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3 junio 2007 7 03 /06 /junio /2007 06:20

je ne vous avais pas dit que l'Art était mon dieu
, vous avez pu voir que la Littérature m'accompagne, je vous parlerai un jour du cinéma il m'a formée ou initiée à un peu tout, par exemple:
Spellbound (1945)(et je l'ai vu avant 1949 j'en suis sûre, c'était en Espagne)
La maison du Docteur Edwardes d'Hichtcok
et ses images de rêve conçues par Salvador Dali m'ont sensibilisée
à la psychanalyse.
Mais là j'ai besoin de vous parler de peinture et je ne sais par où commencer
- vous dire que quand cela ne va pas je prends mes cliques et mes claques (!?) ferme la porte et me retrouve devant des tableaux. A Paris c'est facile mais ailleurs aussi... je ne vais jamais dans des trucs genre Maldives, Caraïbes, et autres Honolulu plus de quelques heures, mes cocotiers c'est un Gauguin.

-longtemps j'ai cru que tenir un pinceau était un bonheur qui m'était interdit, alors j'ai compensé j'ai regardé, beaucoup regardé, j'ai écouté et pensé que moi je ne saurais jamais dire en avais-je le droit d'ailleurs? et puis je me suis lancé, j'ai osé, j'ai discuté, j'ai fait visiter, j'ai commenté en public, le trouble (honte, pudeur... fierté?) le jour où je me suis aperçue que d'autres que mes élèves, des adultes, suivaient mon groupe lors de notre visite d'une exposition Picasso au Grand Palais, celle du centenaire je crois. Et puis j'ai continué, Picasso aurait aujourd'hui 26ans de plus et moi je continue, allez voir l'exposition du Musée Picasso si vous m'en croyez vous découvrirez que la Carmen de Picasso s'appelait TORO, Espagne, ou artiste et son modèle qu'elle s'appelait surtout peinture

-Je suis convaincue maintenant d'avoir réussi à transmettre cet amour de la peinture que j'avais en moi, j'ai des preuves!

-et puis un jour de retraite j'ai pris le pinceau par la tangente
ma nullité proclamée par "ma famille"depuis ma plus tendre enfance (on a beau être initiée à la psychanalyse...!!!) m'interdisait l'huile donc je me suis inscrite à un cours de peinture sur soie, un cours pas une activité de club du 3eme âge!, celui de Lydie Ottelart  et depuis je ne visite plus les expositions, je ne vois pas les tableaux de la même manière, avant j'étais assez bloquée devant le faire du peintre.

Enfin je vous joins 2 ou 3 oeuvres:



"paitsage tortosi", batik P2160043.JPGeauP1000209.JPGreflets/eaux

"du côté du Delta de l'Ebre"
Imagen-2005-009.jpgP1000104.JPG
kimono "Okou Chan"acuarelle





foulard
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Published by maririu - en culture
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19 mayo 2007 6 19 /05 /mayo /2007 18:14
Le prétexte

J'ai reçu un questionnaire, plus précisement une demande de réponse à ce questionnaire:

Les quatre livres de mon enfance

Quatre écrivains que je lirai (et relirai) encore

Quatre écrivains que je ne lirai probablement plus

Quatre livres que j'emporterais sur une île déserte

Les 4 (X4) derniers mots d'un de mes livres préférés

Les 4 premiers livres de ma liste de livres à lire (ou à relire)

Voilà, tu n'as plus qu'à plancher...

me disait-t-elle, alors je crée un blog pour répondre à cette injonction! Comme vous pouvez voir je suis genre obéissant. Donc voilà:
 

biblioth--que-du-British-Museum-P1000055.JPG

Les quatre livres de mon enfance

Mon enfance dans un monde si lointain, pour vous si inconnu : (je souhaite qu'il le reste, que vous n'ayez pas à vivre ça) le franquisme. Nous avions peu à manger, plus d'eau courante, alors des livres!

Je me rappelle mon étonnement et ma joie quand on a déterré le coffre de livres de mon père qui, lui, était en prison, j’ai dévoré tout! ce dont je me souviens c'est d'avoir lu en cachette un roman en catalan. J’ai compris plus tard que ce qui faisait tiquer ma mère c’est qu’il était catalogué porno ; je ne me rappelle pas le titre, je ne peux rien vérifier, mais il n’était pas hard je vous assure! si je m’en souviens c'est parce que j’avais appris à lire en espagnol (castillan), que je n' avais jamais vu de livres en catalan (interdits),que je parlais et parle encore un catalan dialectal et que j’ai eu beaucoup de mal.

Il y a eu vers 1942 je crois une BD enfin ce que l’on peut appeler une BD pour les garçons en noir et blanc (évidemment, ne dites pas déjà) « El Caballero del Antifaz » : il s’agissait d’un chevalier chrétien qui allait dans l’Espagne musulmane sauver sa Belle, c’est l’idéologie d’Aznar donc de son imitateur de ce côté-ci des Pyrénées, celle de Franco qui avait mené en 1936/39 une croisade contre les nouveaux infidèles, la Repùblica, mais c’était superbe! pour moi ça parlait d’amour et je tannais mon frère pour qu’il me le passe, j’adorais.

Dans les livres de mon père il y avait les œuvres complètes de Shakespeare, je lisais et relisais, je me souviens plus du Roi Lear et d’Othello que de Roméo et Juliette. Le sentiment tragique de la vie, j’y suis fidèle, je crois.

P1000290.JPGEt il y avait "Las mil mejores poesias de la lengua castellana " je l’ai encore, je l’ai beaucoup lu. Mes grand’parents paternels, chez lesquels nous allions tous les dimanches, nous faisaient réciter des poèmes, ils nous rétribuaient et c’était notre argent de poche, je leur dois mon amour de la poésie et ma prodigieuse mémoire, j’ai gagné un douro ( 5ptas, le salaire de beaucoup à l’époque) en récitant « La cancion del Pirata » d’Espronceda, l’hymne du romantisme espagnol.

Quatre écrivains que je lirai (et relirai) encore)

Je ne peux me limiter à quatre, à mon âge j’ai droit à plus, en fait je ne vois pas pour quoi vous me limiteriez, moi je ne peux pas, ça dépend de l’air du temps, de l’herbe tendre…Voilà un résumé : comptez les 4 par plaisir de lire essentiels , 4 par…choc je vous les recommande ceux là,

Le plaisir de lire

1-Cervantès : Le Quichotte Don Quijote, Cervantès encore les Nouvelles Exemplaires, Cervantès encore théâtre.

P1000294.JPG

2-Homère : L’Odyssée je n’aime pas l’Iliade.

3-Stendhal : La Chartreuse de Parme ou peut être Lucien Leuwen ? non La Chartreuse.

4-Leopoldo Alas Clarin : La Regenta Leopoldo ALAS "Clarin",
(LA REGENTE. Ed. Fayard ; traduction Yvan Lissorgues et al.)

Quatre non 5, non 6, non 7 chocs

A) GeorgePerec : Les choses
-Lu en février66 (paru en 1965) j'y ai trouvé le vide tragique de la société de co
nsommation, dejà!

B) Nathaniel Hawthorne : La Lettre écarlate
-Paru vers 1850, ce qu'est le destin des femmes, la tragédie du fanatisme.

C) Henry James : La Bête dans la jungle
-ce qu'est la peur de vivre

G) Michel Butor : La Modification
- le choc de la forme, de l'écriture, la tragédie du Temps

D) Soljenitsyne : Une journée d'Yvan Dinossewitch

-la tragédie du socialisme soviétique

E)Nadine Gordimer : Histoire de mon fils
- la tragédie de l'Apartheid

F) J. M. Coertzee : Disgrâce
-la tragédie humaine

Je pourrais en rajouter des tonnes ! quatre par étape de vie, quatre par langue ou pays, quatre...quatre par genre, car je lis aussi de la poésie et du théâtre et de l'histoire et de la philosophie et de la politique!

Quatre écrivains que je ne lirai probablement plus

Les surfaits, commerciaux préfabriqués et mal écrits genre Code da Vinci, les exotiques imitateurs des littératures indigènes : Luis Sepulveda, les franco français je me regarde dans le nombril, jeune fille parturiente et autres vedettes à la mode-Tele ça en fait plus de 4 mais je ne retiens pas les noms qui n’en valent pas la peine à moins que le matraquage aille jusqu’aux couloirs du Musée du Louvre ou que des amis me recommandent « cet auteur qui connaît si bien l’Amérique Latine… » mon œil ! un mélange d’Hemingway et de Garcia Màrquez+Vargas LLosa en pâle imitation croco.

Et je ne suis pas bégueule je relis toujours Conan Doyle, Simenon, Agathe Christie, Zevaco, les sœurs Brontë, Rebecca, Autant en emporte le Vent, et certains romans à l’eau de rose. Il fut un temps où, dans le trajet en train interminable (450km/8h une journée) j’en lisais cinq, achetés à la frontière, et du coup je n’étais pas dépaysée par mon année d’absence quand je retrouvais ma cousine et ses amies, qui évoluaient dans et avec l’Espagne et ses Corin Tellado. Je vous l’ai dit, je lis les morceaux de journaux qui enveloppent les légumes, mais les encensés du show business non. Je me méfie comme la peste de la mode en lecture, comme en cinéma et même en Mode !

Ce qui se prépare, ou se fait, et que je ne lirai pas : j’ai, en Catalogne, un ami écrivain, obligé d’être huissier pour gagner sa vie, ça y est ! ça décolle pour lui, il va être connu internationalement, ( ?!) simplement : A. Bacells la plus grande agent littéraire de Barcelona lui a signé un contrat avec traductions et tout et tout, le livre n’était pas écrit à mon dernier voyage en février mais les contrats étaient signés, la promotion avait commencé dans les Médias, pas simplement en Espagne. Le sujet : le mystère Gaudi attention c’est de la fiction, pas un livre d’art! C’est la culture qui rapporte, de la pas assistée... Et là-dessus vous en savez plus que moi : je ne savais rien de Marc Lévy quand j’ai lu le questionnaire de Pascale, là je le connais, il était à « on a tout essayé » donc je suppose qu’il va passer à tous les autres talk.

Quatre livres que j'emporterais sur une île déserte

Sur une île déserte j’emporte de l’ironie et du rêve ni du noir ni du compliqué :

Don Quijote de Cervantes

Lumière pâle sur les collines de Ishiguro

El corazon helado de Almudena Grandes ma dernière passion

La Vierge froide et autres racontars de Jörn Riel, ou n’importe quel livre de ce danois qui vous met en scène et en rires le Groenland.

Et de la poésie : La Fontaine ou Jorge Guillén ou Miguel Hernandez ou Machado ou Lorca ou René Char...

En fait je ne veux pas aller dans une île déserte même pas avec une bibliothèque entière !

Les 4 (X4) derniers mots d'un de mes livres préférés

« Mais avant d’entrer dans la partie la plus intéressante de ma vie, permettez-moi de me reposer un peu. En vérité, marquise, la foule d’événements que j’ai à vous présenter, m’effraye ; comment ferai-je pour raconter tout cela ? Il faut que j’y rêve, adieu. »

Et c’est la fin d’un roman de 598 pages : La Vie de Marianne de Marivaux !

Les 4 premiers livres de ma liste de livres à lire (ou à relire)

On n’y voit rien descriptions de Daniel Arasse il s’agit de peinture et critique d’art. On vient de me l’offrir.

Soldados de Salamina de Javier Cercas que j’ai raté au moment de sa sortie, j’aime beaucoup son 2° : La velocidad de la Luz = la vitesse de la lumière. Ils sont traduits mais j’attends d’être en Espagne.

Un livre sur le changement climatique pour enfants (9/12 ans) ou sur le climat qui vient de sortir je n’ai pas retenu le titre mais les illustrations m’ont plu sur le journal de la culture Arte.

« de soie et de sang » le dernier QIU Xialong qui vient de paraître, que le qipao, la robe chinoise, fasse partie de l'intrigue me fait rêver. Je suppose que vous connaissez cet auteur de romans policiers chinois . C'est un bon initiateur à la culture de toujours et à la mentalité d'aujourd'hui en ChineP1000292.JPGP1000292.JPG

 

Bon, un rayon de soleil, je m’en vais place Clichy à la Librairie de Paris, trop envie... et je serai plus précise.

Plus tard: je n’ai pas trouvé le livre pour enfants et le Qiu Xialong ne sort que le 16 mai... pour me consoler je me suis acheté un Ruth Rendell , il s’agit de « l’analphabète »

C’était de circonstance!

 

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Published by maririu - en culture
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