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19 septiembre 2010 7 19 /09 /septiembre /2010 22:29

Théos et  Athéos

 

  Cela m’a toujours étonné quand on me dit que les espagnols sont tous catholiques. Moi, dans ma famille je n’en ai connu aucun. Et dans mon enfance, autour de moi ceux qui allaient à la messe étaient présentés politiquement comme les partisans du régime mais jamais on ne me parlait de  la sincérité de leurs croyances ou de la possibilité qu’elles le fussent. C’est normal,  s’ils avaient été chrétiens ils n’auraient jamais permis ni supporté un tel carnage.

Avant la guerre ma grand’mère Cinta m’avait porté sur les fonds baptismaux en cachette de son fils, mon père, les Fornós ne s’en mêlèrent pas, mais ma mère disait toujours qu’elle ne l’aurait pas fait. En ce qui concerne mon frère il fallut le baptiser en âge scolaire pour qu’il puisse aller à l’école. C’était chez les Frères des écoles chrétiennes mais à l’école publique il en aurait été de même, sous Franco.

Je connais plus d’anecdotes de ma famille maternelle que des Cugat,parce que j’ai été élevée par elle. Quand les dimanches j’allais à l’Hostal, j’observais tout, comme quand on est reçu chez les autres. À la Muntanya (autrefois à Tortosa on appelait ainsi le terrain avec caroubiers ou/et oliviers avec une maisonnette pour le matériel agricole, où souvent ils passaient l’été) Pour la Muntanya n’était plus ça, elle était devenue résidence définitive car la guerre et les bombes nous avaient laissé sans maison en ville et sans argent pour les reconstruire.

Je sais des belles histoires de mes arrières grand’parents Fornós et des Tomás, ou pour mieux dire de mes arrières gran’mères, la grand’mère paternelle de ma mère, Carmen ou Dolors (?) Estorach, passait un jour Porte de l’Angel et elle et ses amies virent tomber d’un échafaudage un jeune maçon et ma bisaïeule dit :

            -Moi , je ne me marierai jamais avec un maçon, jamais.

Et non seulement elle se maria avec un maçon mais encore elle épousa le même qui, ce jour là, était tombé d’un troisième étage devant ses yeux, mon bisaïeul Antonio Fornós lo Rasquerà.

Parallèlement un jour ses amies dirent à mon arrière grand’mère Raimunda Sol qui était fille du métayer du Marqués de Bellet, à Mianes :

-         Munda as-tu vu comme il est beau garçon le nouveau berger qui est venu cette année avec ses chèvres ?

Et elle répond :

-          Celui-là est pour vous, il est trop jeune pour moi

Et c’est avec celui-là qu’elle se maria : mon aïeul José Tomás lo Pastor qui possédait cette Muntanya, ma Muntanya, pour garder ses chèvres et qui n’a pas voulu m'embrasser quand je suis née et je lui ai été présentée,

- non, ne l’approche pas,  elle va attraper ma vieillesse.

Pour celui-ci, le Yeyo Jusapet, je ne sais pas mais la famille de Raimunda, ces Sol là, ils étaient dejà athées  (vers 1870) depuis qu’un jour de Carême, le Marquis était venu chasser dans la propriété de Mianes avec un chanoine (ou l’évêque je ne me rappelle plus). Ayant chassé un lapin ils avaient demandé à la métayère, la mère de Raimunda, mon arrière-arrière-grand’mère de le cuisiner et comme elle faisait observer qu’on était en Carême et le lapin de la viande… Le chanoine (ou l’évêque)  avait pris le lapin et traçant un grand signe de croix sur lui, il avait dit "carpa  baptisatus est " et le tendant à mon arrière-arrière-grand’mère il dit : «tu peux me cuisiner cette carpe»

On m’a toujours raconté cette histoire comme vécue, de la même manière qu’on me racontait les aventures de mon grand’père  Antonio Fornós Estorach, le fils du Rasquerà et Rasquerà lui-même, à travers le monde à la fin du XIX siècle, voyageant comme compagnon de maître en maître perfectionant son métier de maçon*  

*paleta=albañil=maçon=  

Quand il finissait une maison il avait l’habitude de monter tout en haut de la cheminée et de faire une culbute, pieds en l’air mains appuyées sur les bords de la cheminée.  Je trouvais qu’il était le digne fils du Rasquerà qui était tombé de l’échafaudage aux pieds de ma bisaïeule.

Pendant mes études j’ai trouvé des récits similaires chez Erasme, La fontaine, Esope and Cº Il s’agissait du savoir populaire la tradition orale, que la societé actuelle a englouti en particulier avec la veillée devant la Télé, à la place l’assujetissement du peuple, l’illustration des croyances que l’on veut qu’il ait, histoires édifiantes de curé, d’anges et de médiums.     

 

 

Teos y Ateos

 

   Siempre me ha extrañado cuando dicen que los españoles son católicos.. Yo, en mi familia, nunca conocí a uno. Y en mi infancia, a mi alrededor, se presentaba a  los que iban a misa políticamente como los partidarios del régimen nunca me hablaron  de la sinceridad de sus creencias o de la posibilidad de que existiera tal sinceridad. Normal si hubieran sido cristianos no hubieran permitido ni soportado tal escabechina.                                                 

   Antes de la guerra,  mi abuela Cinta, me llevó a  bautizar a escondidas de su hijo, mi padre, los Fornós no objetaron  nada pero mi madre decía que ella no lo hubiera hecho, ¿el bautizo? o ¿a escondidas de mi padre?, en cuanto a mi hermano  lo tuvieron que bautizar en edad escolar para que pudiera ir a la escuela. Eran los Hermanos de las Escuelas Cristianas pero en la pública hubiera sido lo mismo bajo Franco.

   Conozco más anécdotas de mi familia materna que de los Cugat porque me crié con ella. Cuando los domingos iba al Hostal, lo observaba todo, como cuando vas de visita.  En la Muntanya  (antaño los tortosinos llamaban                                                                                                                                               así el trozo de terreno con algarrobos y olivos, no muy lejos de la ciudad con una casita para los aperos en la que, a menudo,  pasaban el verano) Para nosotros la Muntanya no era eso, se había vuelto residencia definitiva porque la guerra y las bombas nos habían dejado sin casa en la ciudad y sin medios para reedificarla.    

    Sé  bonitas historias de amor de mis bisabuelos Fornós y Tomás, o mejor dicho  de mis bisabuelas la abuela paterna de mi madre (Carmen o Dolors (?) Estorach) pasaba un día por la Porta de L'Angel y ella y sus amigas vieron caer del andamio a un joven albañil y mi bisabuela dijo

-Yo, casarme con un “paleta” nunca.-

 y no sólo con un paleta se casó, sino con el mismo que se había caído del tercer piso ante sus ojos: mi bisabuelo Antonio Fornós lo Rasquerà.

   Paralelamente a mi bisabuela Raimunda Sol que era hija del mitger del Marqués de Bellet en Mianes le dijeron sus amigas

-"Munda ¿has visto que buen mozo el nuevo pastor que ha venido con sus cabras este año? "-

  y ella respondió

           Ése para vosotras, para mí es demasiado joven "

 y con ése se casó: mi bisabuelo José Tomás lo Pastor el que poseía ésta, mi Muntanya, para guardar sus cabrasy que no quiso besarme  cuando nací y me presentaron a él:

-no, no la acerques podría pegarse la vejez

    El Yeyo Josapet no sé, pero la familia de Raimunda ya eran ateos desde que un día de Cuaresma  el Marqués había venido a su finca con el canónigo (o el obispo no sé) a cazar. Al cazar un conejo y habían pedido a la mitjera,  la madre de Raimunda, mi tatarabuela, que lo cocinara y como ésta observara que era Cuaresma y el conejo carne,   no se podía comer en cuaresma. El canónigo había cogido el conejo y haciendo el signo de la cruz había dicho " carpa  baptisatus est " y tendiéndolo a mi tatarabuela "ya puedes cocinarme esta carpa."

 A mí siempre me han contado esta anécdota como vivida, igual que me contaban todas las aventuras  de mi abuelo Antonio Fornós Estorach, el hijo del Rasquerà y Rasquerà él tambiénpor lo tanto,  por esos mundos de dios a fines del siglo XIX, viajando de maestro albañil a maestro albañilcomo compañero perfeccionando su oficio de*

paleta=albañil=maçon

aprendiendo de los diferentes maestros albañiles y cuando terminaba una casa,                                                                                                                                subido en lo alto de la chimenea,  hacía la voltereta,  pies en el aire y manos en los bordes de la chimenea. Digno hijo del  Rasquerà   que cayó del andamio a los pies de mi bisabuela.

   Durante mis estudios encontré narraciones similares en Erasmo, La Fontaine

Esopo and Cº lo que dio una respuesta a la interrogación que me acompañaba desde mi llegada a Francia ¿cómo podía ser que tuvieran las mismas vivencias?

Era el saber popular, la tradición oral, que se ha cargado la sociedad actual en particular con la velada ante la televisión, fuera el sentir particular, en su lugar la sujeción del pueblo a las creencias que se quiere que tenga, historias edificantes de curas de ángeles y médiums. 

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Published by maririu - en mémoires
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Comentarios

andre 02/05/2011 09:42


En fait.je suis très intéressé par la vie de la famille Estorach avant la guerre.Ma tante,qui a traduit le journal de bord de Colomb,demeurait rue Lamark a Montmartre.
Son père est né a Tortosa en 1868 en" el arrabal de Jesus".


maririu 02/05/2011 20:53



Cela correspond à la géneration de mon arrière grand mère maternelle, celle qui a épousé Antonio Fornós et dont un des fils était mon grand père mort à la fin de la guerre (fin 38ou janvier 39) à
Gerona où la Bataille de l'Rbre nous avait conduits sur le chemin de la France.


Jesus est de l'autre côté de l?Ebre par rapport au centre rive qui est rive gauche 


merci à bientôt



Andre 02/04/2011 19:22


Heureux de connaitre l'hitoire de ma famille catalanne.Qui est Antonio Formos .Au plaisir de lire la suite .


maririu 02/04/2011 20:39



 Dans la colonne de droite tu as la liste des articles et tu peux cliquer sur liste complète il y en a une demi douzaine qui concerne l'histoire de ma famille la paternelle les CUGAT et la
maternelle les Fornós a Tortosa en Catalogneje ne les ai pas tous en tête mais je sais que le dernier est COMPLEMENTOS et il yen a un qui s'appelle ¡Ay Carmela!  J'espère que tu me diras de
quel côté est ta famille, en tout cas des Antonio Fornós il y en a eu cinq jusqu'au dernier mon cousin.


Merci.



mcjaramillo 10/05/2010 14:38


La cuestiones de fe yo las guardo para tratar con mis iguales.


Isolda 10/01/2010 21:26


Maririu, qué alegria encontrar por fin la historia de la familia y poder comentar! Lo primero es decirte que también brindé con Catherine en el Velódromo. Y en otros varios sitios, todo sea
dicho.
Me encantan tus historias y el debate que has organizado. Como bien sabes, soy atea por convicción, así que ni quiero ni pretendo entrar en estas cuestiones.
Lo importante es lo que une y no al contrario. Besos, Bicos, Petons, Bisous, Bussa y kisses para todos.


Miguel Mora 09/25/2010 14:19


Cualquier cosa puede ser una droga – un opio, en este sentido que estamos utilizando – el fútbol, el arte, la literatura… ¡hasta el agua mineral si la tomamos en dosis desproporcionada! El opio no
sólo puede alienarnos, también puede mitigar la alienación, no sólo puede presentarnos un mundo irreal, también puede hacer más soportable éste. ¿Quién no necesita, en algún momento, desconectar?,
no únicamente en el sentido que tú mismo decías ayer (“hasta que pase la tormenta”), más bien para hacer soportable determinados momentos duros de la propia existencias, citaba el ejemplo de Marcos
Ana, de cualquier prisionero que toma aliento por un momento para poder seguir luchando y no se toma aliento apagando la información, la realidad. Es esa propia realidad la que proporciona las
fuerzas. Los resistentes en Francia, los encarcelados por el franquismo – o por Stalin – se reforzaban conociendo la realidad que les rodeaba. Simplemente, a veces, se necesita un reposo, un
descanso, un alivio… una droga.


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