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20 diciembre 2010 1 20 /12 /diciembre /2010 18:25

 

   J'aime bien cette période et je vous l'ai raconté à plusieurs réprises:

  Noël, lumières, fourmillement. 1 et 2 et3 pour 2008

 Un avant goût de Noël pour 2009

 

   Et voilà que ça revient  dans le plus beau des décors: Paris est sous la neige. Enfin tantôt il neige tantôt elle fond et les parisiens pataugent en majorité,  certains skient 

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www.youtube.com

   Les lumières sont toujours là et les passants ont des multiples paquets et les enfants ont des boules de neige pleins les mains et les joues roses mais il y a comme  un flottement.... les terrasses des cafés sont vides, il reste mon pain préféré à midi le lundi ! après deux jours de fermeture !  comme une frilosité, un manque de confiance, un découragement...

   C'est peut être moi qui accumule ces sensations, mais je ne crois pas, je suis en train de me retrouver après un trimestre épouvantable, un trimestre fait d'antichambres et de trajets, un trimestre où je n'avais pas l'impression d'exister.

Enfin je voulais vous raconter plein de choses ...ça viendra j'espère mais là :

Je vous souhaite de bonnes fêtes dans la chaleur douillette du dedans.

P1020598

 

 

 

 

Navidades 2010-12-21


 Me gusta mucho este periodo del año y os lo he contado varias veces:

Referencias más arriba

Y ya vuelve a estar aquí y el hermoso  decorado, París, este año más suntuoso si cabe : París cubierto de nieve.

Bueno tan pronto nieva durante horas tan pronto se derrite (más rápidamente)  y los parisinos chapoteamos, aunque algunos esquían : (cf supra)

 Las luces siguen estando y los transeúntes llevan infinidad de paquetes, los niños con bolas de nieve en las manos ostentan mejillas rosadas …  pero hay como un estremecimiento, algo indefinido flota en el aire* … las terrazas de los cafés están vacías – tienen calefacción y algunas hasta mantas- a mediodía de un lunes después de dos días con la panadería cerrada aún quedaba mi pan favorito (por lo general ya no encuentro después de las 10 1/2)  como si fuéramos frioleros, falta de confianza, desánimo…

Quizás sea yo quien  acumula esas sensaciones, pero no me parece, estoy reencontrándome después de un trimestre espantoso, un trimestre  hecho de antecámaras y de trayectos, un trimestre en el que no tenía la impresión de existir.

 Enfin quería contaros muchas cosas… ya vendrán, espero, pero por el momento:

Felices Navidades en el calor afectuoso de lo interior

 

 

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15 noviembre 2009 7 15 /11 /noviembre /2009 16:59

  les Abbesses

  Montmartre, que va-t-il devenir ?

  Autrefois à l'entrée de mon passage, pressée ou non, je pouvais acheter de quoi manger, à droite il y avait une épicerie, avec un étal de légumes, à gauche une triperie, ensuite une
boucherie, une boulangerie et un marchand de couleurs.
 Je voyais la mère du marchand de couleurs, une dame  très 1900 avec une pellerine
sur sa blouse d'ancienne marchande et un ruban de velours au cou, bavarder un grand moment, avec les tripiers le plus jeunes des deux couples,  les parents et la fille (blondes filasse, la peau fragile  et rougie la mère et la fille  étaient copie conforme -les métiers de boucherie ne fermaient pas leur étal par des vitres- ) et son mari,  un jour j'ai commenté :
  -elle vous aime bien la mère du marchand de couleurs.
  -c'est normal- m'a répondu le jeune tripier- c'est ma grand'mère.
  Dans les années 60 Montmartre c'était cela, un village où tout le monde se connaissait où le fils du marchand de couleurs épousait la fille du tripier, où vous rentriez d'Espagne sans argent français et vous pouviez demander au bar d'en face de quoi payer votre taxi. Sans problème.
 
Tous les matins,  vers 10h, un retraité  vêtu  encore de son bleu d'ouvrier, rapportait une charcutaille  au St Jean pour déjeuner avec le patron, et ils m'invitaient lorsque c'était du travers de porc,  j'y goûtai mon premier travers de porc.
 Le curé de St Jean de Montmartre, l'église, prenait aussi son café, et plus , au St Jean, le bar, avec le menuisier de mon passage, q
uand ce dernier m'invitait à sortir avec lui, le curé me disait qu'il s'en portait garant , l'autre, le menuisier, disait si vous avez le cafard (!!!) vous pouvez m'appeler. Force est de  reconnaître qu'il n'avait grande opinion de lui-même, bon pour lutter contre le cafard. Ce jour-là, cétait un  de ces après-midi de pluie, noirs, parisiens, et je rentrais des Pompes Funèbres où je m'étais renseigné sur le prix des tombes dans les cimetières pour ma concierge, dame que j'aimais beaucoup et qui s'entêtait à vouloir parler de son enterrement.  Je n'ai pas accepté l'invitation du menuisier. pour quoi je vous raconte ça?
 Montmartre c'était un village, pour cela.
 Maintenant à droite de mon passage il y a ça
  et à gauche à la place du tripier il y a çaje peux m'habiller en vitesse et pas bon marché, mais adieu la tomate marmande et la tranche de foie de mes premières soirées!
  Depuis le coin de la rue Ravignan jusqu'à la place Blanche, la rue des Abbesses et la rue Lepic,
enfin le début de la rue Lepic, (les 50 premiers numéros) c'etait un marché: boutiques d'alimentation et marchands des quatre-saisons  se faisaient face et se suivaient, tous très bien achalandés.  Je me souviens d'une marchande des quatre saisons qui ne vendaient que des fines herbes, aujourd'hui j'ai pris du basilic congelé chez Picard.
Nous y venions dejà avec ma mère alors que nous habitions le 9ª,  il y avait de tout et surtout du poisson frais et des vendeurs qui ne s'étonnaient pas que l'on prenne quatre langoustines, une seiche et un demi litre de moules ; les poissonniers n'y comprenaient rien et nous faisaient remarquer que les langoustines se vendaient par kilos, Antonio, de la rue Lepic, il clignait de l'oeil et nous disait paella?
 A cette époque il y avait trois poissonneries, cinq ou sept boucheries et  une boucherie chevaline, trois tripiers, quatre ou cinq charcutiers et je ne sais combien de boulangeries. aujourd'hui  voilà la queue devant une boulangerie, le dimanche il est vrai, il reste une poissonnerie, trois boucheries, un traiteur.
 Si
seulement elles avaient été remplacées par des rotisseries ou "des plats à emporter" il s'agirait d'une autre manière de se nourrir, mais non, en majorité elles sont remplacées par des marchands de vêtements j'en ai compté vingt et neuf,  dans le perimètre du  marché, a peu près cinq cents mètres de de la rue des Abbesses à la place Blanche.
 Je ne compte pas les deux ou trois qui sont rue Joseph de Maistre c'est à dire dans  le prolongement de la rue des Abbesses après le croisement avec Lepic, ni celles qui sont dans la rue des Abbesses mais de l'autre côté du passage et de la place, il y en a encore une demi douzaine.
  C'était la situation en juin 2009 mais là je n'en reviens pas: il y en a encore de nouvelles: quatre en un mois au carrefour de la rue des Martyrs et Yvonne Le Tac il y en a même une BIO comme les légumes
 
 

mais ça ne se mange pas!

Je suis ou ai été coquette, j'aime les vêtements, je deteste être toujours habillée pareil ("vous l'avez vue Madame notre prof de philo? toujours la même robe depuis la rentrée et nous l'avons 9 heures par semaine" me disaient mes élèves de leur prof de philo)
ça n'a jamais été mon cas, j'aime le changement. J'ai une retraite raisonnable, donc il m'arrive de dépenser de l'argent pour m'habiller mais là j'aurais besoin d'un budget illimité!.
 Si c'est le fruit de l'aide à la création
d'entreprise l'innovation est devenue routine
 
En géneral un commerce qui a mal choisi son créneau dure dans les deux ans, il vivote entre les quelques ventes du début, fruit de la curiosité pour les nouveautés, et l'attente des impôts, il n'y en a pas la première année, donc la deuxième ils arrivent et c'est fini! Ça peut être une manière d'avoir de l'argent liquide et net, deux ans ce n'est pas trop mais une cinquantaine de boutiques... ? Ce n'est pas que la population ait disparu, jamais il n'y a eu plus de jeunes couples avec des enfants, ça mange ça, j'admets que ça m'horrifie de voir que les haricots se vendent équeutés, mais bon  c'est plus digest que le velours ou la polyester.
 Mais la,
ça frôle la catastrophe! C'est la dernière apparition, ou disparition, mon serrurier, l'artisan rare et précieux, vous êtes à la porte, par jour de pluie, vous devez partir et le sécrétaire qui abrite votre passeport ne s'ouvre pas etc etc, à deux pas de la maison, rue de la Vieuville, la rue des artisans, le fumiste, le serrurier et le plombier et bien voilà, une nouvelle offre de vêtements.
  Quelle chance! je pourrai toujours m'acheter un manteau pour passer la nuit à la belle étoile!



XXX

 

MONTMARTRE, les Abbesses

      

¿qué será de él ?

Antaño antes de entrar en mi passage, con prisas o sin ellas, siempre podía comprarme algo para comer, a la derecha había una tienda de  ultramarinos, con especies y verduras, a la izquierda una tienda de asaduras, luego una panadería, una carnicería, y una droguería.
 Veía a la madre del droguista, una anciana de traza dama francesa de antes de la guerra con una mantellina por encima de su bata de tendera y una cinta de terciopelo en el cuello, charlar muchos ratos con los de las asaduras, sobre todo con la joven pareja.  Eran dos parejas los padres y la hija (madre e hija, rubias de cabellos de estopa, el cutis frágil y rojizo,- los oficios de alimentación, hasta hace poco, no cerraban su parte delantera- eran copia conforme) y su marido, un día lo comenté:

 -a la madre del droguista le gusta  su  compañía.

 - es normal- me contestó el joven tendero- es mi abuela.

En el año 1961, cuando vine a vivir aquí, Montmartre era eso, un pueblecito en el que todos se conocían, en el que el hijo del droguista se casaba con la hija del tendero de asaduras, en el que volvías de España sin dinero francés y podías pedir al bar de enfrente para pagar el taxi. Sin ningún problema.

Cada mañana un jubilado vestido aún con su mono de obrero, hacia las diez, traía fiambres de la charcutería vecina para desayunar con el amo del St Jean, el bar de enfrente, los días de asueto (sin escuela) me invitaban, bueno cuando era "travers de porc" = los extremos del costillar de tocino, la primera vez fue a causa de mi extrañeza, no sabía lo que era, así se creó la costumbre. 

El cura de St Jean de Montmartre, la iglesia, tomaba su café y algo para bautizarlo, en el St Jean, el café, con el carpintero de mi passage y cuando éste último me invitaba a salir con él, el cura me decía que él lo “avalaba”. El otro, el carpintero, insistía, si un día está Ud triste puede Ud llamarme, hay que reconocer que la opinión que tenía de sí mismo no era vanidosa, sólo capaz de consolar con la melancolía. Y eso me lo decía una de estas tardes lluviosas, negras, parisienses, yo volvía de la Funeraria del 18 adonde había ido a informarme del precio de las sepulturas en los cementerios parisinos para mi portera, dama que yo quería y que testaruda se empeñaba en querer pagar su entierro antes de morir. No acepté la invitación del carpintero, ¿por qué os lo cuento? Montmartre es un pueblo, y hoy día mi portera está enterrada al lado de la Dama de las Camelias.

Ahora a la derecha de mi passage hay esto: (cf más arriba)

Y a la izquierda esto (idem ), puedo vestirme aprisa y corriendo, no  barato, pero ¡adiós tomate con ajo y perejil e hígado !

Desde la esquina de la calle Ravignan, la del Bateau Lavoir de  Picasso,  hasta la plaza Blanche, la del Moulin Rouge, la rue  des Abbesses y la rue Lepic, los 50 primeros números de la rue Lepic eran un mercado: tiendas de alimentación y “marchands des quatre saisons =unos carritos con verduras que se llamaban de las cuatro-estaciones, enfrente unos de otros, todos muy bien aprovisionados. Me acuerdo de uno que vendía fines herbes desde el ajo hasta la hierbabuena según la estación y eso en plena calle, sin ninguna comodidad, hoy he comprado albahaca congelada en Picard.

 Ya veníamos aquí con mi madre, la familia vivía en el distrito 9 el pie de la Butte, es decir de la colina de Montmartre que está en el 18. Veníamos sobre todo a por el pescado, había tres pescaderías y queda una, había sobre todo vendedores a los que no extrañaba que  compráramos medio litro de mejillones (se compran a litros) cuatro camarones,  cuatro gambas y una sepia , los pescaderos no lo comprendían y nos replicaban que eso se compra a kilos, el Antonio de la calle Lepic guiñaba el ojo y nos decía ¿paella

Además de las pescaderías había lo menos siete u ocho carnicerías, una de ganado caballar, otras tantas charcuterías y no sé cuantas panaderías. Quedan tres carnicerías y una charcutería

Ahí tenéis la cola hoy domingo, en una panadería. Si hubieran sido reemplazadas por  rôtisseries, carne al ast y platos preparados la mayor parte franceses o chinos pero también japoneses, italianos,  griegos se trataría de otra manera de alimentarse pero no, en mayoría  en su lugar hallamos tiendas de ropa en el perímetro del mercado, unos quinientos metros de Abbesses a Blanche  conté veintinueve tiendas de ropa, sin contar los dos o tres de la calle Joseph de Maîstre es decir la prolongación de Abbesses después del cruce con Lepic, ni las que están del otro lado de la plaza des Abbesses, al otro lado de mi passage deben haber media docena.

 Pero esa era la situación en Junio de 2009, hoy no salgo de mi asombro  siguen aumentando : cuatro en un mes en el cruce de la rue des Martyrs con Yvonne Le Tac, hasta hay una BIO y eso que no es comestible.

 Soy o fui coqueta, me gusta la ropa, odio ir siempre igual (“ ¿ha visto, Madame, a nuestra pprofesora de Filosofía ? siempre el mismo vestido desde el primer día de clase y tenemos clase con ella nueve horas por semana”) me decían mis alumnos nunca fue ése mi caso, me gusta el cambio. Tengo una pensión razonable, puedo gastar algun dinero para vestir, pero para todas esas tiendas necesitaría una pensión ilimitada y eso sin salir de mi barrio , que también…

 Si es fruto de las ayudas a la creación de empresas, la innovación se volvió rutina.
 Por lo general un comercio que escogió mal su puesto y su especialización dura poco más o menos dos años, malvive al principio con las primeras ventas fruto de la curiosidad y pasa el año a la espera de que caigan los impuestos el segundo año, llegan y ¡se acabó! Pueden declararse en quiebrs, puede ser una manera de tener dinero limpio… dos años no es mucho pero ¿una cincuentena de tiendas?

No es que la población del barrio haya disminuido, al contrario nunca hubo tantas parejas jóvenes y tienen nmucho niños, en francia la natalidad no tiene problemas. Comen aunque me horrorice cuando veo que commpran judías verdes ya despuntadas, pero es más digestible que el terciopelo o el poliester.

 Y donde ya estamos al ras de la catástrofe es ante la última desaparición, mi cerrajero, un artesano raro y precioso porque si te hallas en la calle   un día de lluvia o que tienes que salir de viaje y el secretario que abriga tu pasaporte no puede abrirse etc. etc. hasta ahora a dos pasos de mi piso, en la rue de la  Vieuville, una calle de artesanos, el deshonillador,  el cerrajero y el electricista y el fontanero,  pues se acabó…  mirad ahora.

¡qué suerte! Podré comprarme un abrigo para pasar la noche a la intemperie.

.




 perdonad el retraso

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22 octubre 2009 4 22 /10 /octubre /2009 17:03
 Paris automne 2009 nºII

Voilà mon passage après les pluies, les éboueurs et les agents plus rien du sous-monde
rien du chantier, rien des tentes, rien des cartons,  mais rien des hommes non plus.

Un matin vous descendez et ... plus rien, tout est changé, vous habitez à nouveau un passage montmartrois digne et propre, même chic. Les jeunes qui ne voulaient pas être pris en photo l'autre jour avaient raison, il y avait une ou plusieurs propiétaires, oh pardon on dit "copropiétaires" ça fait réunion démocratique, le CO comme Compagnie pour la valeur acquise de la propiété.
Et maintenant les motards enfin le MOTARD peut se garer tranquille.
 

 Aucune nouvelle par contre des habitants de la rue au sens propre,. les uns ont-ils atteint leur El Dorado? certainement pas, les autres, mon jeune constructeur, (qui, j'en conviens,  avait raison de se méfier des photos) où est-il ?
Ce matin j'entendais une balayeuse dire à l'autre: ils sont partis. J'ai l'impression qu'ils nous manquent en tout cas ils me manquent.

Et pourtant je n'ai rien fait pour eux quand ils étaient là.

XXX


París Otoño 2009 II




Ahí tenéis mi passage, después de las lluvias, los basureros , los agentes, no queda nada del submundo, nada de las obras, nada de las tiendas de campaña, nada de los cartones, pero tampoco nada de los hombres.
Una mañana una (yo) baja para to
mar su café, comprar su diario y no encuentra nada, todo está cambiado, vuelves a vivir en un passage parisino digno y limpio y hasta se puede decir chic, y como es Montmartre turístico. Los jóvenes que no querían que les fotografiara el otro día tenían razón, había una o varias propietarias, perdón debo decir "co-propietarias" el "co" de compagny hace reunión democrática por el valor acquerido por la santa propiedad, claro está.

Y ahora los moteros, no el MOTERO puede aparcar tranquilo.
No hay noticia alguna de los habitantes de la calle propiamente dicha, unos ¿han alcanzado su El Dorado? seguramente no,

¿dónde están los demás? ¿mi joven constructor? Tengo que decir que tenían razón de desconfiar de las fotos. Esta mañana oía decir a una barendera "se han ido" Parece como si los encontraramos a faltar. En todo yo los echo de menos.

Sin embargo no hice nada cuando estaban aquí.
 

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18 octubre 2009 7 18 /10 /octubre /2009 11:36


Paris automne 2009

 

 

 Aujourd’hui,  lundi 5 octobre, premier jour de pluie sur Paris,  nous, les parisiens, sommes si naïfs que cela nous a surpris ! Nous regardons le ciel,  l’air tout étonné, des vêtements d’été et des chaussures à trous,  nous  regardons nos pieds, nous nous regardons, nous sommes bouche bée, comme s’il ne pleuvait jamais sur Paris!

Je me rappelle comme le soleil m’a manqué les premières années, comme il me manque encore, et la grisaille qui envahissait ma chambre à l'hotel meublé, à Vincennes. La première année nous avons vécu en hotel meublé cela m'amuse cette expression comme si les palaces n'étaiten pas meublés! l'art de l'eufémisme si cher à la langue française

Le soleil une lumière éclatante, pas un soleil blanc, un soleil jaune d’or, rendant les ombres lumineuses et le malheur  supportable, presque, en tout cas la misère. Alors, quand j’entendais célébrer la pluie, j’étais,  et je suis, choquée, des images lumineuses, éclatantes, couleur de sable chaud m'apparaissent .

 Je veux bien aimer la pluie, surtout le son de la pluie sur le toit de tuiles de la Muntanya,  une pluie de grosses gouttes accompagnée d’éclairs et de tonnerre…  chez moi dans la lointaine Tortosa… une horreur cette eau-ci  aucun son, sans visibilité, de l'eau que l’on ne voit ni n’entend, il brouillasse dit-on en french, du côté   de la mer cantabrique en Espagne, on l’appelle calabobos,  « trempe-imbéciles » et… c’est moi qui suis trempée !

Ce que je ne supporte pas, en fait , c’est cette lumière grise, ciel bas   le grisâtre à hauteur des sourcils, on a l’impression de marcher coincé entre un sol gris noir de goudron humide et une masse de ouate grise, gris moyen. La mode étant au noir des espérances perdues je ne vous dis pas l’effet sur l’âme méditerranéenne de ce pauvre être que je suis, hère plutôt mot qui vient de l’allemand seigneur et signifie "homme, enfin femme, misérable, épave", c’est vous dire comme je me sens.

 Et de deux, aujourd’hui,  mardi 6 octobre, c’est encore plus pluvieux et plus gris que hier, il y avait, hier,  comme une joie d’herbe qui a soif et qui va boire, mais aujourd’hui ! tout le plomb de mes souvenirs, et de mes soucis.

Quand on entre dans le passage on voit la façade de mon immeuble,  on tourne, double angle droit, et on aperçoit les escaliers. C’est le côté où donnent mes fenêtres et la nuit j’aperçois sur un palier des escaliers de la butte, qui pour une fois n’étaient pas « durs aux miséreux »,  un matelas, deux dormeurs dans deux duvets élimés dormant à la belle étoile, une autre sorte de pauvres hères,  migrants à la recherche de El Dorado.

Moi je venais à la rencontre de mon père, et sans le savoir à la rencontre de la culture et de la liberté,  l'égalité et la fraternité, elles, ne sont présentes que sur les frontons des édifices.

En ouvrant mes fenêtres ce matin la pluie  plus gris plomb que jamais, et le matelas jeté en bas des marches, l’ont-ils jeté de rage? ils ont quand même couché sur le palier mais à même le sol,   le matelas ne pourra plus sécher, il pleut trop souvent.


La ville prend peu à peu ses quartiers d’hiver. En rentrant d’Espagne j’ai trouvé que mon passage  avait des allures de Cour des Miracles, les jeunes SDF ont agrandi leur villa je vous en ai dejà parlé en juin :

http://dicietdela.over-blog.com/article-32118065.html

   La voilà sous le soleil de Septembre  lui ont ajouté un salon d’été à l’aide d’un fauteuil en mousse d’un bleu et vert  devenu brunâtre,  un banc d’école et côté chaussée un bureau d’école un peu cassé présentant un cendrier et un pot de géranium.

L’après midi ils ont de la visite c’est ce qu’ils m’ont répondu quand je leur ai demandé s’ils  étaient trois à présent « il est en visite. » A ces trois jeunes gens deux blonds et un brun, s’ajoute une dame qui conserve avec sa natte poivre et sel, son pantalon de bonne coupe, un air distingué, venue à moins si je traduis l’expression espagnole, et il y vient aussi un vrai clochard, ivrogne, à allures d’artiste qui le soir couche à la porte du passage à l’abri de la porte cochère,  et plus si l’occasion se présente.

 Un peu plus loin des jeunes entre collégiens et lycéens en vacances ou…  qui se retrouvent là comme sur les parkings de HLM ils rapent, fument… rigolent,  se battent, quelques minettes en mal… de joint ou d'amour???

Mais  la pluie a dispersé pas mal de monde, trempé le fauteuil en mousse brunâtre comme le matelas. Ce jeune homme, constructeur de vocation, le brun me donne espoir en l'Humanité. Il faut du courage pour essayer de rendre confortable sa situation et celle de ses amis! Avoir des amis, converser  c'est une lueur d'espoir.  


 

 

 

*les jeunes gens en promenant à Montmartre qui apparaissent sur la dernière photo n'ont rien à voir avec le thème

  Los chicos de esta foto, que pasean por Montmartre,  no tienen nada que ver con los de mi texto

xxx

Paris otoño 2009

Hoy, lunes 5 de Octubre, primer día de lluvia en París, nosotros, los parisinos, somos tan ingenuos ¡que nos sorprendió! Miramos el cielo con asombro, vestidos de verano y calzados con sandalias, ,nos  miramos  lod pies, nos miramos, boquiabiertos, ¡cómo si nunca lloviera en París!

 Recuerdo como echaba en falta el sol en los primeros tiempos, como aún hoy, sesenta años después, lo echo en falta y recuerdo el gris pardo que invadía mi habitación de hotel “meublé, en Vincennes3 habitaciones una cocina instalada en la de mi hermano. El primer año vivimos en un meublé, ”= amoblado expresión que me divierte como si los “palaces” no tuvieran muebles, el eufemismo en la lengua francesa es un arte..

El sol con una luz deslumbradora, no un sol blanco, un sol de amarillo dorado, que hace las sombras luminosas y la desdicha soportable, casi,, por lo menos la miseria. Así que cuando oía celebrar la lluvia sufría y sufro, un impacto y surgen  imágenes claras, luminosas, resplandecientes de color de oro cálido.

La lluvia me gusta,no me sabe mal, sobre todo el sonido de la lluvia sobre las tejas de La Muntanya, una lluvia con goterones, rayos relámpagos y truenos acompañándola… en casa en la lejana Tortosa….  Esta agua, aquí en Paris es un horror, ningun sonido, ninguna visibilidad, agua que ni se ve si se oye, en french dicen que “brouillasse” (verbo formado a partir de la palabra niebla=brouillard) hacia el Mar Cantábrico la llaman “calabobos” y soy yo ¡la que resulta calada!

Lo que no soporto, en realidad, es esa luz gris, cielo bajo, lo pardo a la altura de las cejas. Una tiene la impresión de andar pillada entre un suelo gris-negruzco de alquitrán húmedo y una masa de guata parda. Como la moda es el negro de las esperanzas perdidas no les digo el efecto sobre el alma mediterránea del pobre ser que soy,   hère palabra francesa que viene del alemán “señor” y significa restos ruinas, náufrago. Es deciros como siento bajo el cielo bajo.

Y dos, hoy martes 6 de Octubre, el día está aun más lluvioso y más gris que ayer. Ayer había como alegría de hierba con sed que siente venir la bebida, pero ¡hoy! Todo el plomo de mis recuerdos y de mis inquietudes.

Cuando  se entra  en el passage se ve la fachada de mi casa, si se da la vuelta, doble ángulo recto se divisan las escaleras. A ese lado dan mis ventanas, por la noche veo en una planta un colchón y dos cuerpos envueltos en sacos durmiendo al cielo raso.¡Raso!, Dos pobres seres, emigrantes en busca del Dorado.

Yo, venía al encuentro de mi padre y sin saberlo al encuentro de la cultura y la libertad. La igualdad y la fraternidad solo existen en el frontón de ciertos edificios.

Al abrir mis ventanas esta mañana la lluvia más color de plomo que nunca y el colchón tirado al pie de los esclones, ¿lo lanzaron de rabia? Durmieron echados en el descansillo de adoquines, el colchón ya no se secará, sigue lloviendo. 

La ciudad va tomando sus hábitos de invierno. Al volver de España hallé que mi passage tomaba el estilo “cour des Miracles*” ( patio del Hampa parisina en la Edad Media) Los jóvenes sin techo agrandaron du dominio. Ya os hablé de ellos en Junio*

 http://dicietdela.over-blog.com/article-32118065.html

Le añadieron un patio, slón de verano con la ayuda de un sillón azul y verde, ahora pardusco, de espuma un banco y un despacho de escuela algo roto que presenta un cenicero y un tiesto de geranios.

Por la tarde tiene vsisitas. Fue lo que me respondieron cuando les pregunté si ahora eran tres “está de visita” A estos tres jóvenes, dos rubios y uno moreno, se juntan una dama que con su gruesa trenza entrecana y un pantalón de corte de sastre conserva cierta elegancia venida a menos, y también un verdadero clochard, borracho com melena de artista . Duerme, éste en la entrada del passage   bajo la bóveda.

Algo más lejos mozos entre colegial y estudiante, estarán de vacaciones y aquí está su punto de encuentro como en los parkings de las ciudades satélite. Cantan o componen Rap, fuman, juegan, riñen y se ríen. Ah algunas mozas buscando un pitillo o un amor.

Pero la lluvia dispersa este ambiente o ambientillo, ya no se sienta nadie en elel sillón pardusco calado de lluvia como el colchón.

Ese  mozo, el moreno,  constructor de vocación, me da esperanzas para la sociedad, hay que tener valor para intentar hacer acogedora su situación y la de sus amigos. Tener amigos, dialogar, conversar muestra un rayo de esperanza.

 

 

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15 julio 2008 2 15 /07 /julio /2008 15:19
Paris, la rue... aux fumeurs


 Il fut un temps lorsque vous croisiez quelqu'un, tout seul dans la rue, et que vous le voyiez gesticuler et parler vous vous disiez "pauvre homme! pour être dans cet  état que lui est-il arrivé ?" et à partir de là, vous échaffaudiez mille histoires, peines d'amour, peines d'argent, maladies, deuils, tout y passait.
 A un moment donné vous avez trouvé que ça se multipliait, et vous vous êtes aperçue que vous retardiez, en fait il téléphonait, ils téléphonaient tous, les jeunes et les vieux, les filles et les garçons, et vous vous êtes amusée à observer leur mine, vous deviniez à l'autr bout de fil (invisible, le fil) le client, le patron, l'épouse, la maîtresse, l'amant . Des mines qui autrefois étaient reservées à la plus stricte intimité maintenant on les promène dans la rue, ce jeune homme sourit avec une tendresse charmeuse et savoure ce qu'on lui susurre à l'oreille, cet autre fait tout pour être accueilli il propose un plan mirifique et ferme son portable fier comme dartaban, le donjuan en marche...
 Depuis cette année une nouvelle espèce a remplacé un autre stéréotype parisien: au pied des immeubles au seuil des portes, sur les trottoirs la silhouette qui attendait le passant faisant le pied de grue, fille ou garçon n'est plus ce qu'elle est supposée être; elle ne vous dira plus "tu montes chéri" c'est fini ou presque maintenant c'est simplement un FUMEUR, travailleur prenant son moment de repos pour se livrer à son vice: fumer, en  téléphonant ou le contraire:
Maintenant si vous rentrez dans un café vousne serez pas ennuyé par la fumée vous dégusterez sainement votre plat du jour qui sentira ce qu'il est, boeuf bourguignon ou foie au vinaigre de sidre, et en plus vous pourrez choisir votre place, ce n'est pas la place qui manque.
 En revanche à la terrasse pas une chaise, qu'il fasse beau ou qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il neige (cette dernière option je n'ai pu lavérifier, ce sera l'année prochaine) les terrasses sont bondées et il y a des bistrots qui ont inventé le tonneau-cendrier mais là j'ai raté la photo...
 Voilà le même jour en une heure de temps les terrasses de mon quartier:de l'autre côté de la butte,agle MontCenis -Caulaincourt,
 
Le Zèbre, rue Lepic











et rue des Abbesses


Il me semble que nous sommes loin d'obtenir ce pour quoi la loi

" Interdit de fumer dans les lieux publics"

a été conçue!

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19 octubre 2007 5 19 /10 /octubre /2007 18:12

Paris vit sur un air de grève


Ce matin il ne devait pas y avoir de problème tout  était rentré dans l'ordre, il y avait des sondages qui le disaient: les français dans leur grande majorité était hostiles à cette grève; donc j'en avais conclu qu'en affrontant la traversée de Paris pour rejoindre la Pitié-Salpëtrière en partant de Montmartre j'allais en entendre des vertes et des pas müres et peut ëtre en prononcer.
Eh bien non,
                               
rien  rien rien rien!

Et pourtant je suis restée plus d'une demi heure place Pigalle à attendre le 67 et nous étions nombreux.
Ne voyant rien venir j'ai marché jusqu'à St George, j'ai aperçu un 74 bloqué par une benne à ordures dans la rue La Bruyère et quand une dame allait se décourager et partir ...nous étions plusieurs à la retenir et le 74 est arrivé et nous étions serrés mais serrés!!! et pas un mot plus haut que l'autre on cède même une place à la vieille femme que je suis.
L'arrêt du bus est de l'autre côté du feu et celui du 27 que moi et d'autres voudrions tenter d'avoir de ce côté eh bien: contrairement au règlement et sans qu'on lui demande le chauffeur nous indique que nous pouvons descendre par l'avant!
parhdvl1.jpg
Le 27 n'arrive pas mais un 85 nous embarque dans la direction. Une dame monte à l'avant dernier arrêt et raconte qu'elle marchait depuis... et n'a vu aucun autobus on lui montre qu'il y en a en sens contraire (je pense que ça dépend de la situation de leur dépôt) et on continue ... A Luxembourg on voit poindre un 27 et on monte dans la bonne humeur. A Gobelins rebelotte il nous arrête, là j'exagère il n'a pas besoin de nous arrêter vu que nous piétinons depuis belle lurette donc on descend pour monter dans un 91 qui tarde ce qui nous permet de rassurer la dame avec valise qui s'inquiète:"est-ce le bon sens pour la Gare de Lyon?" on ne lui a même pas dit si elle croyait qu'elle aurait un train!
En fait les parisiens avaient ce matin l'humeur causante et solidaire des jours de soleil et pas que dans les transports, cela a continué à l'Hôpital les infirmières s'empressaient qu'on était courageux elles allaient tout faire pour qu'on puisse s'occuper de nous malgré le retard et elles l'on fait et les médecins avaient eux aussi jonglé avec vélos, autobus et bonnes volontés.P1000240.JPG
En fait si,  j'ai entendu quelqu'un râler un patron de bistrot il  disait: "mais qu'est-ce qu'il nous emm..... est-ce que l'on en entend parler du compagnon du maire de Paris? on l'a jamais vu et  ...."

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Published by maririu - en paris
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