailleurs, à 10h du matin on se promène à Barna comme dans un territoire vierge... qui s'éveille.  Et comment ne pas aimer une ville où les toilettes des bars peuvent être carrelées ainsi :toil-paraguasP1010091.JPG
El Paraguas

   Donc en 3 jours au centre, que je n'ai pas quitté, j¡ai vu:
la Pedrera (le seul Gaudí de ce voyage-ci) : une exposition sur Venise au XVII / XVIIIs. dont j'attendais beaucoup et qui ne valait pas le voyage (pourtant pas cher), en fait mon point le plus loin de la mer fut le Palau Robert, au début du Passeig de Gracia, où une exposition sur la Transición, (des photographies de 1976 à 1978),  et une autre sur Manolo Vásquez Montalbán l'auteur des Carvalho, un grand journaliste et combattant de la Liberté, tous les deux
chers au coeur des espagnols  et au mien, m'ont ravie.

tenorP1010084.JPG
Je suis descendue, en faisant des détours, jusqu'à la Plaça St Jaume, en fait jusqu'à la plaça del Ajuntament que j'aime spécialement à cause du Paraguas, bar  nommé et illustré plus haut, en longeant la cathédrale, en gros travaux, à la recherche d'une exposition d'acuarelles de Villarassa  qui se tenait dans le cloître, mais le cloître était fermé! j'ai, en traversant l'Arxiù de la Corona d'Aragó sortie-d-ArxiuP1010082.JPG donc abouti a la plaça del Rei              écouté le concert improvisé et alimentaire d'un tenor





 




J'ai finalement pu entrer dans la cathédrale et aller à la salle capitulaire

(j'ai appris plus tard que pendant quelques heures -11h30/16h30- la cathédrale n'est ouverte qu'aux visiteurs payants)   voir les magnifiques acuarelles qui cependant ne pouvaient rivaliser avec les rétables XVs. de    et Jaume Huguet. ta-banqueP1010078.JPGComme la publicité sur la toile qui voile la façade en restauration le proclame"Nous voulons être votre Banque"

Un sourire arrachée à la publicité du Banco de Santander  qui subventionne ces travaux.
par maririu publié dans : culture
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Mercredi 28 novembre 2007

J'ai tellement d'aventures avec mes mots de passe et l'ordinateur, que vous devez croire que j'abandonne, ben, non, je n'abandonne pas seulement quelquefois les nouvelles technologies m'abandonnent elles. Voilà, pour me faire pardonner, une recette dont vous me direz des nouvelles, j'y compte. Toutes les saveurs de la Meditterranée avec un poisson à la taille nordique, les raies de chez moi n'ont pas d'ailes aussi grandes!



effeuillé de raie à la sauce antiboise avec sa salade d'herbes

 



P1010075.JPG




ingrédients

une aile de raie de 1Kg200 environ
25cl de lait
sel, muscade, poivre du moulin

 pour la sauce antiboise
500grs d tomates grappe
200grs de salicornes au vinaigre
100grs d'olives noires (il y en a qui les préfèrent vertes)
100grs de câpres
1 gouse d'ail
2/3 ccs 1/4 de litre de vinaigre balsamique
6/9ccs 1/2 litre d'huile d'olive
1/3 du bouquet de persil plat
1/3 du bouquet de coriandre
sel, poivre.

la salade d'herbes
2/3 du bouquet de persil plat
2/3 du bouquet de coriandre
2/3 du bouquet d'estragon ou moins 
(le parfum de l'estragon couvre trop le parfum des autres herbes)
sel, poivre


cuisson de l'aile de raie:

Depuis logtemps, comme pour le potiron c'est du Michel Oliver à la tele,  je cuis la raie dans la cocotte minute avec un court bouillon de lait rien de plus simple et la raie est moëleuse sans nécessité de gras.
Evidemment on cuit 10 minutes en baissant le feu au chuchotement de la soupape ensuite on épluche l'aile de raie et on l'effiloche.  Pour que le lait n'attache pas  vous couvrez le fond de la cocotte d'un filet d'eau, versez ensuite le lait, salez, 2/3 tours de moulin à poivre et râpez de la noix muscade. Ensuite vous pouvez préparer la raie comme vous vouez (beurre noir etc) mais je vous recommande celle-ci .

Préparez l'antiboise :

Mondez les tomates en les plongeant un instant dans l'eau bouillante,  coupez- les en deux, épépinerz-les,  taillez-les en dés d'un 1/2 cm.
Coupez les olives en pétales.
Epluchez  l'ail, éffeuillez  la coriandre et le  persil et hachez le tout.

Mélangez tous  ces éléments dans une casserole, arrosez du vinaigre balsamique  et de l'huile d'olive, salez, poivrez faites tiédir,
il ne faut pas que les tomates cuisent, tièdes c'est tout!
ensuite ajoutez les salicornes et les câpres et gardez au chaud ( la meilleure manière que je connaisse c'est d'allumer le four th1/2 c'est à dire 60/80º et de gardez dedans)

Préparez la salade d'herbes

Lavez, séchez persil, coriandre, estragon, effeuillez et mélangez, asaisonnez-les d'un peu d'antiboise.

Au moment de servir: distribuez la salade dans chaque assiette les effilochés de raie autour, nappez de l'antiboise et servez.

Je pense que vous allez vous régaler. Bon appétit
par maririu publié dans : cuisine
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Jeudi 1 novembre 2007
 
Videaste ou cineaste, cineaste sans hesitation!


  En ce moment  le centre Pompidou, enfin Beaubourg comme nous disons à Paris, me permet de trancher, de preciser ma pensée, d'éliminer  les doutes qui me saisissaient à chaque fois que je me trouvais dans une exposition devant une "vidéo d'artiste", vous savez quelque chose que l'on met sur le même plan que une peinture, ou une photo, c'est muet et ça bouge et l'on reste des heures devant à essayer de comprendre toutes les implications, sentir une émotion, ne pas avoir l'air idiot....
  Sortie de l'expo en général il ne m'en reste pas grand chose !  Aujourd'hui je me souviens d'une seule vidéo au Musée d'Orsay qui, par la répétition des détails du  Balcon de Manet,  traçait l'obsession du spectateur et donnait la dimension sociale, pas picturale du tableau.
  Donc en ce moment à Beaubourg, en plus d'une exposition sur Giacometti qui  permet d'admirer des belles oeuvres mal exposées et à part ça n'a aucun intérêt (je vous renvoie à lunettes rougesa
amateurdart .blog.lemonde.fr/
)
on peut voir au niveau 1 une exposition sur David Claerbout, c'est beau surtout "Long goodbye2007" qui m' a fait retrouver l'atmosphère d'une après midi ensoleillée sur une terrasse du Midi, superbe et long, on doit se forcer pour rester jusqu'au bout alors qu'un seul plan contient tout, peut être pas le passage du Temps tel qu'il veut nous le faire ressentir, moi je le  ressens pesant chez lui, alors que pour moi sur une terrasse du Midi, au coucher du soleil, en compagnie, il est léger et heureux.
  Et puis il y a "Víctor Erice-Abbas Kiarotami-correspondances" et alors c'est le bonheur (et pourtant ça ne parle pas souvent de bonheur) le bonheur de l'amateur d'
art
des belles images qui portent en elle le sens sans qu'on se sente ramenée à son humaine condition de "mec qui n'y connaît rien et auquel on doit donner la lumière"
   Le cinéma ne sera jamais égalé par les vidéastes (du moins je ne le pense pas).
  Assise devant "La Morte Rouge" de Víctor Erice je vis et vibre avec le petit garçon et vois poindre sa passion du cinéma, confirmer ma passion du cinéma !  Assise devant "Bordeaux pièce,2004"de David Claerbout je ne vois rien venir, même si la lumière du jour change à chaque répétition de scène (je me demande, aujourd'hui, si  je l'ai remarquée) et en tout cas je n'ai pas vu qu'il y avait une allusion au Mépris de Godard, l'ennui n'est pas favorable à l'empathie.
Non il ne l'est paset la vidéo des vidéastes n'égalera jamais la peinture des peintres, je vais continuer à y réfléchir!
par maririu publié dans : paris-culture
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Mercredi 31 octobre 2007
Flan de potiron à ma manière

un peu de Quercy pour les cerneaux de noix,  un peu d'ailleurs pour les raisins de Corinthe et le citron


 Voilà, c'est trop tentant, la fête celtique approche, les courges s'étalent sur tous les étals, P1010064.JPGles français s'apprêtent à célebrer leurs morts et  peut être Halloween croyant que c'est américain, de notre vieille et combien innovante Amérique, et c'est simplement de tradition celtique, irlandaise, et moi qui me languis des "panellets de la  meva terra" (délicieuses boules de pâte d'amandes fraîche avec pignons inscrutés que l'on déguste à la Toussaint en Catalogne) je vais vous transmettre une recette traditionnelle du Quercy ( en fait dans la traditionnelle on n'y met que les noix ) qui va paraître force exotique à certains .


Ingrédients





700grs de potiron bien à point et de couleur bienP1010063.JPG orangée
une poignée de cerneaux de noix
quelques raisins de Corinthe que l'on fait tremper dans l'eau froide
3 oeufs
3ccà soupe de farine
3cc à s de sucre
25+12cls de lait
5cl de crème épaisse
zeste de citron
Muscade,sel, poivre.

Chauffez le four à 180º

Cuisson du potiron

depuis belle lurette (Michel Oliver à la Télé) je cuis le potiron au lait:  au fond de ma cocotte minute un soupçon d'eau (pour que le lait n'attache pas) d'abord et 25cl de lait ensuite et les morceaux de potiron que j'ai coupés et épluchés (c'est plus facile dans cet ordre)  je râpe de la noix muscade, pincée de sel et 2 tours de moulin à poivre. Ensuite fermer la cocotte minute et dès ch...etc 10 minutes.
Dans une poêle faire fondre une noix de beurre, mettre le potiron  et le faire sauter jusqu'à ce qu'il ait rendu son eau et devenu purée, aidez-vous  d'une fourchette, s'il le faut.

Préparation


Dans un grand bol versez les oeufs entiers, la crème, le verre de lait, la farine et le sucre. Travaillez le tout au fouet, puis en remuant y incorporer la purée de potiron.
Choisissez un plat à gratin assez grand pour que l'épaisseur de l'appareil soit de 3/4 cms, versez-y l'appareil et ajoutez les cerneaux de noix, les raisins et le zeste de citron en 3 morceaux.P1010068.JPG Vous pouvez rectifier l'asaisonnement en muscade, surtout.
 Placez-le dans le four au bain marie et laissez cuire 40 minutes.
Dégustez glacé, mettre au frigidaire 2 à 3 heuresP1010069.JPG


***
annexe
soupe

Comme j'avais  1Kg 600 de potiron avec la moitié qui restait, cuite à la Michel Oliver, je me suis fait ma soupe au potiron habituelle que me reclament mes fans! Noémie tient absolument à y ajouter du gruyère râpé comme la première que je lui en ai faite dans les Cevennes, si belles en cette saison.
par maririu publié dans : cuisine
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