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9 agosto 2010 1 09 /08 /agosto /2010 16:40

 Â la demande de Brigitte et en la remerciant car elle m'a fait revivre dans le texte.

 

Au dessert   mes grand’parents nous demandaient un poème , nous le recitions juchés sur une chaise et à la fin il y avait des applaudissements et une monnaie en récompense. Quand j’ai appris La Canción del Pirata de Espronceda                                                          ma grand’mère me donna un duro (5pts) Un duro c’était beaucoup d’argent. Je leur dois mon amour de poésie (sic pas aux monnaies , à mes grand’parents Cugat)        

Ensuite ou en même temps les adultes prenaient le café. Ma mère (mon père le fils Cugat n’était pas là, n’oubliez pas il était ou en prison ou en exil)ma mère donc ne voulait pas qu’on nous donna du café, ma grand’mère ou Xon ou les deux répliquaient que l’anis était bon pour l’intestin, et que donc les enfants pouvaient boire du café avec de l’anis et nous prenions du café. Ensuite je me vois gisant sur le banc de l’office, dans                                                                                                                                                                 l’obsc                                                             urité, avec tout, les meubles, les murs et grande cuisinière de l’Hotel, dansant autour de moi.

A chaque fois que je sens ce parfum d’anis je retourne à la cuisine de l’Hostal des Cugat. Dans les cafés de Paris, de toute la France, à l’heure de l’apéritif, le Ricard et le Pernod remplissent les verres de mes voisins et je n’arrête pas de voyager sur le banc de l’Hostal, dans l’obscurité meubles, vaisselle et le reste dansent leur danse menaçante. L’anis ma madeleine.

Plus tard nous jouions à cache cache, montant et descendant des escaliers, ouvrant des portes, pénétrant dans les chambres, nous cachant sous les lits, dans les armoires. Mon frère hésitait, ou n’osait pas, ouvrir la porte mystérieuse, moi elle m’attirait, pas dans les étages , il en existait une à chaque étage, mais au premier étage, celui de la vie commune, c’était la porte de ce qui avait été la salle à manger de l’Hostal et mon grand’père la franchissait chaque jour pour aller lire le journal. La porte donnait sur le trou-salle à manger… Avec mon frère derrière moi je l’ouvrais en essayant de ne pas faire de bruit, aussitôt nous entendions que l’on criait ¡Oco! ¡no hi anasseu !   c’est-à-dire  « Attention! n’y allez pas! »

Le bâtiment était si bien situé, à côté du pont sur l’Ebre que, en temps de bombardement, il était une victime propitiatoire. La bombe était tombée, avec précision, laissant indemnes les murs, et enfonçant le centre de la salle à manger, mais le balcon, le long de la façade qui dominait le fleuve avait bien resisté. Mon grand-père aimait lire La Vanguardia assis sur ce balcon. Pour y arriver il devait longer le trou. Mon Yayo Pepe prenait le frais qui descendait par le fleuve, quand il voyait ma tête par la porte entr’ouverte souvent il m’appelait (s’il ne m’appelait pas je n’avais pas le droit d’y aller)

 Cette année, 2009,on a démoli la dernière maison fin de siècle (XIX) au bord de l’Ebre, au rez de chaussée les Ena avaient leurs écuries, elle donnait sur le fleuve, c’était une maison avec vue, assis sur les bancs carrelés d’azulejos de la terrasse du premier étage on faisait ses délices du coucher de soleil sur le Monte Caro, l’heure sorcière, le ciel rose, bleu lilassur la montagne aussi bleue que la Ste Victoire de Cézanne. La terrasse, petite carrée, était ravissante sur ses trois Còtés les blancs d’azulejos au dessin persan bleu et jaune art nouveau ils évoquaient avec moins de pompe les azulejos de la place d’Espagne, des jardins de Mª Luisa à Sevilla. Espérons que quelqu’un plus connaisseur que les autorités aura pensé à les garder.
 Et comme toujours dans toutes les maisons détruites sont restés sur les murs voisins les traces de vie perdue, restes précieuxpour les anthropologues, les ethnologues, les archéologues : peinture, carrelages, bois,on peut deviner ou savoir si les habitants avaient des enfants, s’ils avaient une salle d’eau, où se trouvait la salle à manger, où le bureau, on voyait la diagonale de l’escalier peinte avec un changement de couleur à la hauteur d’un homme. Mon autre madeleine ; tout un panel d’indications pour les rêves d’une petite fille qui se promenait à travers la Tortosa équarrie de 1940.

En passant devant la Gare on me disait « Tu es née là » et moi je voyais un terrain vague plein de décombres, maintenant au même endroit je vois une maison quelconque mais comment était celle de ma naissance ? Je suis me disait-on au 2º étage au premier vivaient mes grands parents maternels les Fornós.Très bien placées les édifices de ma famille du côté de mon père le pont du côté de ma mère la Gare.

Les bombes ont détruit tout,n’importe quoi,  n’importe où, le quartier des pécheurs ( ?) sis dans la plaine au centre du méandre de l’Ebre.

Sur la rive même on y voit le marché, qui pendant des années jusqu’à ce que l’on restaure pour son centenaire, montrait sur sa façade « del riù » les traces de mitraille.

Très tôt dès les années 40 on construisit au lieu des maisons des pécheurs une place de style castillan entourant  la nouvelle mairie en briques entourées de piliers blancs inspirée du Madrid des Hasbourg  Elle avait encore  en 2008 un toit en vitrail avec le blason, l’aigle franquiste.

 A la croisée des Pays  Catalans, à égale distance de Barcelona, Valencia et Zaragoza (les 3 capitales du royaume d’Aragon) sa richesse et  sa renommée  Tortosa  les doit plutôt les devait à sa localisation géographique, tête de pont sur l’Ebre et sur son Delta. En ce temps là la municipalité de Tortosa arrivait jusqu’au phare de Buda la pointe extrême du delta toute la rive gauche et ses rizières. Autrefois par l’Ebre descendaient les céréales de la Castilla vers la. Sa bourse,(lonja du XVª siècle) on fixait le prix du blé pour toute la Méditerranée, Le bois de la cordillère Ibérique descendait aussi par l’Ebre, jusqu’au début du XXºs  elle avait un arsenal. Dernière ville de Catalogne au Sud sa place forte était le bastion qui la défendait. En 1938quand les troupes de Franco victorieuse en Aragon, arrivèrent à Vinaroz, elles coupèrent la route de Valencia où se trouvait le gouvernement républicain et isolèrent la Catalogne. Dons Franco aurait gagné dejà en 1938 sans ce qui s’appelle la Bataille de l’Ebre qui débute le 25 juillet 1938. Quand on prononce Bataille de l’Ebre aussitôt on te rétorque « ¡Ay Carmela ! quelle belle chanson, chante là»

http://www.youtube.com/watch?v=TaEgU7oBmTQ&NR=1

 

 Moi je ne m’y connais en musique, ¡Ay Carmela! Me paraît une chanson joyeuse et populaire, un air qui transmet l’enthousiasme des soldats, los rojos qui traversent le fleuve, le 25 juillet 1938 et repoussent les troupes franquistes, les maures ou comme on veuille les appeler.   Mais moi cette chanson me blesse, me transperce le cœur. A deux ou trois ans, je ne la connaissais pas, sependant même aujourd’hui je ne peus entendre sans un sursaut le moteur d’un avion dans le ciel, au dessus de ma tête, hier soir pendant que j’essayais de dormir j’en entendis un... noir souvenir  sur un paysage ensoleillé.

En 1940 Tortosa était une ville en ruines où nous étions rentrés tous… les vivants, les morts et ceux qui moururent ou que l’on tua après, ils  ne sont pas rentrés tous il en reste dans les camps d’Allemagne, Mathaussen en particulier, il en reste dans les fosses communes hors les cimetières, sur le bord des routes, des morts comme Lorca auxquels on ordonnait de courir et on les fusillaient en leur tirant dans le dos « parce que ils avaient entrepris de s’enfuir »

 Il ne resta pas de pont intact, de l’un le plus prisé il reste un pilier de dalles au milieu du fleuve,  à ses côtés en 39 on monta un pont de braques comme celui que la ville avait au XIXs et qu’un incendie avait détruit en 1897.

Un jour quelques années plus tard mon Yayo m’appela sur le balcon, « j’étais assez grande pour savoir me souvenir »Il me montra une page de la Vanguardia : le portrait de trois hommes et plus à droite un autre le Pape Pie XII, le doigt de mon grand’père me le montra et Yayo dit « c’est un fils de putain, tudois te le rappeler toute ta vie » Ensuite il montra les trois autres : « celui-ci c’est Staline il nous a aidés pendant la guerre, celui là Roosevelt a été tr`s correct mais celui.ci Churchill c’est aussi un fils de putain.

Tour Yalta en une phrase, moi j’avais dix douze ans et j’ai su et je m’en souviens…

L’espagnol dit que la lettre rentre avec du sanget ma vie pendant et après la Guerre Civile était du sang.

 

 

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6 agosto 2010 5 06 /08 /agosto /2010 15:40

 

 L'enfer est pavé de bonnes intentions

 

 

No he escrito aquí desde el mes de Abril, hace tiempo, tres meses, que me parecen años.

 En Mayo estaba en Brides les Bains os lo conté en 2009, el año pasado, era casi lo mismo, me fui de París muy desanimada y volví nueva, mirad el artículo del año pasado y sobre todo las fotos.

BALNEARIO... PAYSAGES ET VIE DE CURISTE

 Luego tuve apenas unos quince días para preparar las cosas en París y venir a Tortosa.

 Luego lo mismo que el año pasado calor, mucho, este año37º a la sombra, y un ordenador caprichoso que necesita un entierro digno pero tiene que durar hasta septiembre porque este año no es de vacas gordas y no puedo substituirlo.

Parece ser que hoy 6 de Agosto consigo domarlo lo bastante para escribir mis buenas intenciones. Volved a leer los artículos del verano pasado, es lo que acabo de hacer.

deAprès la Guerre Civile(1). L'Hostal des Cugat

à¡Ay Carmela! Guerre Civile (5)

 y hasta muy prontoQUE ASÍ SEA.

 

 

 

Je n'ai pas écrit dans ce blog depuis le mois d'avril, il y a longtemps, trois mois qui me paraissent des années.

En mai j'étais à Brides les Bains, je vous l'ai raconté en 2009, l'année dernière, ce fut presque pareil, je suis partie de Paris très découragée et je suis revenue neuve. Voyez l'article de l'année dernière et surtout les photos.

BALNEARIO... PAYSAGES ET VIE DE CURISTE

Ensuite j'ai eu à peine quinze jours à Paris  pour préparer les affaireset m'en venir à Tortosa.

Ensuite comme l'année dernière de la chaleur, grande chaleur, cette année 37º à l'ombre et un ordinateur capricieux qui réclame un enterrement digne mais il doit vivre jusqu'en septembre car cette année n'est pas de vaches grasses et je ne peux le remplacer.

Il semblerait qu'aujourd'hui 6 août 2010 je suis arrivée à le dompter (ça m'a pris un mois et demi) en tout cas suffisamment pour vous dire mes bonnes intentions. Relisez les articles de l'été dernier:

de Après la Guerre Civile(1). L'Hostal des Cugat

à¡Ay Carmela! Guerre Civile (5) c'est ce que je viens de faire.

Et à bientôt AINSI SOIT-IL              

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19 abril 2010 1 19 /04 /abril /2010 00:00


 

 

Hay para avergonzarse

 

 


   Aquí tenéis mi lado español :

   No es que haya, en España, más abstención, no es que no haya democracia, por el contrario la constitución española  es más democrática que la francesa, pero estos días me cayó encima todo el peso de la Historia, sí con H mayúscula, me bastó con leer dos palabras Falange Española, ya hace días que me barruntaba la idea de que España iba mal pero con mi optimismo genético pensaba que los ciudadanos no caerían en la trampa.

  Bastó con esas palabras: Falange Española sentando en el banquillo de los acusados al juez Garzón.

  ¡qué vergüenza!


 Falange Española piensa que la hora ha llegado de aparecer a la luz del día.  Y por si fuera poco, en las discusiones de estos días, españoles que no han vivido el franquismo creen  que es lo mismo decir Falange que decir Front National, Le Pen en Francia o Berlusconi en Italia. Lo siento, estos nunca han tomado el poder por la fuerza imponiendo a su pueblo una guerra civil y cuarenta años de dictadura.

   Como si en Alemania el partido de Hitler, nacional-socialista (o nazi) no sólo pudiera presentarse y existir sino que se sintiera capaz de atacar, de demandar, de presentarse ante los tribunales, ante el Tribunal Supremo, y presenta r denuncia contra un juez...

    ¿Qué denuncia? 

      Me avergüenzo, no os lo creereis

    Acusan al juez Garzón

- haber permitido  abrir algunas fosas de la Guerra Civil en donde yacen los asesinados por el franquismo no sólo al principio de la guerra sino también después de su Victoria, que fue el 1º de Abril de 1939. ( en Francia ese día es el equivalente de los Santos Inocentes y se cuelga un pescado en las espaldas del vecino, ¡menudo pescado me colgó esa dichosa falange española!)

 -porque quiso darle cuerpo a una ley, la ley de la Memoria Histórica que las víctimas del franquismo no la estimaban suficiente pero  se comprende que era demasiado para los verdugos porque se trata de eso: los verdugos no quieren que se vea lo que hicieron, por ejemplo en Extremadura : cuando desembarcaron en España viniendo de Marruecos decidieron ir hacia Madrid por Extremadura y su ruta se llama la Ruta de la Muerte:


<http://historiaex.unex.es/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1> 

 

Recuerdo haberme manifestado, en 1977, por la amnistía, gritábamos:

 Libertad, Amnistía y …Estatuto de Autonomía 

y lo que comprendieron  fue que reclamábamos amnistía para los franquistas, así lo  parece y así nos la dieron,
 
los únicos que tienen amnistía,  son los asesinos de millones de muertos Si leéis "Historia de la España franquista" de Max Gallo (lo tengo en francés pero supongo que existe en español) en el segundo capítulo hay un apartado (el 4º) que se intitula "El testimonio de Ciano" se trata del cuñado del Ducce (Mussolini)

<Ciano viaja a España a mitad de Julio de 1939 y después de su entrevista con Franco escribe a Mussolini:

"Muchos y muy graves son aún los problemas que se plantean al nuevo regimen, en primer lugar el de liquidar lo que llaman la cuestión de los rojos.  Hay ya 200 000 arrestados en las diferentes cárceles de España. Los juicios tienen lugar cada día con una rapidez casi sumaria... Los condenados pueden redimirse abreviando su condena si trabajan en las obras de recostrucción. Cada día de trabajo corresponde a dos días de condena.... A los hijos de los rojos ejecutados o muertos en la guerra se les trata con gran humanidad; en el seno de las organizaciones juveniles de la Falange se les mezcla sin distinción con los hijos de los nacionales"  Pero después de esta nota optimista (sic), el ministro de Asuntos Exteriores italiano añade: " Sería inútil negar que todo eso hace pesar sobre españa un sombrío ambiente de tragedia Las ejecuciones son aun muy numerosa: sólo en madrid de 200 a250 por día; en Barcelona 150; 80 en Sevilla que nunca estuvo en poder de los rojos" en Madrid eso arroja un mínimo de 6000 ejecuciones por mes>.

 Os recuerdo,  lo dice el cuñado de Mussolini embajador suyo, obvio es decir que por lo tanto favorable a Franco, su gobierno y su falange.

 Y hoy, en 2010 se permiten sentar en el banquillo al juez Garzón

¡qué vergüenza!

 He tardado , por desánimo y no por miedo, en publicar y hasta en escribir este texto, lo que me ha permitido saber de las movilizaciones, de los actos, del despertar de las conciencias. Ya no siento tanta vergüenza en mi lado español y sobre todo he sabido que no estoy sola, que no es una opinión muy personal de víctima sino que somos numerosos los que así reaccionamos. Gracias y gracias sobre todo a Carlos Jiménez Villarejo ya jubilado, o sea ex Fiscal general cuyo discurso en la Complutense es un modelo de español de pro.

(quisiera añadir el link pero no me sale) así que aquí tenéis su dirección, escucharle es de una claridad sobrecogedora:

 

<http://www.youtube.com/watch?v=LACPaIVnOOU>

 

 


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28 marzo 2010 7 28 /03 /marzo /2010 16:57

 

 Voilà pour mon côté français
  J'ai passé une semaine pleine de sourires, non, ne croyez pas que je vais triompher à cause du "triomphe de la gauche"(sic) car je ne crois pas que la gauche ait triomphé. Pas du tout ! Et si quelqu'un le croit il va vers une deception  fatale.  
 Alors pour quoi je souris? Eh bien parce que les français  ceux qui ont voté et ceux qui se sont abstenus, ne sont pas allés à DROITE !
 Et pourtant ce n'est pas faute de pression,
Sarkozy avait pourtant tout prévu, depuis 2007 toutes le télés  émissions politiques, jeux, talk shows-ou-shop ,je ne sais jamais, car il font peut être du spectacle mais ils viennent aussi vendre leur dernier produit, ont compté sur leur ministre ou secrétaire d'État, assez photogéniques certains et fort beaux parleurs surtout que le respect  dû à la fonction leur donne droit a un temps de parole et un ordre d'intervention privilegié.
Les étrangers se diront : elle exagère, les ministres ça a du travail, ils ignorent qu'il y a un cabinet bis  à l'Elysée (aucun changement dans celui-là après l'échec des regionales) et que la principale mission du gouvernement Fillon est de "paraître"  remarquez  ça
vaut mieux, car s'ils agissent comme Roselyne Bachelot à la Santé, elle a  privé le reste du monde de vaccins; elle en a commandé un et demi par français des fois que...
 Sarkozy avait pourtant tout prévu depuis 2007, je vous repète, d'abord s'emparer des voix du Front National ça a marché aux presidentielles mais  moins de trois après, c'est fini. Je me permets de vous signaler que parmi les votants le FN fait plus de10% mais sur  53% des inscrits, sur la totalité des electeurs  il fait  4%, et il retrouve les electeurs d'avant Sarkozy et je trouve que le Languedoc Roussillon éclaire bien la position des français  face à Frêche et à l'UMP le FN augmente ses voix 13% des votants au Iº tour 19,38% au 2º tour est-ce les electeurs de droite, est-ce les electeurs de gauche on le saura une autre fois...
 
Sarkozy avait pourtant tout prévu depuis 2007, je vous repète, et dès le lendemain de la Présidentielle il s'est efforcé de ruiner l'adversaire,  pas le Front National la gauche et voilà il a oublié que la gauche ou la droite ne sont pas les dirigeants ce qu'on appelle "les politiques" mais les anonymes les voix de ce "peuple" qu'ils méprisent les uns et les autres.
 Jospin l'avait appris  avant lui (j'en doute), il croyait qu'en verrouillant le PS tout était gagné,  et il s'y est employé dès 81 pas de ministère mais le secretariat du parti, les français de gauche sont allés à la pêche, et de même cette fois-ci mais avec une nouveauté d'importance, la droite aussi a choisi la pêche peut être plus que la gauche.
 Et je suis très fière de cette double leçon de civisme infligé  à la "caste politique" 
oui double:
 - peu importe le "ciel des élus" ceux qui votent se situent plus à ras de terre et savent résister aux sirènes. Ils reclament des actes.  Et que ,quand ils sont allés voter cette fois-ci, ils aient voté à gauche ne veut pas dire qu'ils le referont si là-haut on se contente de paroles et on continue à se disputer la place la seule qui compte, des actes, je vous dis.
 - même la droite, pour laquelle le vote est sacré, c'est sacré comme les  affaires, est capable de s'abstenir si on méprise ses valeurs, de l'argent oui mais pas  à la manière d'un nouveau riche, rien ne sert de courir... surtout  tous les matins en présence des caméras,  rien ne sert d'exhiber de première dame qui est  en fait la troisième, à rien ne sert l'esbrouff
des actes,
je vous dis.
Les français savent lire entre les lignes et j'en suis fière.



  •  Identidad 3

 



Aquí mi lado francés

 Pasé una semana llena de sonrisas, no, no penséis que voy a triunfar porque ganó la izquierda porque no creo qen el triunfo de la izquierda, en absoluto, y si alguien se lo cree se llevará una decepción fatal.

Y ¿por qué sonrío? Pues porque los franceses, los que votaron y los que se abstuvieron,  NO SE FUERON A LA  DERECHA.

Y no fue por falta de presión, Sarkozy lo había previsto todo desde 2007 todas las teles, programas políticos, juegos, talkshow o shop (nunca he sabido si es espectáculo o venta ya que vienen con su última producción, disco, libro, película, a cuestas todas las teles digo contaron con su ministro o su secretario de Estado), algunos muy fotogénicos y todos con lengua de oro y además el respeto a la función les da derecho a todo el tiempo que quieran a un orden de intervención privilegiado. (los franceses por lo general no interrumpen ni gritan)

 Diréis que exagero porque un ministro tiene trabajo, ignoráis que en el Elysée hay un gabinete bis y gris,después de las elecciones no ha habido cambios en él y eso que es el que le prepara el trabajo a Sarkozy y que la principal tarea del gobierno Fillon es “aparecer”= ser visto, lo que más vale pues si trabajará como Roselyne Bachelot ministra de Salud privaría al resto del mundo de vacunas , dice que fue ella vete a saber que encargó vacuna y media por francés , sesenta y tres millones de habitantes noventa y pico de vacunas.

 

 Desde 2007, Sarkozy lo había previsto todo, primero ampararse de los votos Front  National, le salió bien en las Presidenciales de 2007, tres años después se acabó me permito señalaros que el FN cuenta 10% de votos sobre los votantes sin embargo sobre el conjunto del electorado sólo suma 4% y si nos interesamos por la región Languedoc Roussillon frente a Frêche (expulsado del PS) y al candidato UMPe l FN aumenta sus votos de 13% pas  a a 19.38% en la segunda vuelta.¿electores venidos de la izquierda o de la derecha? Lo sabremos en el capítulo siguiente.

 

 Desde 2007, Sarkozy lo había previsto todo, repito, y al día siguiente de las presidenciales se esforzó en arruinar a su adversario para 2012, no el Frente Nacional, la izquierda pero ahí está, se olvidó que tanto la derecha como la izquierda no son eso que llaman “los políticos” sino los anónimos, los votos del “pueblo” que desprecian unos y otros. Jospin lo aprendió antes que Sarkozy, creía que teniendo en su mano al partido socialista ya tenía la Presidencia, ya en  1981 empezó a ocuparse de ello, no tuvo ministerio alguno con Miterrand tuvo la secretaría del PS se lo guardó  y en 2002 los franceses de izquierda se fueron a pescar (expresión que indica que se abstienen). Esta vez 2010 no sólo los de izquierda, los de derecha también eligieron irse de pesca, gran novedad.

 

 Estoy muy orgullosade esta doble lección de civismo infligida a la “casta política”, sí doble:

 

 1 -  Poco importa lo que pasa en “el paraíso de los elegidos” los que vota no se    abstienen se situan a ras de tierra y saben resistir a las sirenas. Reclaman actos.Y que, esta vez cuando fueron a votar, los que votaron, hayan votado izquierda no quiere que lo volverán a hacer si allá arriba se satisfacen con bellas palabras y siguen peleándose el puesto, el único que cuenta, actos os digo.

 

 

 

 



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7 marzo 2010 7 07 /03 /marzo /2010 17:14



Identité 2

 

  Un abcès purulent  (cf article précedent)  personne ne croyait que la France pourrait l’attraper, le pays des Droits de l’Homme ! … ça ne devrait pas être possible, nous devrions avoir honte, me disent  mes connaissances.


  Avant-hier soir, match de foot : France Espagne, amical, le stade de France à St Denis a ovationné  l’équipe d’Espagne vainqueur 2/0,  pour moi un duel personnel  d’identité; il y a des mois  je me suis surprise à être nationaliste en foot, il faut le faire ! il faut vous dire que je zappe dès que les sports arrivent à la télé, cependant je croise les doigts pour que l’Espagne gagne;  avec le Barça plus encore: je suis sûre qu’il va gagner, c’est une question de principe.

 Si l’équipe de France joue contre l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie il est évident que je veux la victoire de la France ; mais si c’est contre l’Espagne… l’Espagne  doit gagner ! Donc mes identités ne sont pas à égalité, dans le reste peut être, mais pas en football.

 Pour moi seulement?  s’il y a un lien social qui suscite la  ferveur patriotique c’est lors des matchs de foot et tout un peuple devient amateur dès que l’équipe nationale gagne, même les filles se maquillent aux couleurs : bleu blanc rouge à Paris, rouge et or à Madrid et ne parlons pas des anglaises avec leur croix de St James.

 Le passage des Abbesses résonne de tous les « HOURRA ! » quand les nôtres (les leurs) marquent un but, d’un « OHHHHHHH ! »  quand ils en encaissent un, un petit passage de rien du tout, imaginez ce que c’est au stade de Saint Denis ou sur les Champs. D’ailleurs les cafés ne s’y sont pas trompés qui ont installés des écrans géants lors du Mondial de 98 ( ou 2002?)  les français ont tous la télé chez eux mais aller au bistrot et voir en groupe c’est le pied ! La communion.

  Quel que soit le pays, pour voir le match il y a plus de monde devant les écrans qu’autrefois le dimanche à la messe. À l’église, le dimanche matin, se  tissait un fort lien social. Si vous ne l’avez pas vécu vous n’avez qu’à vous rappeler « La Petite Maison dans la Prairie »… toute la semaine chaque personnage vaque à ses occupations mais le dimanche toutes les carrioles convergent avec les familles, endimanchées, vers la chapelle et bien souvent les conflits se dénouent là, ou c’est là qu’ils se nouent ou qu’ils deviennent évidents.

 Le Barça de ma Catalogne natale est le premier à l’avoir incarné sinon compris. Dans mon enfance c’est seulement lors des matchs du Barça que l’on voyait ondoyer le drapeau catalan, quatre barres de sang sur champ d’or Guifré el Pilós, neveu de Charlemagne,...en 897 el Pilós agonisant avait plongé la main dans son cœur blessé et tracé quatre traits de sang  sur son bouclier couleur or, depuis ces temps lointains du IX siècle c’est notre symbole. Lors des matchs Real Madrid-Barça  je ne vous dis pas l’ambiance… aujourd’hui … imaginez dans les années du franquisme. Mon oncle Ramón en délirait, c'était le frère de mon père, qui en l’absence de celui-ci avait été mon initiateur . C’est de cette époque que date le slogan « Més que un club » = Plus qu’un club.

Que signifie  ce PLUS si ce n’est l’essence d’une nation ?

 

Identidad 2


 

 

Un absceso purulento... nadie pensaba  que Francia pudiera ser víctima de ello (más bien verdugo) ¡el país de los Derechos Humanos! No puede ser, parece imposible, deberíamos avergonzarnos, dicen mis relaciones incluso relaciones de café.

 

  El miércoles partido de fútbol, Francia España, amistoso, el estadio de Francia en  S. Denis ovacionó al equipo de España, vencedor por 2 a 0,  para mí un duelo personal de identidades, hace meses me sorprendí a mí misma viéndome  nacionalista en fútbol, ¡hay que ver!  tengo que deciros que en cuanto aparecen deportes Telezaping seguro, sin embargo cruzo los dedos para que España gane, con el Barça lo que me ocurre es más fuerte, estoy segura de que ganará, es cuestión de principios.

 Si Francia juega contra Alemania, Inglaterra o Italia, está claro que quiero que gane Francia… pero cuando es contra España, España es la que debe ganar, no lo había conseguido nunca hasta el miércoles. Así que mis identidades no pesan lo mismo, quizás cuando se trata de todo lo demás pero en fútbol ni hablar.

¿Para mí únicamente? Si hay un vínculo social que suscita el fervor nacional, es durante un partido de fútbol, y todo un pueblo se hace aficionado en cuanto gana la selección nacional, hasta las chicas se maquillan con los colores nacionales: azul blanco rojo en París, rojo y gualda en Madrid, no hablemos de las inglesas con su cruz de S. James.

 El passsage des Abbesses  retruena con todos los “HURRA” cuando los nuestros (los suyos) marcan y de un “OH” general cuando se lo marcan, un pasaje pequeño imaginad lo que ocurre en St Denis o en los Campos Eliseos.  Las cafeterías no se equivocaron al instalar pantallas gigantes en el Mundial del 98 (o de 2002) los franceses tienen todos tele en casa pero ir al bar y ver el partido todos juntos es gozo supremo. La comunión.

En cualquier país hay más gente ante las pantallas para ver un partido que el domingo en misa. En la iglesia, el domingo por la mañana, se tejía un inmenso vínculo social. Si no lo vivisteis, sólo tenéis que recordar “”La casa de la pradera”…  cada personaje durante la semana se ocupa de lo suyo pero el domingo todos los carros convergen con toda la familia peripuesta hacia la capilla y a menudo allí se resuelven los conflictos, o allí empiezan,  o allí salen a la luz.

 El Barça de mi Cataluña natal fue el primero enencarnarlo o comprenderlo. En mi infancia era en los partidos del Barça, sólo en ellos, que veíamos flotar la bandera catalana, cuatro barras de sangre en campo de oro. Vifredo el Velloso sobrino de Carlomagno, agonizante en 897 el Velloso había clavado sus dedos en su corazón herido y trazado cuatro trazos de sangre en su escudo color oro, desde esos tiempos lejanos del siglo IX es nuestro símbolo,  prohibido por Franco. No os digo el ambiente cuando juegan el Real Madrid y el Barça… hoy… imaginadlo durante el franquismo. Mi tío Ramón se volvía loco, hermano de mi padre, en ausencia de éste fue mi iniciador futbolero, … De entonces viene el eslogan “más que un club”

¿Qué significa este MÁS si no es la esencia de una nación?

 

XXX

 

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21 febrero 2010 7 21 /02 /febrero /2010 20:02

 

identité? 

 

 

   Vous vous êtes aperçus que je voyage entre plusieurs identités, est-ce que je suis Maririu ? María ? Mary ? Maria ? Marie ?

Ça dépend où et pour qui…

 française ? espagnole ? quelques uns souffleraient: catalane ? en effaçant les deux autres possibilités, remarquez ce serait commode.

   L’identité nationale je bataillerai toujours avec :

   En fait seulementen en relation avec les autres car moi avec moi je sais ce que je suis: MOI  c'est-à-dire toutes les hypothèses a la fois.

  Quand, en été,  je reviens à Tortosa on dit « ha arribat la francesa ».

  À Paris quand un de mes amis me présente à quelqu’un,  il dit mon amie espagnole et moi au milieu je me demande…???

  Je disais  souvent : « Les Pyrénées entre les jambes,  ce n’est pas commode»  ça  n’est plus le cas maintenant, je ne sens plus le problème, je le sais, mais les autres le savent-ils ???

Je suis allée lundi faire des examens aux Quinze Vingts l’assistante  est venue me chercher  dans la salle d’attente « Mme Cujat »  je lui ai fait remarquer que gâteau ne se prononçait pas jateau et ça n’a pas manqué ! :

     -vous êtes portugaise ?

    - Non je suis espagnole, pardon je suis française mais je suis née en Espagne  Cela fait plus de soixante ans que je suis parisienne , et donc française. Vous n’étiez pas née.

 Voilà,  soixante ans cela pourrait me donner une identité française, d’ailleurs là où j’ai voyagé jamais on ne s’est posé la question: française de mœurs et d’allure.  Mais à Paris ? Surtout si j’ai le malheur de corriger le pauvre interlocuteur  qui se croit « français 100% » ce qui avec un français n’est jamais une certitude.

   Dans le temps lointain où j’enseignais j’avais une classe de 3eme , trente élèves d’une quinzaine d’années, au centre de Paris, aux limites du Marais, tout à coup est arrivé un cambodgien  (c’était l’époque des boat people, le début des années 80) la France si soucieuse de son identité n’a jamais prévu des classes d’adaptation et le cambodgien qui ne savait pas beaucoup de français suivait mes cours d’espagnol, il travaillait dur (comparé à ce qu’il avait connu ce ne devait pas être insurmontable)  et levait le doigt mais les autres trouvaient que je lui accordais trop de temps et protestaient donc un jour je lui ai fat raconter ses expériences et nous les avons mises en espagnol et j'ai eu l’idée d'interroger les autres sur leur origine :

    - combien étaient nés en France ? presque tous, mais pas tous

     -combien avaient leurs parents nés en France ? moins

     -combien leur quatre grand’parents français? savaient pas

Le cours suivant, ils arrivèrent fiévreux

      -Madame j’ai interrogé mes parents mon père, lui…

       -Madame j’ai interrogé mes parents :mon grand’père maternel est né à Salonique  …

        -Madame j’ai interrogé mes parents, mes grands’parents paternels ils étaient polonais…

         -Les miens viennent de Saigon…

 Je passe sur les différents regions de France, très peu étaient parisiens et j’oublie la Serbie, le Kosovo, le Magreb en son entier, mais aussi l’Egypte et tout le Moyen Orient parfaitement representé. Très peu peu étaient parisiens et beaucoup avaient survécu aux camps de concentration …

 Bref ayant tout raconté nous avons pu faire une mapemonde avec des petis drapeaux (individuels pas français !!!) et l’histoire personnelle de chaque famille, une exposition pour le Lycée.

 Sur les 31 élèves il n’y en avait qu’une, UNE dont les quatre grands parents étaient français, ils venaient  du Mans. UNE SEULE.

  Ce élèves là doivent avoir dans les 45 ans et j’espère qu’ils savent réagir à cet odieux problème de l’identité nationale que le gouvernement vient de sortir de sa manche à la veille des élections régionales, car dès que la xénophobie (en connaissance de cause je n’appelle pas  ça racisme car lors de l’antérieure vague d’immigration les italiens appelés macaronis, les polonais polaks et les espagnols spingouins  n’étaient pas mieux lotis)  la xenophobie apparaît à ciel ouvert c'est que  la chasse aux voix est ouverte, surtout pour un Sarkozy qui s’y est entendu en 2007 pour rafler la mise au Front National..

  Que les français soient scandalisés ou choqués par les immigrés, cela semble impossible, l’Espagne c’est la première fois qu’elle reçoit des immigrés jusqu’aux  vingt dernières années elle a toujours été terre d’émigration, mais la France…

  C’est le premier pays qui a cessé de faire des enfants, et le premier donc qui a accueilli des « venus d’ailleurs ». Dès la seconde moitié du XIX s.  les belges travaillaient les terres de l’Ile de France, les polonais allaient dans les regions de mines du Nord et de l’Est et les italiens cultivaient les terres du Midi.

 En fait París connut les immigrés plutôt, dès la fin du XVIIIs. Les parisiens designaient du nom global d' « allemands »  tous ceux qui venaient d’Alsace, de Baden, de Bavière, de Prague etc ils s’établissaient dans les quartiers d’artisans: faubourg St Antoine l’ébenisterie et  dans le  Marais  l’imprimerie, ils parlaient mal le français mais étaient capables de corriger les épreuves des livres du siècle des Lumières, où les coquilles sont très rares, prononciation et écriture, ne présentent pas les mêmes difficultés surtout quand on est clerc defroqué et que l’on connaît le latin.

 Tant qu’ils s’assimilent, qu’il y a du travail, qu’ils acceptent certaines moqueries souvent pleines de gentillesse, qu’ils ne doutent pas que la France  et le mode de vie français son le sommet du savoir faire et de la liberté tout est parfait. Et cela a été longtemps facile car les étrangers ont une grande admiration pour la France. Je me souviens d’un chilien parmi d’autres, arrivé après le coup d’Etat de Pinochet il aurait pu choisir la Suède mais il avait choisi la France, la Suède lui donnait logement, travail, assistance, la France lui donnait … des mots... Il y avait quand même des français qui se mobilisaient individuellement pas l’Etat donc pas la France.

 Les républicains espagnols avaient connu la génerosité des français: les camps de concentration et pour aller construire les barrages les compagnies de travail, il disaient : «  por un Franco estamos en Francia y por medio franco en las compañías de trabajo »

   Voilà où on en est.

   Cela me fait mal, mais l’abcès grandit et ..........................................la suite au prochain numéro

 

 

 

 

 

 

 

¿ identidad? 

 

 

 

Ya os habréis dado cuenta de que viajo entre varias identidades, ¿ soy Maririu?¿María?¿Mary?¿MariA?MarIe¿?

Depende donde y para quien

¿francesa?¿española? algunos apuntarían ¿catalana? Borrando las otras, lo que sería cómodo, no hay que decir.

  Siempre estaré peleándome con la identidad nacional.

 De hecho sólo en mi relación con los demás ya que yo conmigo sé lo que soy : YO    es decir todas las hipótesis a la vez.

Cuando en verano vuelvo a Tortosa dicen “ha arribat la francesa”. En París cuando uno de mis amigos me presenta a alguien dice “ mi amiga española”  y yo en en el centro me pregunto ¿¿¿ … ¿??

 Antaño bromeaba “los Pirineos entre las piernas no es  cómodo.”  No se me ocurre ya, porque no es mi problema. Lo sé pero los demás¿lo saben ?

 El lunes pasado fui al Hospital de los Quinze-Vingt (es decir trescientos pensonistas ciegos como lo ordenó San Luís) La asistente vino a buscarme “Madame Cuxat” le hice notar que G y A se pronuncia Ga como Gato o lo que no es lo mismo Gateau (=pastel) y claro no podía escapar a lo siguiente

-¿es Ud portuguesa?

- no Sra, española, perdón,  francesa nacida en España, vivo en París desde hace sesenta años, no había nacido Ud y yo ya era parisina.

No os parece que sesenta años podrían concederme una identidad francesa, cuando viajo, cualquiera que sea el país nadie se pregunta,  se dicen francesa de costumbres y de aspecto. Pero ¿en París? NO si tengo la desgracia de corregir a mi interlocutor que se cree “francés 100%” lo que nunca es una certidumbre con un francés .



  Hace tiempo, cuando trabajaba, tenía una clase de 3ª (1ª de BUP) treinta alumnos de unos quince años, era en el centro de París, en el Marais. De pronto llegó un camboyano (eran los tiempos del Boat People, el principio de los años 80) Francia tan preocupada de su identidad nunca pensó instalar clases de adaptación/aprendizaje de su idioma: el francés. El alumno camboyano que no sabía mucho francés tenía que seguír mis clases de segundo año de castellano. Trabajaba con ahinco (comparado con lo que había vivido no debía ser insuperable) y participaba pero los demás pensaban que yo le prestaba demasiada atención y protestaban por “el tiempo perdido” por lo que un día le hice contar lo que había vivido y íbamos pasando al castellano y se me ocurrió preguntarles a los demás por sus orígenes :

-¿cuántos han nacido en Francia? -casi todos pero no todos.

-¿cuántos tenían ambos padres nacidos en Francia? -menos

-¿cuántos tienen los cuatro abuelos nacidos en Francia? -No sabían

LLegaron al día  siguiente nerviosos:

- Madame les pregunté a mis padres, mi padre....

-Madame les pregunté a mis padres, mis abuelos paternos nacieron en Salonica....

- Los míos venían de Saigon....


No les cito las diferentes regiones de Francia, Bretaña, Córcega, Auvergne,  Saboya…. Y se me olvidan Serbia, Kosovo, el Magreb por entero, Egipto y todo Oriente Medio perfectamente representado.  Muy pocos abuelos eran parisinos, muchos habían estado en los campos de concentración.

En resumen pudimos hacer un mapamundi con banderitas (individuales no francesas) y la historia personal de cada familia e participamos con él en la exposición para el Lycée.

Treinta y un alumnos y de ellos una nada más UNA tenía a sus cuatro abuelos nacidos en Francia, francesa por los cuatro costados, procedían de Le Mans. Unicamente UNA.



Esos alumnos tendrán alrededor de 45 años, y espero que sabrán reaccionar ante el odioso problema de la  identidad nacional (aquí francesa pero ¿en otras partes?) que el gobierno de Sakorzy acaba de sacarse de la manga en vísperas de las elecciones regionales, pues cuando asoma le xenofobia (con conocimiento de causa no le llamo racismo ya que en anteriores olas de inmigración los italianos apodados macaroni, los  los “polonais” polaks y los españoles espingouins no conocían mejor suerte) esa xenofobia aparece al aire libre en cuanto asoman las urnas y se abre la caza de votos , sobretodo para un Sarkozy que supo en 2007 pescar y arrasar en el terreno Frente Nacional.


Que a los franceses les escandalice o choque la inmigración parece imposible, España es la primera vez que recibe inmigrantes , hasta hace veinte años ha sido siempre tierra de emigración a América o a Europa pero Francia…


 Es el primer país que ceso de engendrar hijos y por consiguiente en acoger a “los que vienen de otra parte”. Ya en la segunda parte del siglo XIX los belgas trabajaban los campos de Île de France, los polacos  llegaban en las regiones de minas, el Norte y el Este y los italianos cultivaban los campos de Sur occitano.


De hecho París acogió inmigrados anteriormente, ea finales del siglo XVIII., los parisinos llamaban globalmente alemanes a los que venían del Este, alsacianos, bávaros, austriacos y checos etc  se establecían en el Faubourg St Antoine, centro de ebenisteería, y en Marais de imprenta, hablaba mal el francés pero eran capaces de corregir las pruebas de los libros del Siglo de las Luces, que tienen muy pocas erratas, pronunciación y escritura no presentan las mismas dificultades, sobre todo cuando se han colgado los hábitos y se domina el latín.


Mientras se asimilan, hay trabajo, aceptan burlas a menudo llenas de simpatía,si no dudan que Francia y su modo de vida son los mejores del mundo, la cima del Saber, del Arte y de la Libertad todo va viento en popa. Y durante mucho tiempo fue fácil porque los extranjeros sienten gran admiración por Francia. Me acuerdo de un chileno entre otros refugiados venidos después del golpe de Pinochet, éste hubiera podido escoger ir a Suecia pero eligió Francia, Suecia le daba casa, trabajo, asistencia, Francia le daba….palabras… había sin embargo algunos franceses que se movilizaron individualmente… ni el Estado ni Francia por lo tanto.


Los republicanos españoles también habían conocido la generosidad de los franceses lcuando no los entregaron a los nazis, los internaron en campos de concentración  sacaron de ahí a los hombres válidos para que fueran a construir los pantanos en compañías de trabajo, los refugiados de cían :”por un Franco estamos en Francia y por medio en las compañías de trabajo


Aquí los tenéis…. me duele, pero el absceso se empozoña y…


Seguirá próximamente…

.
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31 enero 2010 7 31 /01 /enero /2010 17:54

Trop de docteurs dans nos facultés? ... dejà Boileau

Nihil novi sub sole‏

Boileau, Satire VIII

Les animaux ont-ils des universités ?
Voit-on fleurir chez eux les quatre facultés ?
Y voit-on des savants en droit, en médecine,
Endosser l'écarlate et se fourrer d'hermine ?
Non, sans doute ; et jamais chez eux un médecin
N'empoisonna les bois de son art assassin.
Jamais docteur armé d'un argument frivole
Ne s'enroua chez eux sur les bancs d'une école.
Mais sans chercher au fond, si notre esprit déçu
Sait rien de ce qu'il sait, s'il a jamais rien su,
Toi-même réponds-moi : Dans le siècle où nous sommes,
Est-ce au pied du savoir qu'on mesure les hommes ?
Veux-tu voir tous les grands à ta porte courir ?
Dit un père à son fils dont le poil va fleurir ;
Prends-moi le bon parti : laisse là tous les livres.
Cent francs au denier cinq combien font-ils ? - Vingt livres.
C'est bien dit. Va, tu sais tout ce qu'il faut savoir.
Que de biens, que d'honneurs sur toi s'en vont pleuvoir !
Exerce-toi, mon fils, dans ces hautes sciences ;
Prends, au lieu d'un Platon, le Guidon des finances.
Sache quelle province enrichit les traitants ;
Combien le sel au roi peut fournir tous les ans.
Endurcis-toi le cœur, sois arabe, corsaire,
Injuste, violent, sans foi, double, faussaire.
Ne va point sottement faire le généreux :
Engraisse-toi, mon fils, du suc des malheureux ;
Et, trompant de Colbert la prudence importune,
Va par tes cruautés mériter la fortune.
Aussitôt tu verras poètes, orateurs,
Rhéteurs, grammairiens, astronomes, docteurs,
Dégrader les héros pour te mettre en leurs places,
De tes titres pompeux enfler leurs dédicaces,
Te prouver à toi-même, en grec, hébreu, latin,
Que tu sais de leur art et le fort et le fin.
Quiconque est riche est tout : sans sagesse il est sage ;
Il a, sans rien savoir, la science en partage,
Il a l'esprit, le cœur, le mérite, le rang,
La vertu, la valeur, la dignité, le sang ;
Il est aimé des grands, il est chéri des belles :
Jamais surintendant ne trouva de cruelles.
L'or même à la laideur donne un teint de beauté :
Mais tout devient affreux avec la pauvreté.
C'est ainsi qu'à son fils un usurier habile
Trace vers la richesse une route facile :
Et souvent tel y vient, qui sait, pour tout secret,
Cinq et quatre font neuf, ôtez deux, reste sept.
Après cela, docteur, va pâlir sur la Bible,
Va marquer les écueils de cette mer terrible ;
Perce la sainte horreur de ce livre divin ;
Confonds dans un ouvrage et Luther et Calvin,
Débrouille des vieux temps les querelles célèbres ;
Eclaircis des rabbins les savantes ténèbres :
Afin qu'en ta vieillesse un livre en maroquin
Aille offrir ton travail à quelque heureux faquin,
Qui, pour digne loyer de la Bible éclaircie,
Te paye en l'acceptant d'un "Je vous remercie".
Ou, si ton cœur aspire à des honneurs plus grands
Quitte là le bonnet, la Sorbonne et les bancs ;
Et, prenant désormais un emploi salutaire,
Mets-toi chez un banquier, ou bien chez un notaire :
Laisse-là saint Thomas s'accorder avec Scot ;
Et conclus avec moi qu'un docteur n'est qu'un sot.



Para los lectores españoles:
En Francia están preparando una reforma de las Universidades (plan Bolonia)
junto a una supresión masiva de plazas de profesores y médicos
porque parece ser que el saber cuesta muy caro.
Esta sátira de Boileau que data del siglo XVII prueba que no hay
nada nuevo bajo el sol y que siempre las potencias del dinero,
aquí un usurero, han actuado igual.


Según La satira VIII de Boileau

(traducción aproximativa)

 

¿ Tienen universidades los animales?

¿ En sus terrenos florecen las cuatro Facultades?

¿Se ven allà sabios en Derecho, en Medicina,

Vestirse de escarlata y y abrigarse en piel de arminio?

No, en modo alguno; y nunca un médico

 envenenó el monte con su arte asesino.

Nunca un doctor con un argumento frívolo como arma

Perdió la voz en los bancos de un juicio.

Mas sin buscar el fondo, si nuestra mente decepcionada

Sabe algo de lo que sabe, si algo supo alguna vez,

Contéstame tú mismo: ¿En nuestro siglo

 miden a los hombres con la vara del saber?

¿Quieres ver correr hasta tu puerta a los Grandes?

Dice un padre a su hijo cuyo vello empieza a asomar;

Toma el buen partido:deja todos los libros.

Cien francos al cinco ¿cuánto hacen? -Veinte libras,

-Muy bien dicho. Ya sabes lo que hay que saber.

¡Cuántos bienes, cuántos honores sobre ti lloverán!

Ejércete hijo mío, en esta ciencias de altura;

Toma en lugar de un Platón al  estardante de las Finanzas

Tienes que saber que provincia renta mejor

Cuánto le da al rey el impuesto sobre la sal cada año,

Endurece tu corazón, sé moro, corsario,

Injusto, violento, sin fé, hipócrita, falsario.

No vayas a ver, con simpleza a los generosos :

Fórrate, hijo mío, de la sangre de los desgraciados

Y, engañando de Colbert la prudencia inoportuna,

Vuela con tus crueldades hasta merecer la fortuna.

Y de pronto verás poetas, oradores,

retores, gramáticos, astronomos, doctores

descender a los héroes para erigirte en sus lugares,

con tus títulos pomposos hinchar sus dedicatorias,

Darte la prueba a ti mismo, en griego, hebreo y latin,

que sabes de su arte lo mejor y lo más sutil.

Quien es rico lo es todo, sin sabiduría es sabio

Comparte, sin saber nada, toda la ciencia

Tiene el ingenio, el corazón, el mérito, el rango

La virtud, el  valor, la dignidad, la sangre ;

favorecido por los grandes, querido por las bellas,

Nunca un superintendente del rey encontró cruel mujer .

El oro hasta a la fealdad da aires de hermosura:

mas todo se vuelve horrible con la pobreza.

Así es como a su hijo un usurero hábil

traza hacia la riqueza una ruta fácil ;

Y a menudo llega a ella uno que como único secreto sabe:

cinco y cuatro nueve, restan dos quedan siete.

Después de eso , doctor, vete a penar sobre la Biblia

Vete a marcar los escollos de ese terrible mar;

Trasciende  el horrible misterio de ese libro divino;

en una obra confunde  a Lutero, a Calvino y sus teorías

Desenreda de los viejos tiempos las peleas célebres ;

Aclara las sabias tinieblas de los rabinos ;

Para que en tu vejez un libro encuadernado

Vaya a brindar tu trabajo a cualquier fatuo,

Que,  por digno salario de la Biblia aclarada,

al aceptarla te pague con un « se lo agradezco ».

O, si tu dicha aspira a mayores honores

Déjà ahí el birrete, la Sorbona y los bancos ;

Y aceptando de aquí en adelante un empleo salutario,

entra al servicio de un banquero o de un notario:

Deja los acuerdos de Santo Tomás  con Scot

Y concluye conmigo que un doctor no  es más que un necio

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12 enero 2010 2 12 /01 /enero /2010 00:00

El Arte, como compensación 

(Maillol)

 

 

   No sé por donde empezar: un viaje, una invasión, dos o tres exposiciones, lo que pienso de la navidad que me sale por los poros, del hecho que el Rey hable el día de Navidad y no el primero de Enero,  fiesta laica, de los que creen a pesar de… de los que no creen en eso pero en lo otro, de la superstición disfrazada de protección contra los errores de la medicina, de la mala educación, de la Educación  sin adjetivos y con mayúscula, de los correctores ortográficos que te harían cometer faltas, ahora mismo quieren que ponga un acento en la O de donde, a santo de qué no es interrogativo en mi cabeza.

  En fin que no sé

  Puedo contaros un viaje en avión mucho menos divertido que el de este verano (cf: Un viaje divertido

 

 en realidad también era divertido pero mucho más cansado y largo hubiera podido llegar a las antípodas, qué digo, dar la vuelta al mundo  cuarenta horas,  con el tiempo pasado en El Prat (Barcelona)


  Pronto venderán el escáner de nuestro cuerpo desnudo  en las tiendas Dutyfree,  sin embargo hay alguna esperanza para los feos y los púdicos, una tenue lucecita:  el jueves 17/12, el viernes 18/12 y el sábado  19/12  pasé el control de  "aduana"  tres veces con la misma maleta, en el mismo aeropuerto, porque las dos primeras cancelaron el vuelo. Pero, a la 3ª va la vencida, el sábado me hicieron abrir la maleta y entregarles mis tijeras para las uñas que habían salvado el escáner, el mismo escáner, la misma máquina, el jueves y el viernes....!!!! 
  Para mi que el agente del sábado tenía una uña rota.
  Desgraciadamente también es lucecita para los criminales....
  La noche anterior, dormí en un hotel cinco estrellas del aeropuerto, el día suplementario en Barcelona fuí a ver una magnífica exposición, en La Pedrera, Maillol. La mayoría de las piezas venían de la fundación Dina Vierny  de París, ella la modelo preferida, aparecía en cuerpo y alma en numerosas estatuas y cuadros.
LAS-DOS-DINAS.jpg
  Yo en esa fundación he visto una exposición Basquiat y otra Warhol, creo, pero nunca miré los Maillol me bastaba con los que hay en el jardín des Tuileries y los encontraba monótonos, lo que hace la ignorancia...
  Ignoraba que Maillol pintaba y muy bien, ignoraba que no tenía el modelo delante cuando esculpía, lo había dibujado, pintado, estudiado antes pero en el momento de la creación estaba solo. Maillol_la_mediterranee.jpgNo sabía que por la mañana esculpía, después de una largo periodo de concentración, y por la tarde pintaba y luego daba largos paseos hasta la  falda de los Pirineos  y se sentaba a meditar  y sin embargo la naturaleza está ausente en su obra. Tampoco sabía que hubo una ruta Maillol, ruta de contrabandistas, que servía para hecer cruzar la frontera a numerosos fugitivos del regimen nazi y petainiste.

 Volveré o más bien iré a la fundación Dina Vierny cuando las obras vuelvan de Barcelona.


desde el 23/12/2009

XXX




De l’Art comme compensation Maillol

 

 

 Je ne sais par où commencer : un voyage, une invasion, deux ou trois expositions, ce que je pense de la Nativité qui me sort par les pores, du fait que le Roi d’Espagne s’adresse à la nation le jour de Noël et pas le Jour de l’An en somme la fête laïque, vous parler de ceux qui croient malgré…. de ceux qui croient en Ceci mais pas à Cela, de la superstition déguisée en protection contre les erreurs de la médecine, de la mauvaise éducation, de l’Education sans adjectif et avec majuscule, des correcteurs orthographiques qui te feraient faire des fautes.

Enfin je ne sais pas...

Je peux vous raconter un voyage en avion bien moins amusant que celui de l’été (cf: Un viaje divertido

 en réalité il était aussi drôle mais bien plus et long; en comptant le temps passé à l’aéroport de Barcelona, j’aurais pu arriver aux antipodes que dis-je faire le tour de la Terre…  40 heures.

 Bientôt on vendra le scanner de notre corps nu dans les boutiques Dutyfree. Il y a cependant quelque espérance pour les laids et les pudiques, une lueur tenue : le jeudi 17/12, le vendredi 17/12 et le samedi 18/12 j’ai passé le contrôle de la douane, trois fois avec la même valise, sur le même aéroport, pour cause d’annulation de vol (c’est très à la mode, dernièrement) Eh bien , ce n’est qu’à la troisième, lla troisième c’est la bonne, le samedi que l’on m’a fait ouvrir ma valise et leur livrer mes ciseaux à ongles que les précedents scanners, en fait le même, la même machine je veux dire, le jeudi et le vendredi n’avaient pas aperçu… !!!

Pour moi que l’agent du samedi avait un ongle cassé …

Malheureusement la lueur d'espoir vaut aussi pour les criminels….

La nuit antérieure, j’ai dormi dans un hotel cinq étoiles de l’aéroport, le jour supplémentaire a Barcelona je suis allée voirune exposition magnifique, â La Pedrera, Maillol. La majorité des pièces venaient de la Fondation Dina Vierny à Paris, celle-ci, le modèle preférée de l’artiste, obra_07_b.jpgapparaissait en corps et âme dans des nombreuses sculptures et tableaux.

 Moi, dans ce musée, j’ai vu une exposition Basquiat et une autre Warhol, je crois,mais je n’ai jamais jeté un regard sur les Maillol, les statues du Jardin des Tuileries me suffisaient je les trouvais toutes semblables, monotones … ce que c’est que l’ignorance…

 J’ignorais que Maillol peignait et très bien, j’ignorais qu’il n’avait pas le modèle sous ses yeux quand il sculptait, il les avait dessinés, peints, étudiés auparavant mais au moment de la conception il était seul. J'ignorais que pour lui le plus important c'était le torseobra 06b 

J’ignorais que les matin après une heure ou deux de concentration il sculptai, que l’après midi il peignait et qu’ensuite il faisait de longues promenades vers les flancs des Pyrénées. J’ignorais aussi qu’il y avait une route Maillol, ancienne route de contrebandiers qui servait pour faire passer la frontière à de nombreux fugitifs du régime nazi et petainiste, futurs résistants. Résistance qui comptait Dina Vierny la modèle parmi ses membres.

 Je retournerai, j’irai plutôt à la Fondation Dina Vierny lorsque les œuvres reviendront de Barcelona



commencé à écrire en décembre 2009
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1 enero 2010 5 01 /01 /enero /2010 12:54

Trois langues, trois poèmes pour fêter l'année l'année

Tres idiomas,tres poemas para celebrar el año el año

Tres llengües, tres  poemes per celebrar l'any

ORACIÓ EN LA TEVA MORT

 

Quan roures enyorosos
de verds marins comencen
crepusculars missatges,
volent-te foc, demano
nova claror, que siguis,
davant altars on cremen
ardents silencis d'ales,
encès cristall, més flama,
llum de cançó senzilla.

Les hores

Salvador Espriu



Caña de voz y gesto,
una vez y otra vez
tiembla sin esperanza
en el aire de ayer.

La niña suspirando
lo quería coger;
pero llegaba siempre
un minuto después.

¡Ay sol! ¡Ay luna, luna!
Un minuto después.
Sesenta flores grises
enredaban sus pies.

Mira cómo se mece
una vez y otra vez,

virgen de flor y rama,
en el aire de ayer.
POEMAS DEL ALMA

Federico García Lorca

 

La Muse malade




Ma pauvre muse, hélas! qu'as-tu donc ce matin?
Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes,
Et je vois tour à tour réfléchis sur ton teint
La folie et l'horreur, froides et taciturnes.

 Le succube verdâtre et le rose lutin
T'ont-ils versé la peur et l'amour de leurs urnes?
Le cauchemar, d'un poing despotique et mutin
T'a-t-il noyée au fond d'un fabuleux Minturnes?

Je voudrais qu'exhalant l'odeur de la santé
Ton sein de pensers forts fût toujours fréquenté,
Et que ton sang chrétien coulât à flots rythmiques,

Comme les sons nombreux des syllabes antiques,
Où règnent tour à tour le père des chansons,
Phoebus, et le grand Pan, le seigneur des moissons.

Charles Baudelaire

(Les fleurs du mal)




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29 noviembre 2009 7 29 /11 /noviembre /2009 02:53
 


LAPIN AU CHOCOLAT

 

  


      Vous n'allez pas le croire, elle semble à la pointe de la mode "salésucré" mais c'est une recette traditionnelle catalane. Je suppose qu'elle estcomme les habaneras que l'on chante en Catalogne les nuits d'été, sur le sports et les plages arrosées d'un bon cremat et dont le nom rappelle la lointaine Cuba*. Et ils s'y enrichirent et quand ils rentrèrent ils embellirent Barcelona et d'autres villes catalanes, et gardèrent le souvenir de leur passage là-bas dans leur culture: chansons et cuisine.

 

donc lapin au chocolat, repas de Fêtes

 

Ingrédients

  • 1 Lapin
  • 1 oignon moyen
  •  1 tomate
  • saindoux et un peu d'huilepour que le saindoux ne brûle pas
  • 1 litre d'eau chaude, moins ou plus suivant taille du lapin il faut juste couvrir la préparation
  •  1 poignée de pignons de pin à rajouter un quart d'heure avant la fin de la cuisson
  • ensuite pour la picada
  • pilez dans un mortier ou passez à la moulinette mixeur.
  •  2 gousses d'ail grillées avec peau violette pelez-lesensuite
  • quelques branches de persil plat
  • 1 poignée d'amandes
  • 1 poignée de noix
  • 1 piment ou du piment d'Espolette plus fort suivant affinités
  • gros sel et grains de poivre
  • la moitié d'une tablette de chocolat à cuire

 

 

 Faire revenir  les morceaux de lapin, salez légèrement (il y aura du sel dans la picada) ajouter l’oignon émincé, couvrir et diminuer le feu, atten

 

dre

que l’oignon devienne transparent, augmentez le feu  ajouter la tomate pelée, remuer de temps en temps le tout pendant environ 15mn .

Pendant ce temps pilez ou passez au mixeur la picada.

Rajoutez à la casserole du lapin 2 ou3 cueillères à soupe  de la sauce pilée,  donnez 2 ou 3 tours,  remplissez le bol du mortier ou du mixeur d’eau chaude pour bien prendre toute la « picada »  et ensuite versez dans la casserole. jusqu'à recouvrir le lapin (rajoutez de l’eau s’il le faut). Rajoutez les pignonsà mi cuisson.Diminuez le feu, il faut que ça fasse choup choup (petits bouillons) à très petit feu pendant trois quarts d'heure.

La sauce doit être assez épaisse. Bon appétit.

 

*Les catalans n'eurent pas le droit d'aller faire fortune à Cuba pas avant le XVIII,  je vous rappelle que les Amériques étaient à la couronne de Castilla. et qu'ils durent revenir comme le reste des espagnols après 1898.

Vous pouvez remarquer que hier j'ai rajouté à la tradition catalane la française, j'ai mis deux carottes en rondelles et des champignons de Paris


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CONEJO CON CHOCOLATE

 




    No os lo creeréis parece de lo más moderno, puro producto de la moda "dulcesalado" pero es una receta tradicional catalana. Supongo que es como las habaneras que se cantan en Cataluña, en las noches de verano, en los puertos y playas, regadas con un buen cremat y cuyo nombre recuerda la lejana Cuba*. Y alli se enriquecieron y cuando volvieron embellecieron Barcelona y otras ciudades catalanas y guardaron el recuerdo de su paso por allende los mares en su propia cultura, canciones y cocina.

así que Conejo con chocolate

Ingredientes

  • 1 conejo
  • 1 cebolla mediana
  •  1 tomate
  • manteca de cerdo y algo de aceite para que no se queme
  • 1 litro de agua caliente, más o menos según talla del conejo hay que cubrir la preparation justito
  •  1 puñado de piñones que se añadirán a media cocción
  • luego para la picada
  • Majad en el almirez  o pasar en el molinillo :
  •  2 dientes de ajo asados con su piel violeta, pelar antes de incorporar  a
  • unas ramitas de perejil
  • 1 puñado de almendras
  • 1 pulado de nueces
  • ñora o pimienta más fuerte segun gusto
  • sal gruesa y granos de pimienta
  • media pastilla de chocolate
    de piedra dicen los catalanes.


 

·      

         Sofreír el conejo troceado y salado ligeramente (habrá sal en la picada), añadir la cebolla, tapar la cazuela y disminuir el fuego, esperar que la cebolla esté transparente darle vueltas de cuando en cuando, aumentar el fuego y añadir el tomatepelado y troceado, seguir durante un cuarto de hora.

          Durante este tiempo majad la picada.

          Añadir a la cazuela con el conejo dos o tres cucharadas de la pasta majada, dar dos o tres vueltas, llenar el almirez con ael gua caliente, recoged cuidadosamenteel resto de majada e incorporarlo a la cazuela, hasta cubrir el conejo, añadir agua caliente si es necesario.

        A media cocción verter el puñado de piñones.

         Disminuir el fuego, tiene que hacer chup chup durante tres cuaros de hora poco más o menos, remover de cuando en cuando, al final la salsa tiene que estar espesita.

          Buen provecho.

 

 

* Os recuerdo que los catalanes no tuvieron derecho a ir a las Americas para hecer fortuna, no hasta el siglo XVIII y tuvieron que volver como los demás españoles después del 98 (1898)

                        

 

 

Podéis notar, en la foto, que a la tradición catalana he añadido la francesa con el conejo zanahoria y champiñones de París

Está muy rico y con un Burdeos en París !!!!!!!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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Published by maririu - en cuisine
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