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22 noviembre 2009 7 22 /11 /noviembre /2009 12:31
SDF suite

Je sais je suis naïve, rêveuse, je le dis avant vous, mais n'empêche je suis très contente: Mes SDF (cf post's antérieurs Un homme, Automne I et II) sont sur des rails. Le constructeur est parti en Italia et son ami et protegé lui a confié son chien...
Je ne sais pas ce qu'il va y faire, mais il avait quelque chose en vue.
Et le deuxième, celui qui pleurait, celui qui avait le plus besoin d'aide, celui qui ne m'inspirait aucun espoir, vient de me dire en parlant normalement  et non entre deux "eaux"  que cette semaine il entre à l'hôpital et qu'il a du travail quand il sortira.
  -pour quoi tu y vas?
  -pour me desintoxiquer
 en me signalant sa canette


XXX



SINTECHO sigue


Ilusa como soy, lo digo antes de que me  lo digáis, estoy contentísima: mis SINTECHO (ver post's anteriores
,Un homme, Automne I et II)) se están encarrilando :.
El constructor se fue a Italia y su amigo y protegido le confío el perro... Exactamente no sé lo que estará haciendo pero algo  se trae entre manos.
Y el segundo el que lloraba y que 
más ayuda necesitaba o del que menos esperaba, me acaba de decir hablando correctamente y no entre dos "aguas que esta semana ingresa en el Hospital y que luego tiene ya un trabajo
  - ¿para qué ingresas?
  - para desintoxicarme

señalando la lata de cerveza
.

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15 noviembre 2009 7 15 /11 /noviembre /2009 16:59

  les Abbesses

  Montmartre, que va-t-il devenir ?

  Autrefois à l'entrée de mon passage, pressée ou non, je pouvais acheter de quoi manger, à droite il y avait une épicerie, avec un étal de légumes, à gauche une triperie, ensuite une
boucherie, une boulangerie et un marchand de couleurs.
 Je voyais la mère du marchand de couleurs, une dame  très 1900 avec une pellerine
sur sa blouse d'ancienne marchande et un ruban de velours au cou, bavarder un grand moment, avec les tripiers le plus jeunes des deux couples,  les parents et la fille (blondes filasse, la peau fragile  et rougie la mère et la fille  étaient copie conforme -les métiers de boucherie ne fermaient pas leur étal par des vitres- ) et son mari,  un jour j'ai commenté :
  -elle vous aime bien la mère du marchand de couleurs.
  -c'est normal- m'a répondu le jeune tripier- c'est ma grand'mère.
  Dans les années 60 Montmartre c'était cela, un village où tout le monde se connaissait où le fils du marchand de couleurs épousait la fille du tripier, où vous rentriez d'Espagne sans argent français et vous pouviez demander au bar d'en face de quoi payer votre taxi. Sans problème.
 
Tous les matins,  vers 10h, un retraité  vêtu  encore de son bleu d'ouvrier, rapportait une charcutaille  au St Jean pour déjeuner avec le patron, et ils m'invitaient lorsque c'était du travers de porc,  j'y goûtai mon premier travers de porc.
 Le curé de St Jean de Montmartre, l'église, prenait aussi son café, et plus , au St Jean, le bar, avec le menuisier de mon passage, q
uand ce dernier m'invitait à sortir avec lui, le curé me disait qu'il s'en portait garant , l'autre, le menuisier, disait si vous avez le cafard (!!!) vous pouvez m'appeler. Force est de  reconnaître qu'il n'avait grande opinion de lui-même, bon pour lutter contre le cafard. Ce jour-là, cétait un  de ces après-midi de pluie, noirs, parisiens, et je rentrais des Pompes Funèbres où je m'étais renseigné sur le prix des tombes dans les cimetières pour ma concierge, dame que j'aimais beaucoup et qui s'entêtait à vouloir parler de son enterrement.  Je n'ai pas accepté l'invitation du menuisier. pour quoi je vous raconte ça?
 Montmartre c'était un village, pour cela.
 Maintenant à droite de mon passage il y a ça
  et à gauche à la place du tripier il y a çaje peux m'habiller en vitesse et pas bon marché, mais adieu la tomate marmande et la tranche de foie de mes premières soirées!
  Depuis le coin de la rue Ravignan jusqu'à la place Blanche, la rue des Abbesses et la rue Lepic,
enfin le début de la rue Lepic, (les 50 premiers numéros) c'etait un marché: boutiques d'alimentation et marchands des quatre-saisons  se faisaient face et se suivaient, tous très bien achalandés.  Je me souviens d'une marchande des quatre saisons qui ne vendaient que des fines herbes, aujourd'hui j'ai pris du basilic congelé chez Picard.
Nous y venions dejà avec ma mère alors que nous habitions le 9ª,  il y avait de tout et surtout du poisson frais et des vendeurs qui ne s'étonnaient pas que l'on prenne quatre langoustines, une seiche et un demi litre de moules ; les poissonniers n'y comprenaient rien et nous faisaient remarquer que les langoustines se vendaient par kilos, Antonio, de la rue Lepic, il clignait de l'oeil et nous disait paella?
 A cette époque il y avait trois poissonneries, cinq ou sept boucheries et  une boucherie chevaline, trois tripiers, quatre ou cinq charcutiers et je ne sais combien de boulangeries. aujourd'hui  voilà la queue devant une boulangerie, le dimanche il est vrai, il reste une poissonnerie, trois boucheries, un traiteur.
 Si
seulement elles avaient été remplacées par des rotisseries ou "des plats à emporter" il s'agirait d'une autre manière de se nourrir, mais non, en majorité elles sont remplacées par des marchands de vêtements j'en ai compté vingt et neuf,  dans le perimètre du  marché, a peu près cinq cents mètres de de la rue des Abbesses à la place Blanche.
 Je ne compte pas les deux ou trois qui sont rue Joseph de Maistre c'est à dire dans  le prolongement de la rue des Abbesses après le croisement avec Lepic, ni celles qui sont dans la rue des Abbesses mais de l'autre côté du passage et de la place, il y en a encore une demi douzaine.
  C'était la situation en juin 2009 mais là je n'en reviens pas: il y en a encore de nouvelles: quatre en un mois au carrefour de la rue des Martyrs et Yvonne Le Tac il y en a même une BIO comme les légumes
 
 

mais ça ne se mange pas!

Je suis ou ai été coquette, j'aime les vêtements, je deteste être toujours habillée pareil ("vous l'avez vue Madame notre prof de philo? toujours la même robe depuis la rentrée et nous l'avons 9 heures par semaine" me disaient mes élèves de leur prof de philo)
ça n'a jamais été mon cas, j'aime le changement. J'ai une retraite raisonnable, donc il m'arrive de dépenser de l'argent pour m'habiller mais là j'aurais besoin d'un budget illimité!.
 Si c'est le fruit de l'aide à la création
d'entreprise l'innovation est devenue routine
 
En géneral un commerce qui a mal choisi son créneau dure dans les deux ans, il vivote entre les quelques ventes du début, fruit de la curiosité pour les nouveautés, et l'attente des impôts, il n'y en a pas la première année, donc la deuxième ils arrivent et c'est fini! Ça peut être une manière d'avoir de l'argent liquide et net, deux ans ce n'est pas trop mais une cinquantaine de boutiques... ? Ce n'est pas que la population ait disparu, jamais il n'y a eu plus de jeunes couples avec des enfants, ça mange ça, j'admets que ça m'horrifie de voir que les haricots se vendent équeutés, mais bon  c'est plus digest que le velours ou la polyester.
 Mais la,
ça frôle la catastrophe! C'est la dernière apparition, ou disparition, mon serrurier, l'artisan rare et précieux, vous êtes à la porte, par jour de pluie, vous devez partir et le sécrétaire qui abrite votre passeport ne s'ouvre pas etc etc, à deux pas de la maison, rue de la Vieuville, la rue des artisans, le fumiste, le serrurier et le plombier et bien voilà, une nouvelle offre de vêtements.
  Quelle chance! je pourrai toujours m'acheter un manteau pour passer la nuit à la belle étoile!



XXX

 

MONTMARTRE, les Abbesses

      

¿qué será de él ?

Antaño antes de entrar en mi passage, con prisas o sin ellas, siempre podía comprarme algo para comer, a la derecha había una tienda de  ultramarinos, con especies y verduras, a la izquierda una tienda de asaduras, luego una panadería, una carnicería, y una droguería.
 Veía a la madre del droguista, una anciana de traza dama francesa de antes de la guerra con una mantellina por encima de su bata de tendera y una cinta de terciopelo en el cuello, charlar muchos ratos con los de las asaduras, sobre todo con la joven pareja.  Eran dos parejas los padres y la hija (madre e hija, rubias de cabellos de estopa, el cutis frágil y rojizo,- los oficios de alimentación, hasta hace poco, no cerraban su parte delantera- eran copia conforme) y su marido, un día lo comenté:

 -a la madre del droguista le gusta  su  compañía.

 - es normal- me contestó el joven tendero- es mi abuela.

En el año 1961, cuando vine a vivir aquí, Montmartre era eso, un pueblecito en el que todos se conocían, en el que el hijo del droguista se casaba con la hija del tendero de asaduras, en el que volvías de España sin dinero francés y podías pedir al bar de enfrente para pagar el taxi. Sin ningún problema.

Cada mañana un jubilado vestido aún con su mono de obrero, hacia las diez, traía fiambres de la charcutería vecina para desayunar con el amo del St Jean, el bar de enfrente, los días de asueto (sin escuela) me invitaban, bueno cuando era "travers de porc" = los extremos del costillar de tocino, la primera vez fue a causa de mi extrañeza, no sabía lo que era, así se creó la costumbre. 

El cura de St Jean de Montmartre, la iglesia, tomaba su café y algo para bautizarlo, en el St Jean, el café, con el carpintero de mi passage y cuando éste último me invitaba a salir con él, el cura me decía que él lo “avalaba”. El otro, el carpintero, insistía, si un día está Ud triste puede Ud llamarme, hay que reconocer que la opinión que tenía de sí mismo no era vanidosa, sólo capaz de consolar con la melancolía. Y eso me lo decía una de estas tardes lluviosas, negras, parisienses, yo volvía de la Funeraria del 18 adonde había ido a informarme del precio de las sepulturas en los cementerios parisinos para mi portera, dama que yo quería y que testaruda se empeñaba en querer pagar su entierro antes de morir. No acepté la invitación del carpintero, ¿por qué os lo cuento? Montmartre es un pueblo, y hoy día mi portera está enterrada al lado de la Dama de las Camelias.

Ahora a la derecha de mi passage hay esto: (cf más arriba)

Y a la izquierda esto (idem ), puedo vestirme aprisa y corriendo, no  barato, pero ¡adiós tomate con ajo y perejil e hígado !

Desde la esquina de la calle Ravignan, la del Bateau Lavoir de  Picasso,  hasta la plaza Blanche, la del Moulin Rouge, la rue  des Abbesses y la rue Lepic, los 50 primeros números de la rue Lepic eran un mercado: tiendas de alimentación y “marchands des quatre saisons =unos carritos con verduras que se llamaban de las cuatro-estaciones, enfrente unos de otros, todos muy bien aprovisionados. Me acuerdo de uno que vendía fines herbes desde el ajo hasta la hierbabuena según la estación y eso en plena calle, sin ninguna comodidad, hoy he comprado albahaca congelada en Picard.

 Ya veníamos aquí con mi madre, la familia vivía en el distrito 9 el pie de la Butte, es decir de la colina de Montmartre que está en el 18. Veníamos sobre todo a por el pescado, había tres pescaderías y queda una, había sobre todo vendedores a los que no extrañaba que  compráramos medio litro de mejillones (se compran a litros) cuatro camarones,  cuatro gambas y una sepia , los pescaderos no lo comprendían y nos replicaban que eso se compra a kilos, el Antonio de la calle Lepic guiñaba el ojo y nos decía ¿paella

Además de las pescaderías había lo menos siete u ocho carnicerías, una de ganado caballar, otras tantas charcuterías y no sé cuantas panaderías. Quedan tres carnicerías y una charcutería

Ahí tenéis la cola hoy domingo, en una panadería. Si hubieran sido reemplazadas por  rôtisseries, carne al ast y platos preparados la mayor parte franceses o chinos pero también japoneses, italianos,  griegos se trataría de otra manera de alimentarse pero no, en mayoría  en su lugar hallamos tiendas de ropa en el perímetro del mercado, unos quinientos metros de Abbesses a Blanche  conté veintinueve tiendas de ropa, sin contar los dos o tres de la calle Joseph de Maîstre es decir la prolongación de Abbesses después del cruce con Lepic, ni las que están del otro lado de la plaza des Abbesses, al otro lado de mi passage deben haber media docena.

 Pero esa era la situación en Junio de 2009, hoy no salgo de mi asombro  siguen aumentando : cuatro en un mes en el cruce de la rue des Martyrs con Yvonne Le Tac, hasta hay una BIO y eso que no es comestible.

 Soy o fui coqueta, me gusta la ropa, odio ir siempre igual (“ ¿ha visto, Madame, a nuestra pprofesora de Filosofía ? siempre el mismo vestido desde el primer día de clase y tenemos clase con ella nueve horas por semana”) me decían mis alumnos nunca fue ése mi caso, me gusta el cambio. Tengo una pensión razonable, puedo gastar algun dinero para vestir, pero para todas esas tiendas necesitaría una pensión ilimitada y eso sin salir de mi barrio , que también…

 Si es fruto de las ayudas a la creación de empresas, la innovación se volvió rutina.
 Por lo general un comercio que escogió mal su puesto y su especialización dura poco más o menos dos años, malvive al principio con las primeras ventas fruto de la curiosidad y pasa el año a la espera de que caigan los impuestos el segundo año, llegan y ¡se acabó! Pueden declararse en quiebrs, puede ser una manera de tener dinero limpio… dos años no es mucho pero ¿una cincuentena de tiendas?

No es que la población del barrio haya disminuido, al contrario nunca hubo tantas parejas jóvenes y tienen nmucho niños, en francia la natalidad no tiene problemas. Comen aunque me horrorice cuando veo que commpran judías verdes ya despuntadas, pero es más digestible que el terciopelo o el poliester.

 Y donde ya estamos al ras de la catástrofe es ante la última desaparición, mi cerrajero, un artesano raro y precioso porque si te hallas en la calle   un día de lluvia o que tienes que salir de viaje y el secretario que abriga tu pasaporte no puede abrirse etc. etc. hasta ahora a dos pasos de mi piso, en la rue de la  Vieuville, una calle de artesanos, el deshonillador,  el cerrajero y el electricista y el fontanero,  pues se acabó…  mirad ahora.

¡qué suerte! Podré comprarme un abrigo para pasar la noche a la intemperie.

.




 perdonad el retraso

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22 octubre 2009 4 22 /10 /octubre /2009 17:03
 Paris automne 2009 nºII

Voilà mon passage après les pluies, les éboueurs et les agents plus rien du sous-monde
rien du chantier, rien des tentes, rien des cartons,  mais rien des hommes non plus.

Un matin vous descendez et ... plus rien, tout est changé, vous habitez à nouveau un passage montmartrois digne et propre, même chic. Les jeunes qui ne voulaient pas être pris en photo l'autre jour avaient raison, il y avait une ou plusieurs propiétaires, oh pardon on dit "copropiétaires" ça fait réunion démocratique, le CO comme Compagnie pour la valeur acquise de la propiété.
Et maintenant les motards enfin le MOTARD peut se garer tranquille.
 

 Aucune nouvelle par contre des habitants de la rue au sens propre,. les uns ont-ils atteint leur El Dorado? certainement pas, les autres, mon jeune constructeur, (qui, j'en conviens,  avait raison de se méfier des photos) où est-il ?
Ce matin j'entendais une balayeuse dire à l'autre: ils sont partis. J'ai l'impression qu'ils nous manquent en tout cas ils me manquent.

Et pourtant je n'ai rien fait pour eux quand ils étaient là.

XXX


París Otoño 2009 II




Ahí tenéis mi passage, después de las lluvias, los basureros , los agentes, no queda nada del submundo, nada de las obras, nada de las tiendas de campaña, nada de los cartones, pero tampoco nada de los hombres.
Una mañana una (yo) baja para to
mar su café, comprar su diario y no encuentra nada, todo está cambiado, vuelves a vivir en un passage parisino digno y limpio y hasta se puede decir chic, y como es Montmartre turístico. Los jóvenes que no querían que les fotografiara el otro día tenían razón, había una o varias propietarias, perdón debo decir "co-propietarias" el "co" de compagny hace reunión democrática por el valor acquerido por la santa propiedad, claro está.

Y ahora los moteros, no el MOTERO puede aparcar tranquilo.
No hay noticia alguna de los habitantes de la calle propiamente dicha, unos ¿han alcanzado su El Dorado? seguramente no,

¿dónde están los demás? ¿mi joven constructor? Tengo que decir que tenían razón de desconfiar de las fotos. Esta mañana oía decir a una barendera "se han ido" Parece como si los encontraramos a faltar. En todo yo los echo de menos.

Sin embargo no hice nada cuando estaban aquí.
 

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18 octubre 2009 7 18 /10 /octubre /2009 11:36


Paris automne 2009

 

 

 Aujourd’hui,  lundi 5 octobre, premier jour de pluie sur Paris,  nous, les parisiens, sommes si naïfs que cela nous a surpris ! Nous regardons le ciel,  l’air tout étonné, des vêtements d’été et des chaussures à trous,  nous  regardons nos pieds, nous nous regardons, nous sommes bouche bée, comme s’il ne pleuvait jamais sur Paris!

Je me rappelle comme le soleil m’a manqué les premières années, comme il me manque encore, et la grisaille qui envahissait ma chambre à l'hotel meublé, à Vincennes. La première année nous avons vécu en hotel meublé cela m'amuse cette expression comme si les palaces n'étaiten pas meublés! l'art de l'eufémisme si cher à la langue française

Le soleil une lumière éclatante, pas un soleil blanc, un soleil jaune d’or, rendant les ombres lumineuses et le malheur  supportable, presque, en tout cas la misère. Alors, quand j’entendais célébrer la pluie, j’étais,  et je suis, choquée, des images lumineuses, éclatantes, couleur de sable chaud m'apparaissent .

 Je veux bien aimer la pluie, surtout le son de la pluie sur le toit de tuiles de la Muntanya,  une pluie de grosses gouttes accompagnée d’éclairs et de tonnerre…  chez moi dans la lointaine Tortosa… une horreur cette eau-ci  aucun son, sans visibilité, de l'eau que l’on ne voit ni n’entend, il brouillasse dit-on en french, du côté   de la mer cantabrique en Espagne, on l’appelle calabobos,  « trempe-imbéciles » et… c’est moi qui suis trempée !

Ce que je ne supporte pas, en fait , c’est cette lumière grise, ciel bas   le grisâtre à hauteur des sourcils, on a l’impression de marcher coincé entre un sol gris noir de goudron humide et une masse de ouate grise, gris moyen. La mode étant au noir des espérances perdues je ne vous dis pas l’effet sur l’âme méditerranéenne de ce pauvre être que je suis, hère plutôt mot qui vient de l’allemand seigneur et signifie "homme, enfin femme, misérable, épave", c’est vous dire comme je me sens.

 Et de deux, aujourd’hui,  mardi 6 octobre, c’est encore plus pluvieux et plus gris que hier, il y avait, hier,  comme une joie d’herbe qui a soif et qui va boire, mais aujourd’hui ! tout le plomb de mes souvenirs, et de mes soucis.

Quand on entre dans le passage on voit la façade de mon immeuble,  on tourne, double angle droit, et on aperçoit les escaliers. C’est le côté où donnent mes fenêtres et la nuit j’aperçois sur un palier des escaliers de la butte, qui pour une fois n’étaient pas « durs aux miséreux »,  un matelas, deux dormeurs dans deux duvets élimés dormant à la belle étoile, une autre sorte de pauvres hères,  migrants à la recherche de El Dorado.

Moi je venais à la rencontre de mon père, et sans le savoir à la rencontre de la culture et de la liberté,  l'égalité et la fraternité, elles, ne sont présentes que sur les frontons des édifices.

En ouvrant mes fenêtres ce matin la pluie  plus gris plomb que jamais, et le matelas jeté en bas des marches, l’ont-ils jeté de rage? ils ont quand même couché sur le palier mais à même le sol,   le matelas ne pourra plus sécher, il pleut trop souvent.


La ville prend peu à peu ses quartiers d’hiver. En rentrant d’Espagne j’ai trouvé que mon passage  avait des allures de Cour des Miracles, les jeunes SDF ont agrandi leur villa je vous en ai dejà parlé en juin :

http://dicietdela.over-blog.com/article-32118065.html

   La voilà sous le soleil de Septembre  lui ont ajouté un salon d’été à l’aide d’un fauteuil en mousse d’un bleu et vert  devenu brunâtre,  un banc d’école et côté chaussée un bureau d’école un peu cassé présentant un cendrier et un pot de géranium.

L’après midi ils ont de la visite c’est ce qu’ils m’ont répondu quand je leur ai demandé s’ils  étaient trois à présent « il est en visite. » A ces trois jeunes gens deux blonds et un brun, s’ajoute une dame qui conserve avec sa natte poivre et sel, son pantalon de bonne coupe, un air distingué, venue à moins si je traduis l’expression espagnole, et il y vient aussi un vrai clochard, ivrogne, à allures d’artiste qui le soir couche à la porte du passage à l’abri de la porte cochère,  et plus si l’occasion se présente.

 Un peu plus loin des jeunes entre collégiens et lycéens en vacances ou…  qui se retrouvent là comme sur les parkings de HLM ils rapent, fument… rigolent,  se battent, quelques minettes en mal… de joint ou d'amour???

Mais  la pluie a dispersé pas mal de monde, trempé le fauteuil en mousse brunâtre comme le matelas. Ce jeune homme, constructeur de vocation, le brun me donne espoir en l'Humanité. Il faut du courage pour essayer de rendre confortable sa situation et celle de ses amis! Avoir des amis, converser  c'est une lueur d'espoir.  


 

 

 

*les jeunes gens en promenant à Montmartre qui apparaissent sur la dernière photo n'ont rien à voir avec le thème

  Los chicos de esta foto, que pasean por Montmartre,  no tienen nada que ver con los de mi texto

xxx

Paris otoño 2009

Hoy, lunes 5 de Octubre, primer día de lluvia en París, nosotros, los parisinos, somos tan ingenuos ¡que nos sorprendió! Miramos el cielo con asombro, vestidos de verano y calzados con sandalias, ,nos  miramos  lod pies, nos miramos, boquiabiertos, ¡cómo si nunca lloviera en París!

 Recuerdo como echaba en falta el sol en los primeros tiempos, como aún hoy, sesenta años después, lo echo en falta y recuerdo el gris pardo que invadía mi habitación de hotel “meublé, en Vincennes3 habitaciones una cocina instalada en la de mi hermano. El primer año vivimos en un meublé, ”= amoblado expresión que me divierte como si los “palaces” no tuvieran muebles, el eufemismo en la lengua francesa es un arte..

El sol con una luz deslumbradora, no un sol blanco, un sol de amarillo dorado, que hace las sombras luminosas y la desdicha soportable, casi,, por lo menos la miseria. Así que cuando oía celebrar la lluvia sufría y sufro, un impacto y surgen  imágenes claras, luminosas, resplandecientes de color de oro cálido.

La lluvia me gusta,no me sabe mal, sobre todo el sonido de la lluvia sobre las tejas de La Muntanya, una lluvia con goterones, rayos relámpagos y truenos acompañándola… en casa en la lejana Tortosa….  Esta agua, aquí en Paris es un horror, ningun sonido, ninguna visibilidad, agua que ni se ve si se oye, en french dicen que “brouillasse” (verbo formado a partir de la palabra niebla=brouillard) hacia el Mar Cantábrico la llaman “calabobos” y soy yo ¡la que resulta calada!

Lo que no soporto, en realidad, es esa luz gris, cielo bajo, lo pardo a la altura de las cejas. Una tiene la impresión de andar pillada entre un suelo gris-negruzco de alquitrán húmedo y una masa de guata parda. Como la moda es el negro de las esperanzas perdidas no les digo el efecto sobre el alma mediterránea del pobre ser que soy,   hère palabra francesa que viene del alemán “señor” y significa restos ruinas, náufrago. Es deciros como siento bajo el cielo bajo.

Y dos, hoy martes 6 de Octubre, el día está aun más lluvioso y más gris que ayer. Ayer había como alegría de hierba con sed que siente venir la bebida, pero ¡hoy! Todo el plomo de mis recuerdos y de mis inquietudes.

Cuando  se entra  en el passage se ve la fachada de mi casa, si se da la vuelta, doble ángulo recto se divisan las escaleras. A ese lado dan mis ventanas, por la noche veo en una planta un colchón y dos cuerpos envueltos en sacos durmiendo al cielo raso.¡Raso!, Dos pobres seres, emigrantes en busca del Dorado.

Yo, venía al encuentro de mi padre y sin saberlo al encuentro de la cultura y la libertad. La igualdad y la fraternidad solo existen en el frontón de ciertos edificios.

Al abrir mis ventanas esta mañana la lluvia más color de plomo que nunca y el colchón tirado al pie de los esclones, ¿lo lanzaron de rabia? Durmieron echados en el descansillo de adoquines, el colchón ya no se secará, sigue lloviendo. 

La ciudad va tomando sus hábitos de invierno. Al volver de España hallé que mi passage tomaba el estilo “cour des Miracles*” ( patio del Hampa parisina en la Edad Media) Los jóvenes sin techo agrandaron du dominio. Ya os hablé de ellos en Junio*

 http://dicietdela.over-blog.com/article-32118065.html

Le añadieron un patio, slón de verano con la ayuda de un sillón azul y verde, ahora pardusco, de espuma un banco y un despacho de escuela algo roto que presenta un cenicero y un tiesto de geranios.

Por la tarde tiene vsisitas. Fue lo que me respondieron cuando les pregunté si ahora eran tres “está de visita” A estos tres jóvenes, dos rubios y uno moreno, se juntan una dama que con su gruesa trenza entrecana y un pantalón de corte de sastre conserva cierta elegancia venida a menos, y también un verdadero clochard, borracho com melena de artista . Duerme, éste en la entrada del passage   bajo la bóveda.

Algo más lejos mozos entre colegial y estudiante, estarán de vacaciones y aquí está su punto de encuentro como en los parkings de las ciudades satélite. Cantan o componen Rap, fuman, juegan, riñen y se ríen. Ah algunas mozas buscando un pitillo o un amor.

Pero la lluvia dispersa este ambiente o ambientillo, ya no se sienta nadie en elel sillón pardusco calado de lluvia como el colchón.

Ese  mozo, el moreno,  constructor de vocación, me da esperanzas para la sociedad, hay que tener valor para intentar hacer acogedora su situación y la de sus amigos. Tener amigos, dialogar, conversar muestra un rayo de esperanza.

 

 

·        .

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6 septiembre 2009 7 06 /09 /septiembre /2009 17:07

 


¡Ay Carmela!



  En los postres mis abuelos nos pedían un poema, los recitábamos subidos en una silla y al final había aplausos y una moneda de recompensa, cuando recité El capitán pirata mi abuela me dio un duro.  Un duro en aquella época era mucho dinero, les debo mi afición a la poesía .
   Después los mayores tomaban café. Mi madre no quería que nos dieran café, mi abuela y Xon le replicaban que el anís era bueno para el vientre, el café con un poquito de anís lo podían tomar los niños, y tomábamos café. Luego me veo yaciendo en el banco de la antesala oscura con todo, los muebles y la gran cocinera económica bailando a mi alrededor. Cada vez que huelo ese aroma vuelvo a la cocina del Hostal. En los cafés de París, de toda Francia, cada mediodía y cada tarde, a la hora del aperitivo, abunda este olor a Pernod y Ricard y yo no paro de viajar hacia el banco del Hostal, la oscuridad, y la danza de cacharros, el anís, mi magdalena.

   Más tarde jugábamos al escondite subiendo y bajando escaleras, abriendo puertas, penetrando en las habitaciones, escondiéndonos bajo las camas. A mi hermano le daba reparo abrir la puerta misteriosa, a mí me atraía, no en los pisos de arriba en donde también había puertas prohibidas sino en el principal en donde había estado el comedor del Hostal y adonde pasaba mi abuelo cada día para ir a leer el periódico, la puerta daba al comedor-agujero... Con mi hermano, detrás , la abría procurando no hacer ruido, oíamos que nos gritaban “ ¡Oco! ¡no hi anasseu ! ” ¡cuidado! ¡no vayáis!
   Estaba el edificio tan bien situado, al lado del puente sobre el Ebro, que, en tiempo de bombardeos, era como víctima propiciatoria. La bomba había caido certera, dejando los muros indemnes y hundiendo el centro del comedor, pero el balcón que dominaba el río sobre el muro de sillares había resistido. A mi abuelo le gustaba leer la Vanguardia, sentado en el balcón. Para llegar hasta él había que bordear el agujero , cuando me veía asomarme a menudo me llamaba (si él no nos llamaba no debíamos ir) en el balcón mi Yayo Pepe tomaba el fresco que bajaba por el río.

  Este año 2009 han derribado la última casa de la
calle Argentina, a orillas del río, en la planta baja, els Ena
tenían la caballeriza, daba al Ebro, era una casa co
n vistas,
sentado en los bancos azulejeados de su terraza uno se deleitaba
contemplando el anochecer sobre el Monte Caro, hora bruja, el cielo
en rosa, azul y lila sobre la montaña tan azul como la Ste Victoire
de Cézanne. La terraza pequeña era preciosa, en los tres
costados, bancos con azulejos de dibujo persa, en azul y amarillo,

fin de siglo XIX,  evocaba, con menos pompa, los azulejos de los

jardines de Mª Luisa, en la plaza de España en Sevilla.

   Y como siempre en todas las casas derribadas han quedado en la pared las trazas de la vida perdida, restos preciosos para los antropólogos, los etnólogos, los arqueólogos: pintura, mosaicos, madera, se puede saber si los vecinos tenían niños, si había cuarto de aseo, si era alicatado, donde estaba el comedor, quizás el despacho, la pintura de la escalera en diagonal y con cambio de color a altura de hombre. Mi otra magdalena: todo un panel para los sueños de la niña que se paseaba por la Tortosa descuartizada de 1940.
   Al pasar por delante de la estación me decían “ahí naciste tú” y yo veía un solar lleno de escombros, ahora veo una casa pero ¿cómo era la de mi nacimiento? nací, me decían, en el primero, en el principal vivían mis abuelos maternos, los Fornós.

  Después de los puentes y la estación, las bombas destruyeron por doquier

también el barrio de pescadores (¿de qué?) asentado en el llano, el centro de Tortosa. Ahí se halla el mercado que durante años, hasta que lo remozaron para su centenario, ostentaba trazas de metralla. Pronto reconstruyeron en  lugar del barrio de pescadores  una plaza de estilo castellano rodeando el nuevo ayuntamiento de ladrillos y bordes blancos (el Madrid de los Austrias) tiene aún una sala con  vidriera en el techo ostentando el águila franquista.

   La riqueza y la fama, Tortosa las debía a su situación geografica, puente sobre el Ebro, cabeza de su delta, en aquella época el municipio de Tortosa llegaba hasta el faro de Buda, por el Ebro bajaban los cereales de Castilla hacia el Mediterráneo. En su lonja, en el siglo XV, se fijaba el precio del trigo en todo el Mediterráneo. Bajaba también la madera de la cordillera Ibérica, tenía arsenal aún a principios del siglo XX, última ciudad de Cataluña  hacia el Sur, era la primera plaza fuerte para defenderla en la encrucijada de los países catalanes  a la misma distancia de Valencia, Barcelona y Zaragoza, las tres capitales del reino de Aragón.

  En 1938 cuando las tropas de Franco, vencedoras en Aragón, llegaron a Vinaroz, cortando la ruta entre Valencia, donde estaba el gobierno de la República, y Cataluña aíslandola. Y Franco hubiera ganado, ya en el 38 . Por eso la batalla del Ebro, el 25 de Julio de 1938.

  Cuando dices Batalla del Ebro, te replican ¡Ay Carmela! ¿qué bonita canción! ¿cómo es?

http://www.youtube.com/watch?v=TaEgU7oBmTQ&NR=1


  Yo no sé nada de música ¡Ay Carmela! me parece una canción alegre y popular, algo que transmite el entusiasmo de los soldados republicanos, los rojos, que cruzan el Ebro, el 25 de Julio de 1938 y rechazan a las tropas franquistas, los moros, o como les llamaren. Pero esa canción me choca, me traspasa el corazón. A los dos o tres años no la conocía sin embargo aún hoy no puedo oír sin sobresalto el motor de un avión sobre mi cabeza, anoche mientras intentaba dormirme pasó uno, negros recuerdos en un paisaje soleado...

  En 1940 Tortosa era una ciudad en ruinas a la que habíamos vuelto todos ... los vivos, los muertos y los que murieron, o los que mataron después, aún no han vuelto todos, quedan en las fosas comunes fuera de los cementerios, en las cunetas de las carreteras, muertos como  Lorca, a quienes dieron la orden de correr y les fusilaron porque “se habían dado a la fuga.”
   No quedaron puentes intactos, de uno el más apreciado sólo queda aún hoy en día un pilar de sillares de piedra en medio del río, a su lado montaron aquel año  un puente de barcas como el que tenía Tortosa en el siglo XIX y que había sido destruido por un incendio, en 1897, creo. Hoy en día hay un libro que atribuye al pintor Arrasa 
una imaginación histórica porque un cuadro suyo representa Tortosa con el puente de barcas. Y los que no tienen memoria histórica son ellos, jóvenes historiadores, que ignoran que hubo una guerra y en ella una batalla del Ebro.
     Un día me llamó mi yayo (abuelo) al balcón, yo “ya era lo suficiente mayor para saber y acordarme...” me enseñó en la página de La Vanguardia el retrato de tres hombres y más arriba uno solo, el del Papa Pío XII con el dedo encima me dijo: “es un fill de puta, recorda-t-en tota la vida” luego señaló los otros tres: “éste es Stalin nos ayudó durante la guerra, éste Roosevelt se portó decentemente, éste Churchill 
també un fill de puta
Todo Yalta en germen,  yo tenía diez o doce años y supe y me acuerdo... la letra con sangre entra y mi vida durante y después de la Guerra Civil era pura sangre.


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13 agosto 2009 4 13 /08 /agosto /2009 18:36
  • IV -De conventos y cárceles

 

 

Yo era tan chica que era incapaz de evocar a mi padre entre esa recua de presos... Sin embargo lo había visto entre rejas en Tarragona, en la Puntxa , se llama así por su campanario neogótico o gótico-modernista, se trata de una iglesia, en aquel entonces transformada en cárcel. En Tortosa también la Purísima, un convento de clarisas, era cárcel en aquellos tiempos, cárcel para políticos se entiende, estábamos en los primeros años del franquismo 1940/42.

   Íbamos a visitar a mi padre, no sé cada cuando, supongo que cuando nos daban permiso, me acuerdo muy bien de la primera vez, primero lo ví entre rejas y le reconocí, una imagen y una voz grabadas en mí. No lo habíamos visto desde el 37 cuando lo movilizaron. los guardias se compadecieron y nos dejaron entrar a mi hermano y a mí. A mi madre no, nos tuvo abrazados en su regazo y nos preguntaba cosas.... Pero que andara así por la rampa del puente casi como un animal, yo no llegaba a tanto.

   Estuvo cuarenta y dos meses, sin juzgarle, mi madre se inquietaba y él le decía “deja pasar el tiempo , mientras estoy en vida” y es verdad que en áquel entonces en Montjuich caían 6 000 republicanos por día.

   Un día de 1942, en Agosto lo soltaron, al pedir el juicio, le dieron la libertad condicional, en su expediente sólo constaban sus opiniones políticas, ninguna sangre. Tiempo al tiempo, sigue pareciéndome más inverosímil que una película.

   No era un pronunciamiento, no era una guerra civil, era una cruzada y por eso después de “su victoria “ las iglesias podían servir de cárcel, y las monjas preguntarme cada lunes como iba vestido el cura el domingo para decir misa y castigarme y arrastrarme por todas las Teresianas con un letrero “no ha ido a misa” y exponerme para que las alumnas, mis compañeras, icieran los cuernos del demonio. Era hija de rojo, el demonio. Sentía encima de mí la masa negra triunfante y no había más remedio que la aparente sumisión. Me sentía excluida apestada pero no me sentía sola. Mi madre cuando le contaba alguna vejación me decía “déjalo, son los que han puesto a tu padre en la cárcel” ¡mi padre y yo en el mismo frente!

   Había muchos tortosinos que por lo bajo o disimuladamente mostraban su  ¿solidaridad? no. más bien era una pena igual, la misma pena me acuerdo de un comedor oscuro en otra casa con una imagen del Sagrado Corazón encima del bufet y con un guiño una mujer levantaba la imagen y nos mostraba un retrato diciéndonos "es Marcelino Domingo."  Éramos muchos pero aquella guerra la habíamos perdido

 

 

Couvents et prisons

 

Moi, j'étais si petite que j'étais incapable d'évoquer mon père au milieu de ce troupeau de prisonniers... Cependant je l'avais vu à Tarragona, derrière les barreaux, à la Puntxa ( La Flèche), on l'appelle ainsi à cause de son clocher neogothique ou gothique Art Nouveau, il s'agissait d'une église transformée en prison. À Tortosa aussi la Purísima (l'Immaculée), un couvent de clarissesétait en ces temps-là, prison pour prisonniers politiques évidemment, nous étions dans les premières années du franquisme 1940/42.

Nous allions rendre visite à mon père, je ne sais tous les combien, je suppose que c'était quand on nous autorisait. Je me rappelle très bien la première fois, d'abord je l'ai aperçu derrière les barreaux, je l'ai reconnu, une image et une voix gravées en moi. Nous ne l'avions pas vu depuis 1937 quand il avait mobilisé. Les gardiens eurent pitié et nous a laissé entrer, mon petit frère et moi, pas ma mère, Il nous gardait sur ses genoux, enlacés, et nous posait des questions ... mais qu'il marcha ainsi par la rampe du pont, presque comme un animal, je n'arrivais pas jusque là.

Il resta en prison quarante deux mois, sans jugement, ma mère s'inquiétait, et lui lui disait: “laisse passer le temps, je suis en vie” et c'est vrai qu'en ce temps là, à Montjuich, on fusillait 6 000 républicains par jour .

Un jour de 1942, en août, ils le lâchèrent, on demanda qu'il passe en jugement ils le libérèrent, dans son dossier il n'y avait que ses opinions politiques, aucun crime de sang. On avait donné du temps au temps, cela continue de me paraître plus invraisemblable qu'un film.

Ce n'était pas un pronunciamiento, ce n'était pas une guerre civile, c'était une croisade et c'est à cause de cela qu'après “leur victoire” les églises pouvait servir de prison. Et les bonnes soeurs me demander tous les lundis de quelle couleur était, à la messe, l'habit du curé et me punir et me traîner, chaque lundi, à travers tout le couvent des Teresiennes avec un écriteau “elle n'est pas allée à la messe” et m'exposer pour que les élèves, mes camarades, fassent les cornes du diable. J'étais fille de rouge, le diable. Je sentais au dessus de moi, la masse noire triomphante, et je n'avais d'autre solution que la soumission apparente. Je me sentais exclue, pestiférée, mais je ne me sentais pas seule. Ma mère, quand je lui racontais quelque vexation, me disait “laisse tomber, ce sont ceux qui ont mis ton père en prison” mon père et moi sur le même front.

   Il y avait beaucoup de concitoyens qui en baissant la voix ou en le dissimulant nous montraient leur... solidarité? non plutÔt une peine semblable, la même peine, je me souviens d'une salle à manger sombre dans une autre maison avec une image du Sacré Coeur au dessus du buffetet avec un clin d'oeil une femme relevait l'image et nous montrait un portrait en disant "c'est Marcelino Domingo" nous étions beaucoup mais cette guerre là nous l'avions perdue.

 

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6 agosto 2009 4 06 /08 /agosto /2009 20:25

 La madre de mi padre

 

 

Cuando íbamos a casa de mis abuelos paternos, entrábamos por Botigues de la Sal, por la antigua puerta de servicio, y subíamos por una escalera oscura, estrecha y empinada, habíamos llamado y Xon, la criada y amiga de mis abuelos, nos esperaba allá arriba, riendo y gritando algo a mi abuela, seguramente “ja estan aquí”, casi no me acuerdo de los preámbulos, arriba un pasillo oscuro, largo y estrecho, enfrente la doble puerta cristalera, la puerta del peligro.

A la derecha, precedida de un “office”, con un aparador a un lado y un gran banco en el otro, formando una L con ella, la cocina. Esa cocina del hostal con su enorme cocinera económica, más alta que la niña de 7 o 8 años que yo era, servía de sala de estar, enfrente del balcón que daba a la rampa del puente una mesa, mesa-camilla en invierno.

Uno de mis placeres en aquella cocina, era observarla cuando mi abuela cocinaba, los domingos hacía la paella, al echar el arroz, era una letanía, cada puñado llevaba el nombre de un comensal, ”uno para...” y se terminaba, como si fuera cosa de brujas, por “uno para el mendigo, uno para la paella y uno para el fuego” algo maravilloso, un canto bárbaro en una infancia sin hadas.

Una tarde o una mañana entre los coches pasó una hilera de presos, con su manta al hombro ¿encadenados? Uno miraba al balcón cuando pasó a su nivel, Xon reconoció a Canyut, el amigo de mi padre y padre de mis amigos Fernando y Lluis, me parece que iban dos por dos , ¿encadenados? sólo recuerdo que a mi abuela le dio un ataque de histeria y que gritaba “¡mi hijo! ¡ay ! ¡mi hijo! Está como ellos “ se iba a revolcar por los suelos, desesperada, Xon y mi abuelo la obligaron a sentarse. Yo era tan pequeña que era incapaz de evocar a mi padre entre esa recua de presos, la miraba paralizada, aquella mujer histérica no era mi abuela.

Mi abuela era bien plantada, alta, muy alta para una mujer nacida en el siglo XIX, mediría por lo menos un metro setenta y era muy señora, iba vestida de negro, de satin negro el vestido y por encima como un abrigo de seda mate también negro, ahora que lo veo me doy cuenta que eran, vestido y abrigo sueltos, de un estilo 1930 charleston le decían, era solemne y con una autoridad natural. Si alguna vez la acompañaba a comprar no iba al mercado, iba a casa Canivell, una tienda de ultamarinos en la plaza del Ángel, la tienda era espléndida, de estilo noucentista, puertas, cristaleras, armarios, mostrador y altillo, rebosaba de artículos de calidad para mí y para aquella época (todo es relativo). El amo y los dependientes sabían lo que mi abuela quería. Sólo me acuerdo que el chorizo tenía que ser de Cantimpalos, ella decía que la trataban como antes de la guerra aunque supieran que no tenía los mismos posibles.

 

xxx

 

La mère de mon père

 

 

Quand nous alliona chez mes grands parents paternels, nous entrions par la ruelle Botigues de la sal, par l'ancienne porte de service, et nous montions un escalierobscur, étroit et raide, nous avions sonné et Xon, la bonne et amiede mes grands parents nous attendait là haut, elle riait et criait quelque chose à ma grand'mère: certainement ”les voilà”, je m'en souviens à peine, les préambules, en haut un couloir sombre,, long et étroit, en face la double porte vitrée, la porte du danger. A droite, precedée d'un office avec un buffet d'un côté et un grand banc de l'autre, formant un L avec elle, la cuisine.

Cette cuisine de l'auberge avec sa cuisinière économique, plus haute que l'enfant de 7 ou 8 ansque j'étais alors, servait de salle de sejour, en face du balcon qui donnait sur le pont une table, avec son brasero l'hiver. Un de mes grands plaisirs c'était observer ma grand'mère quand elle cuisinait, les dimanches une paella, en versant le riz c'était une litanie, chaque poignée portait le nom d'un convive, “une pour...” et cela se terminait, comme s'il s'agissait d'un charme par “une pour le mendiant, une pour la poêle et une pour le feu” affaire de sorcières, merveilleux chant barbare dans une enfance sans fées.

Un soir ou un matin au milieu des voitures, une file de prisionniers avec leur couverture sur l'épaule, un regardait le balcon en passant devant, Xon reconnut Canyut, l'ami de mon père et père de mes amis Fernando y Lluis, il me semble qu'ils marchait deux par deux ¿enchaînes? Je ne me rappelle que ma grand'mère eut une crise d'hystérie, qu'elle criait: “mon fils! Aïe! Mon fils! Comme eux...” elle allait se rouler sur le sol, désespérée, mais Xon et mon grand'père la firent asseoir. Moi, j'étais si petite que j'étais incapable d'imaginer mon père comme ces prisonniers, je la regardais paralysée, cette femme hystérique n'était pas ma grand'mère.

Ma grand'mère avait une belle prestance, elle était grande, très grande pour une femme née au XIX siècle, elle devait mésurer au moins un mètre soixante dix, elle était grande dame, vêtue de noir, de satin noir la robe et le pardessus de soie mate, noir aussi, maintenant en le voyant je me rends compte que robe et manteau flous, étaient d'un style 1930 que l'on appelait charleston. Elle était sérieuse et d'une autorité naturelle. Si jamais je l'accompagnais faire les courses, elle n'allait pas au marché, elle allait chez Canivell, une épicerie place de l'Ange, la boutique était splendide, Art Nouveau, les portes, les vitrines, les armaires, le comptoir, et l'entresol, elle débordait d'articles de qualité pour moi et pour l'époque (tout est relatif), Le patron et les employés savaient ce que voulait ma grand'mère, Je ne me souviens que du chorizo qui devait être de Cantimpalos. Elle disait qu'ils la traitaient comme avant guerre même s'ils savaient qu'elle n'avait pas les mêmes possibilités.


 

 


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29 julio 2009 3 29 /07 /julio /2009 17:49

Moisés y la Guerra Civil

 

 

 Por estas puertas de dintel labrado entraban los carros y los machos de los benicarlandos que venían a vender sus hortalizas al mercado de Tortosa.

Hay unos 90 kms entre Tortosa y Benicarló, hoy en la comunidad valenciana, Los payeses descansaban algo en el hostal, cuidaban a los animales y los dejaban en la cuadra hasta que terminaba el mercado y emprendían su viaje de vuelta.

El hostal era tan alto como el antiguo Roser, , tenía habitaciones en sus cuatro pisos. Mi amigo Jaume me dice que Picasso, al ir a Horta de San Joan, hizo noche en Tortosa en un hostal a orillas del Ebro y al lado del puente. Piensa que se trata de éste, puede...

 Mi padre nació aquí, en 1907, el año de la riada, se pasaba la noche llorando “havía pres el día per la nit” y como el Ebro llegaba hasta el primer piso, y mi abuelo necesitaba dormir,  quería echarlo al río.

Papá se reía mucho cuando lo contaba y decía: “hubiera sido un Moisés”. No pensaba, convencido de su buena estrella, que el río era la muerte segura, se veía cruzando el Mar Rojo conduciendo a su pueblo hasta el Sinaï y las Tablas de la Ley.

 Ni mi abuelo le tiró al río, ni mi padre subió al Sinaï.

 Eso sí, toda su vida intentó salvar al pueblo, ya se lo dijo su sargento en la mili, en Tarragona, Al sargento le gustaba ir a tomarse un trago y después de la instrucción “el pecho afuera,desafiando al pueblo” les encargó que limpiaran el patio y se fue. Cuando volvió estaban acabando el trabajo, mi padre apoyado en una escoba distribuía las tareas : barrer tal, regar cual, las hojas ahí, los papeles allá, etc y el sargento se exclamó “Cugat, ¡usted sólo sirve para mandar al pueblo!”

 Papá se valía solo para burlarse de sí mismo y concluía. “Así me encontré comisario político durante la guerra civil.”

 Más tarde seguía: “La primera vez que llegué al frente, me recibió un capitán, a cada bala que silbaba me estremecía y el capitán me asestó “si viene para darles valor y le ven estremecerse ya puede marcharse. Se me pasó el sobresalto de golpe.”

 Poco más sé de su misión tremebunda según los manuales. Su chófer contaba que felizmente cuando llegaban estaba él para ocuparse de donde dormirían y que comerían porque mi padre se metía enseguida en la reunión y se le iba el santo al cielo.

 

 

Moïse et la Guerre Civile

 

 

 Par ces portes aux angles taillés en rond, entraient les charretes et les montures des paysans de Benicarló qui venaient vendre leurs légumes au marché de Tortosa. Il y a quelques 90kms entre Benicarló, aujourd'hui dans la communauté autonome de Valencia, et Tortosa. Ils arrivaient vers cinq heures du matin ils se reposaient quelquepeu dans l'auberge, soignaient les animaux et les laissaient dans les écuries jusqu'à la fin du marché et ils entreprenaient leur voyage de retour.

 L'auberge était aussi haute que l'église du Roser il y avait des chambres dans ses quatre étages. Mon ami Jaume me dit que Picasso, en allant à Horta de San Joan, passa la nuit à Tortosa dans une auberge au bord de l'Ebre et à côté du pont. Il pense qu'il s'agit de celle-ci, peut être...

 Mon père naquit ici, en 1907, l'année de la crue, il pleurait toute la nuit “il avait pris la nuit pour le jour” et comme l'Ebre arrivait au premier étage, et que mon grand'père avait besoin de dormir il voulait le jeter au fleuve.

Papa riait quand il racontait cela et il disait “j'aurais été comme Moïse” Il ne pensait , convaincu de sa bonne étoile, que le fleuve c'était la mort assurée, il se voyait traverser la Mer Rouge et conduire son peuple jusqu'au Sinaï et descendre avec les Tables de la Loi.

 Ni mon grand'père le jeta à l'Ebre ni mon père monta au Sinaï.

 Et cependant toute sa vie il tenta de sauver le peuple. Il poursuivait mon sergent au service militaire me le dit. Ce sergentaimait boire un coup et après l'instruction: “le torse bombé défiant le peupleil les chargea de nettoyer la cour et s'en alla. Lorsqu'il revint ils finissaient la tâche: mon père appuyé sur son balaidistribuait le travail: unteñ balaie, tel autre arrose, les feuilles par ici, ñes papiers par là et le sergean s'écria “Cugat vous ne servez que pour commander le peuple

Papa n'avait besoin de personne pour se moquer de lui même et il concluait: “C'est ainsi que je me suis retrouvé commissaire politique pendant la guerre civile.

 Plus tard il poursuivait: “La première fois que je suis arrivé au front, le capitaine de l'unité me reçut, à chaque sifflement de balle je frissonnais et le capitaine m'asséna: “si vous venez pour leur insouffler du courage et ils vous voient frissonner, vous pouvez déguerpir” Tout à coup plus un frisson.

Je ne sais à peu près rien de plus de sa mission d'épouvante d'après les manuels. Son chauffeur racontait que fort heureusement il était là pour s'occuper d'où dormir et quoi manger, parce que mon père dès qu'il arrivait il commençait la réunion et oubliait les besoins matériels.

 

 

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12 julio 2009 7 12 /07 /julio /2009 00:00



Me gusta ,al  pasar por delante  de lo que es ahora una casa de vecindad, acariciar con mi mano los grandes sillares de esa piedra blanca con vetas rojizas  de la cantera de Tortosa.
En realidad esos sillares son lo que queda de la casa de mis abuelos, un hostal a orillas del Ebro
primero al lado de la iglesia del Roser que estaba a este lado del río, la orilla izquierda, la de la Tortosa romana y antes ibera y que fue trasladada a la otra  orilla, la  derecha,  cuando edificaron el puente.
 De pequeña, en la ventana de la cocina  estábamos al nivel de la rampa del puente por la que pasaba, en aquel entonces,  todo el tráfico de la carretera de Barcelona a Valencia.
Me gusta acariciarlos imaginando que mis manos recubren la traza de las  de mi abuelo o de mi padre que forzosamente un día se apoyaron allí,  la frialdad de la piedra me calienta el corazón.

 Creo que es todo  lo que queda de esta parte de mi familia, Desaparecidos mis abuelos, mis padres,  los tres hermanos de mi padre, dos chicos y una chica, sus cónyuges, ninguno tuvo hijos sólo mi padre, y mi abuelo y también mi abuela  eran hijos únicos. Desaparecida la finca de la Plana en el mar de olivos al pie del Mas de Barberans, finca de la que no sé nada, sólo que mi abuelo iba a ella. Desaparecido l'hostalet de la Mosca, también una finca de olivos a este lado del río, detrás del Coll de l'Alba, hacia Perelló, a ésta he ido en carro de pequeña, en coche cuando empecé a conducir, era la que mi padre más quería, se acordaba de haber jugado en ella allá por los años 1910... y siempre me decía solemnemente que me acordara, que si las cosas cambiaban en España tenía que recuperarla. Desparecida una casa en la calle Sta Teresa. Ésta en los bombardeos, lo demás vendido a los del regimen, los vencedores, porque los vencidos debían pagar los daños de las bombas sin derecho a indemnización, rojos más que rojos. Los vencedores compraban y por milagro recibían la indemnización por un bien que no era suyo cuando cayeronn las bombas de la Batalla del Ebro, la de ¡Ay Carmela!...
Desaprecidos.
Quedan estos sillares...
Me divierte ver como se las arreglaron los nuevos dueños para hacer de los grandes portales del Hostal escaparates. Los miro con la superi
oridad que debe sentir la piedra picada, de ángulos labrados, al ver a su lado el aglomerado artificial  al que llaman terrasso .
Los Cugat eran superiores a los nuevos dueños y les sobrevivirán porque eran
oro de ley,  vencidos pero llenos de la gloria del mármol.
Los sillares desafían al tiempo y me llenan de su fuerza.


***



J'aime, en passant devant de ce qui est maintenant un bâtiment d'habitation, caresser de ma main es grandes dalles de pierre de taille, blanche avec des veines rousses de la carrière de Tortosa.


En réalité cette façade en pierre de taille c'est ce qui reste de la maison de mes grands parents, une auberge au bord de l'Ebre au début tout à côté de l'église du Roser de ce côté du fleuve, la rive gauche celle de la Tortosa romaine et avant ibère, et qui fut trabsferée sur l'autre rive lorsqu'on construit le pont.

Petite, à la fenêtre de la cuisine nous étions au niveau de la rampe du pont, il y circulait, à cette époque tout le trafic de la route Barcelona Valence.

J'aime les caresser en imaginant que mes mainsecouvrent la trace des mains de mon grand'père ou de mon père qui forcément, un jour, s'appuyèrent ici. La froideur de la pierre me réchauffe le coeur.

Je crois que c'est tout ce qui reste de ce côté de ma famille. Disparus mes grand'parents, mes parents, les frères et soeur de mon père, trois, deux garçons et une fille, leurs conjoints, aucun, sauf mon père eut des enfants et mon grand'père et ma grand mère étaient enfants uniques. Disparue la propieté de la Plaine dans la mer des oliviers au pied de Mas de Barberans, propieté dont je ne sais rien, si ce n'est que mon grand'père y allait, Disparu l'Hostalet de la Mosca (l'auberge de la Mouche) une oliveraie aussi mais de ce côté du flauve, après le Col de l'Aube, sur l'ancienne route de la France, vers Le Perelló, j'y suis allée enfant, en charrette, en voiture quand j'ai eu mon permis, c'était celle que mon père préféraitpour y avoir joué enfant vers les années 1910 et il me disait toujours solennement que si les choses changeaient en Espagne je devais la récupérer. Disparue une maison rue Ste Teresa. Celle-ci lors des bombardements, le reste vendue à ceux du régime, les vainqueurs, puisque les vaincus devaient payer les dommages faits par les bombes sans droit à indemnisatin, rouges ... Les vainqueurs achetaient les biens et par miracle ils recevaient l'indemnisation sur un bien qui ne leur appartenait pas au moment où tombèrent les bombes de la Bataille de l'Ebre, celle de ¡Ay Carmela!

Disparus.

Il reste ces dalles ...

Je m'amuse en voyant comment les nouveaux propiétaires se débrouillèrent pour faire des deux grands portails de l'Auberge des vitrines. Je les regarde avec la supériorité que doit ressentir la pierre de taille aux angles ouvragés en voyant à ses côtés l'agglommeré artificiel qu'on appelle terrasso

Les Cugat étaient supérieurs aux nouveaux maîtres et laur survivront parce qu'ils étaient de l'or de bon aloi, vaincus mais pleins de la gloire du marbre.

Les dalles défient le temps et me transmettent leur force.

 

excuse-moi caprices de la technique les photos se sont couchées

 

 
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12 julio 2009 7 12 /07 /julio /2009 00:00



Me gusta ,al  pasar por delante  de lo que es ahora una casa de vecindad, acariciar con mi mano los grandes sillares de esa piedra blanca con vetas rojizas  de la cantera de Tortosa.
En realidad esos sillares son lo que queda de la casa de mis abuelos, un hostal a orillas del Ebro
primero al lado de la iglesia del Roser que estaba a este lado del río, la orilla izquierda, la de la Tortosa romana y antes ibera y que fue trasladada a la otra  orilla, la  derecha,  cuando edificaron el puente.
 De pequeña, en la ventana de la cocina  estábamos al nivel de la rampa del puente por la que pasaba, en aquel entonces,  todo el tráfico de la carretera de Barcelona a Valencia.
Me gusta acariciarlos imaginando que mis manos recubren la traza de las  de mi abuelo o de mi padre que forzosamente un día se apoyaron allí,  la frialdad de la piedra me calienta el corazón.

 Creo que es todo  lo que queda de esta parte de mi familia, Desaparecidos mis abuelos, mis padres,  los tres hermanos de mi padre, dos chicos y una chica, sus cónyuges, ninguno tuvo hijos sólo mi padre, y mi abuelo y también mi abuela  eran hijos únicos. Desaparecida la finca de la Plana en el mar de olivos al pie del Mas de Barberans, finca de la que no sé nada, sólo que mi abuelo iba a ella. Desaparecido l'hostalet de la Mosca, también una finca de olivos a este lado del río, detrás del Coll de l'Alba, hacia Perelló, a ésta he ido en carro de pequeña, en coche cuando empecé a conducir, era la que mi padre más quería, se acordaba de haber jugado en ella allá por los años 1910... y siempre me decía solemnemente que me acordara, que si las cosas cambiaban en España tenía que recuperarla. Desparecida una casa en la calle Sta Teresa. Ésta en los bombardeos, lo demás vendido a los del regimen, los vencedores, porque los vencidos debían pagar los daños de las bombas sin derecho a indemnización, rojos más que rojos. Los vencedores compraban y por milagro recibían la indemnización por un bien que no era suyo cuando cayeronn las bombas de la Batalla del Ebro, la de ¡Ay Carmela!...
Desaprecidos.
Quedan estos sillares...
Me divierte ver como se las arreglaron los nuevos dueños para hacer de los grandes portales del Hostal escaparates. Los miro con la superi
oridad que debe sentir la piedra picada, de ángulos labrados, al ver a su lado el aglomerado artificial  al que llaman terrasso .
Los Cugat eran superiores a los nuevos dueños y les sobrevivirán porque eran
oro de ley,  vencidos pero llenos de la gloria del mármol.
Los sillares desafían al tiempo y me llenan de su fuerza.


***



J'aime, en passant devant de ce qui est maintenant un bâtiment d'habitation, caresser de ma main es grandes dalles de pierre de taille, blanche avec des veines rousses de la carrière de Tortosa.


En réalité cette façade en pierre de taille c'est ce qui reste de la maison de mes grands parents, une auberge au bord de l'Ebre au début tout à côté de l'église du Roser de ce côté du fleuve, la rive gauche celle de la Tortosa romaine et avant ibère, et qui fut trabsferée sur l'autre rive lorsqu'on construit le pont.

Petite, à la fenêtre de la cuisine nous étions au niveau de la rampe du pont, il y circulait, à cette époque tout le trafic de la route Barcelona Valence.

J'aime les caresser en imaginant que mes mainsecouvrent la trace des mains de mon grand'père ou de mon père qui forcément, un jour, s'appuyèrent ici. La froideur de la pierre me réchauffe le coeur.

Je crois que c'est tout ce qui reste de ce côté de ma famille. Disparus mes grand'parents, mes parents, les frères et soeur de mon père, trois, deux garçons et une fille, leurs conjoints, aucun, sauf mon père eut des enfants et mon grand'père et ma grand mère étaient enfants uniques. Disparue la propieté de la Plaine dans la mer des oliviers au pied de Mas de Barberans, propieté dont je ne sais rien, si ce n'est que mon grand'père y allait, Disparu l'Hostalet de la Mosca (l'auberge de la Mouche) une oliveraie aussi mais de ce côté du flauve, après le Col de l'Aube, sur l'ancienne route de la France, vers Le Perelló, j'y suis allée enfant, en charrette, en voiture quand j'ai eu mon permis, c'était celle que mon père préféraitpour y avoir joué enfant vers les années 1910 et il me disait toujours solennement que si les choses changeaient en Espagne je devais la récupérer. Disparue une maison rue Ste Teresa. Celle-ci lors des bombardements, le reste vendue à ceux du régime, les vainqueurs, puisque les vaincus devaient payer les dommages faits par les bombes sans droit à indemnisatin, rouges ... Les vainqueurs achetaient les biens et par miracle ils recevaient l'indemnisation sur un bien qui ne leur appartenait pas au moment où tombèrent les bombes de la Bataille de l'Ebre, celle de ¡Ay Carmela!

Disparus.

Il reste ces dalles ...

Je m'amuse en voyant comment les nouveaux propiétaires se débrouillèrent pour faire des deux grands portails de l'Auberge des vitrines. Je les regarde avec la supériorité que doit ressentir la pierre de taille aux angles ouvragés en voyant à ses côtés l'agglommeré artificiel qu'on appelle terrasso

Les Cugat étaient supérieurs aux nouveaux maîtres et laur survivront parce qu'ils étaient de l'or de bon aloi, vaincus mais pleins de la gloire du marbre.

Les dalles défient le temps et me transmettent leur force.

excuse-moi caprices de la technique les photos se sont couchées

 

 
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Published by maririu - en culture
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