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21 febrero 2010 7 21 /02 /febrero /2010 20:02

 

identité? 

 

 

   Vous vous êtes aperçus que je voyage entre plusieurs identités, est-ce que je suis Maririu ? María ? Mary ? Maria ? Marie ?

Ça dépend où et pour qui…

 française ? espagnole ? quelques uns souffleraient: catalane ? en effaçant les deux autres possibilités, remarquez ce serait commode.

   L’identité nationale je bataillerai toujours avec :

   En fait seulementen en relation avec les autres car moi avec moi je sais ce que je suis: MOI  c'est-à-dire toutes les hypothèses a la fois.

  Quand, en été,  je reviens à Tortosa on dit « ha arribat la francesa ».

  À Paris quand un de mes amis me présente à quelqu’un,  il dit mon amie espagnole et moi au milieu je me demande…???

  Je disais  souvent : « Les Pyrénées entre les jambes,  ce n’est pas commode»  ça  n’est plus le cas maintenant, je ne sens plus le problème, je le sais, mais les autres le savent-ils ???

Je suis allée lundi faire des examens aux Quinze Vingts l’assistante  est venue me chercher  dans la salle d’attente « Mme Cujat »  je lui ai fait remarquer que gâteau ne se prononçait pas jateau et ça n’a pas manqué ! :

     -vous êtes portugaise ?

    - Non je suis espagnole, pardon je suis française mais je suis née en Espagne  Cela fait plus de soixante ans que je suis parisienne , et donc française. Vous n’étiez pas née.

 Voilà,  soixante ans cela pourrait me donner une identité française, d’ailleurs là où j’ai voyagé jamais on ne s’est posé la question: française de mœurs et d’allure.  Mais à Paris ? Surtout si j’ai le malheur de corriger le pauvre interlocuteur  qui se croit « français 100% » ce qui avec un français n’est jamais une certitude.

   Dans le temps lointain où j’enseignais j’avais une classe de 3eme , trente élèves d’une quinzaine d’années, au centre de Paris, aux limites du Marais, tout à coup est arrivé un cambodgien  (c’était l’époque des boat people, le début des années 80) la France si soucieuse de son identité n’a jamais prévu des classes d’adaptation et le cambodgien qui ne savait pas beaucoup de français suivait mes cours d’espagnol, il travaillait dur (comparé à ce qu’il avait connu ce ne devait pas être insurmontable)  et levait le doigt mais les autres trouvaient que je lui accordais trop de temps et protestaient donc un jour je lui ai fat raconter ses expériences et nous les avons mises en espagnol et j'ai eu l’idée d'interroger les autres sur leur origine :

    - combien étaient nés en France ? presque tous, mais pas tous

     -combien avaient leurs parents nés en France ? moins

     -combien leur quatre grand’parents français? savaient pas

Le cours suivant, ils arrivèrent fiévreux

      -Madame j’ai interrogé mes parents mon père, lui…

       -Madame j’ai interrogé mes parents :mon grand’père maternel est né à Salonique  …

        -Madame j’ai interrogé mes parents, mes grands’parents paternels ils étaient polonais…

         -Les miens viennent de Saigon…

 Je passe sur les différents regions de France, très peu étaient parisiens et j’oublie la Serbie, le Kosovo, le Magreb en son entier, mais aussi l’Egypte et tout le Moyen Orient parfaitement representé. Très peu peu étaient parisiens et beaucoup avaient survécu aux camps de concentration …

 Bref ayant tout raconté nous avons pu faire une mapemonde avec des petis drapeaux (individuels pas français !!!) et l’histoire personnelle de chaque famille, une exposition pour le Lycée.

 Sur les 31 élèves il n’y en avait qu’une, UNE dont les quatre grands parents étaient français, ils venaient  du Mans. UNE SEULE.

  Ce élèves là doivent avoir dans les 45 ans et j’espère qu’ils savent réagir à cet odieux problème de l’identité nationale que le gouvernement vient de sortir de sa manche à la veille des élections régionales, car dès que la xénophobie (en connaissance de cause je n’appelle pas  ça racisme car lors de l’antérieure vague d’immigration les italiens appelés macaronis, les polonais polaks et les espagnols spingouins  n’étaient pas mieux lotis)  la xenophobie apparaît à ciel ouvert c'est que  la chasse aux voix est ouverte, surtout pour un Sarkozy qui s’y est entendu en 2007 pour rafler la mise au Front National..

  Que les français soient scandalisés ou choqués par les immigrés, cela semble impossible, l’Espagne c’est la première fois qu’elle reçoit des immigrés jusqu’aux  vingt dernières années elle a toujours été terre d’émigration, mais la France…

  C’est le premier pays qui a cessé de faire des enfants, et le premier donc qui a accueilli des « venus d’ailleurs ». Dès la seconde moitié du XIX s.  les belges travaillaient les terres de l’Ile de France, les polonais allaient dans les regions de mines du Nord et de l’Est et les italiens cultivaient les terres du Midi.

 En fait París connut les immigrés plutôt, dès la fin du XVIIIs. Les parisiens designaient du nom global d' « allemands »  tous ceux qui venaient d’Alsace, de Baden, de Bavière, de Prague etc ils s’établissaient dans les quartiers d’artisans: faubourg St Antoine l’ébenisterie et  dans le  Marais  l’imprimerie, ils parlaient mal le français mais étaient capables de corriger les épreuves des livres du siècle des Lumières, où les coquilles sont très rares, prononciation et écriture, ne présentent pas les mêmes difficultés surtout quand on est clerc defroqué et que l’on connaît le latin.

 Tant qu’ils s’assimilent, qu’il y a du travail, qu’ils acceptent certaines moqueries souvent pleines de gentillesse, qu’ils ne doutent pas que la France  et le mode de vie français son le sommet du savoir faire et de la liberté tout est parfait. Et cela a été longtemps facile car les étrangers ont une grande admiration pour la France. Je me souviens d’un chilien parmi d’autres, arrivé après le coup d’Etat de Pinochet il aurait pu choisir la Suède mais il avait choisi la France, la Suède lui donnait logement, travail, assistance, la France lui donnait … des mots... Il y avait quand même des français qui se mobilisaient individuellement pas l’Etat donc pas la France.

 Les républicains espagnols avaient connu la génerosité des français: les camps de concentration et pour aller construire les barrages les compagnies de travail, il disaient : «  por un Franco estamos en Francia y por medio franco en las compañías de trabajo »

   Voilà où on en est.

   Cela me fait mal, mais l’abcès grandit et ..........................................la suite au prochain numéro

 

 

 

 

 

 

 

¿ identidad? 

 

 

 

Ya os habréis dado cuenta de que viajo entre varias identidades, ¿ soy Maririu?¿María?¿Mary?¿MariA?MarIe¿?

Depende donde y para quien

¿francesa?¿española? algunos apuntarían ¿catalana? Borrando las otras, lo que sería cómodo, no hay que decir.

  Siempre estaré peleándome con la identidad nacional.

 De hecho sólo en mi relación con los demás ya que yo conmigo sé lo que soy : YO    es decir todas las hipótesis a la vez.

Cuando en verano vuelvo a Tortosa dicen “ha arribat la francesa”. En París cuando uno de mis amigos me presenta a alguien dice “ mi amiga española”  y yo en en el centro me pregunto ¿¿¿ … ¿??

 Antaño bromeaba “los Pirineos entre las piernas no es  cómodo.”  No se me ocurre ya, porque no es mi problema. Lo sé pero los demás¿lo saben ?

 El lunes pasado fui al Hospital de los Quinze-Vingt (es decir trescientos pensonistas ciegos como lo ordenó San Luís) La asistente vino a buscarme “Madame Cuxat” le hice notar que G y A se pronuncia Ga como Gato o lo que no es lo mismo Gateau (=pastel) y claro no podía escapar a lo siguiente

-¿es Ud portuguesa?

- no Sra, española, perdón,  francesa nacida en España, vivo en París desde hace sesenta años, no había nacido Ud y yo ya era parisina.

No os parece que sesenta años podrían concederme una identidad francesa, cuando viajo, cualquiera que sea el país nadie se pregunta,  se dicen francesa de costumbres y de aspecto. Pero ¿en París? NO si tengo la desgracia de corregir a mi interlocutor que se cree “francés 100%” lo que nunca es una certidumbre con un francés .



  Hace tiempo, cuando trabajaba, tenía una clase de 3ª (1ª de BUP) treinta alumnos de unos quince años, era en el centro de París, en el Marais. De pronto llegó un camboyano (eran los tiempos del Boat People, el principio de los años 80) Francia tan preocupada de su identidad nunca pensó instalar clases de adaptación/aprendizaje de su idioma: el francés. El alumno camboyano que no sabía mucho francés tenía que seguír mis clases de segundo año de castellano. Trabajaba con ahinco (comparado con lo que había vivido no debía ser insuperable) y participaba pero los demás pensaban que yo le prestaba demasiada atención y protestaban por “el tiempo perdido” por lo que un día le hice contar lo que había vivido y íbamos pasando al castellano y se me ocurrió preguntarles a los demás por sus orígenes :

-¿cuántos han nacido en Francia? -casi todos pero no todos.

-¿cuántos tenían ambos padres nacidos en Francia? -menos

-¿cuántos tienen los cuatro abuelos nacidos en Francia? -No sabían

LLegaron al día  siguiente nerviosos:

- Madame les pregunté a mis padres, mi padre....

-Madame les pregunté a mis padres, mis abuelos paternos nacieron en Salonica....

- Los míos venían de Saigon....


No les cito las diferentes regiones de Francia, Bretaña, Córcega, Auvergne,  Saboya…. Y se me olvidan Serbia, Kosovo, el Magreb por entero, Egipto y todo Oriente Medio perfectamente representado.  Muy pocos abuelos eran parisinos, muchos habían estado en los campos de concentración.

En resumen pudimos hacer un mapamundi con banderitas (individuales no francesas) y la historia personal de cada familia e participamos con él en la exposición para el Lycée.

Treinta y un alumnos y de ellos una nada más UNA tenía a sus cuatro abuelos nacidos en Francia, francesa por los cuatro costados, procedían de Le Mans. Unicamente UNA.



Esos alumnos tendrán alrededor de 45 años, y espero que sabrán reaccionar ante el odioso problema de la  identidad nacional (aquí francesa pero ¿en otras partes?) que el gobierno de Sakorzy acaba de sacarse de la manga en vísperas de las elecciones regionales, pues cuando asoma le xenofobia (con conocimiento de causa no le llamo racismo ya que en anteriores olas de inmigración los italianos apodados macaroni, los  los “polonais” polaks y los españoles espingouins no conocían mejor suerte) esa xenofobia aparece al aire libre en cuanto asoman las urnas y se abre la caza de votos , sobretodo para un Sarkozy que supo en 2007 pescar y arrasar en el terreno Frente Nacional.


Que a los franceses les escandalice o choque la inmigración parece imposible, España es la primera vez que recibe inmigrantes , hasta hace veinte años ha sido siempre tierra de emigración a América o a Europa pero Francia…


 Es el primer país que ceso de engendrar hijos y por consiguiente en acoger a “los que vienen de otra parte”. Ya en la segunda parte del siglo XIX los belgas trabajaban los campos de Île de France, los polacos  llegaban en las regiones de minas, el Norte y el Este y los italianos cultivaban los campos de Sur occitano.


De hecho París acogió inmigrados anteriormente, ea finales del siglo XVIII., los parisinos llamaban globalmente alemanes a los que venían del Este, alsacianos, bávaros, austriacos y checos etc  se establecían en el Faubourg St Antoine, centro de ebenisteería, y en Marais de imprenta, hablaba mal el francés pero eran capaces de corregir las pruebas de los libros del Siglo de las Luces, que tienen muy pocas erratas, pronunciación y escritura no presentan las mismas dificultades, sobre todo cuando se han colgado los hábitos y se domina el latín.


Mientras se asimilan, hay trabajo, aceptan burlas a menudo llenas de simpatía,si no dudan que Francia y su modo de vida son los mejores del mundo, la cima del Saber, del Arte y de la Libertad todo va viento en popa. Y durante mucho tiempo fue fácil porque los extranjeros sienten gran admiración por Francia. Me acuerdo de un chileno entre otros refugiados venidos después del golpe de Pinochet, éste hubiera podido escoger ir a Suecia pero eligió Francia, Suecia le daba casa, trabajo, asistencia, Francia le daba….palabras… había sin embargo algunos franceses que se movilizaron individualmente… ni el Estado ni Francia por lo tanto.


Los republicanos españoles también habían conocido la generosidad de los franceses lcuando no los entregaron a los nazis, los internaron en campos de concentración  sacaron de ahí a los hombres válidos para que fueran a construir los pantanos en compañías de trabajo, los refugiados de cían :”por un Franco estamos en Francia y por medio en las compañías de trabajo


Aquí los tenéis…. me duele, pero el absceso se empozoña y…


Seguirá próximamente…

.

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Published by maririu - en actualité
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Comentarios

Carmen Rico 02/27/2011 18:10


María, al fin pude entrar en tu blog... Desde el viernes tenemos en Bascuas.
Es un artículo muy interesante y espero leer la continuación. Un beso.
Comparto totalmente tus opiniones.


maririu 02/28/2011 10:16



me alegro mucho de vuestro apoyo y de poder  tener noticias más fáciles gracias



mcjaramillo 03/30/2010 12:46


Es un problema muy serio el del racismo, y muy fácil de agitar por políticos sin escrúpulos, auténticos jugadores de ventaja.
En España, hasta ahora no tuvimos ese problema, claro, no teníamos extranjeros, sólo gitanos, y estos nos bastaban para mantener vivas las bajas pasiones.


maririu 03/31/2010 22:54



ya están aquí, y parece mentira pero muchos han olvidado como los trataron



Amando Carabias 02/26/2010 12:54


Creo que respecto de la entrada que ya he comentado ha habido un añadido, sobre el tema de la inmigración, emigración o migración, más simplemente.
Tienes razón. En España ahora nos rasgamos las vestiduras porque empezamos a recibir personas procedentes de otras latitudes, cuando éramos -tradicionalmente- emigrantes.
Sería bueno que miráramos otros países europeos, para no alterarnos tanto.
Además, y esto es una reflexión que quizá no tenga que ver directamente con el texto, creo que el problema de la emigración sólo tendría arreglo con políticas globales y no estatales, pero eso es
hablar de la cuadratura del círculo.


maririu 03/08/2010 12:42


estoy de acuerdo se necesita una solución global pero  hay que convencer a la gente que esta necesita sacrificios de la parte de los "avanzados" que si no nos serán impuestos por la fuerza.Un
abrazo Amando


Beatriz 02/26/2010 10:43


Mi amiga María... claro que eres "YO"... y con eso basta y es más que suficiente...

Yo también me siento ciudadana del mundo... estoy igualmente agusto conmigo misma y con los que me rodean en Tenerife, Sevilla, París o Tanzania...

Tendremos más encuentros como el de Sevilla, que puedes estar segura de que ha sido algo inolvidable... y podrás disfrutarlo tú también, claró... bueno si ese es tu deseo... Apostamos algo a que no
hablamos de dónde carajo procede cada uno???...

Besos...


maririu 02/26/2010 12:51


apostado y ganad, es tan fácil entre gente de bien como los pavesanos...
Preparad el encuentro, estaré...


Amando Carabias 02/24/2010 10:46


Buen tema para la reflexión. De hecho en Sevilla hemos hablado de él varias veces. Cada día creo menos en los nacionalismos, y cada día me gustaría más que tantas fronteras y divisiones quedaran
dinamitadas por la sola aplicación de la razón. Pero demasiada historia y demasiado miedo y demasiada ansia de poder nos han ido construyendo como somos.

PD 1: Lo de Flamenco no es muy exacto, que yo le he visto emocionarse en La Macarena.

PD 2: Espero que tu estancia en el hospital sólo fuera rutinaria.


maririu 02/26/2010 12:48


Excelente el tema pero cuesta aunque se dice "cueste y valga"
Les XV-XX era para controlar la vista porque ya se sabe te dan medicina para una cosa y se te estropea otra...
la traducción está terminada.


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