si l'EDF devient privéevous pensez que pour vous il n'y aurait pas de différence. Détrompez-vous et regardez bien ces photos: en Espagne en Catalogne, chez moi, non seulement à Tortosa
mais à la maison, voilà comment arrivent l'électricité et le téléphone.
un miracle, l'église d'Espagne prie toujours pour les riches et Endesa et Telefónica sont parmi les plus riches, Telefónica c'est même la plus riche.
y
.
Voilà l'arrivée chez moi à partir du caroubier
photographié plus haut, au premier plan le téléphone à l'arrière plan et à l'horizontale l'électricité, le palmier ce n'est pas eux qui l'ont mis et les lauriers roses non plus
Vous avez entendu parler de l' "apagón" de Barcelona qui a privé une grande partie de la ville d'électricité? moi cela ne m'a pas étonnée, vu la quantité de fois
que nous avons dénoncé la situation avec les voisins, nous sommes tout un quartier et payons la contribution urbaine, sans avoir l'eau de la ville ni le tout à l'égoût et avec le téléphone
et l'électricité dont je vous parle.
Se hizo la luz...
¿entidad publica o privada? Si privatizan EDF pensáis que para vosotros no habría diferencia.
Desengañaros, y mirad esas fotos:
Aquí tenéis como, en España, en Cataluña, no solo en Tortosa sino en mi barrio , en mi casa, como llegan la luz y el teléfono: ¡un milagro! La iglesia de España sigue rogando por los
más ricos y Endesa y Telefónica son de los más ricos, Telefónica es la más rica. La luz (y el telefono) sale del árbol-madre el algarrobo.
¿oistéis hablar del apagón de Barcelona que dejó a oscuras gran parte de la ciudad? A mi no me extrañó teniendo en cuenta las veces que con mis vecinos hemos denunciado la situación. Sabed que
sin agua corriente ni alcantarillado con la luz y el telefono así pagamos contribución urbana.
Il fut un temps lorsque vous croisiez quelqu'un, tout seul dans la rue, et que vous le voyiez gesticuler et parler vous vous disiez "pauvre homme!pour être dans cet étatque lui est-il arrivé ?" et à partir de là, vous échaffaudiez mille histoires, peines d'amour,
peines d'argent, maladies, deuils, tout y passait. A un moment donné vous avez trouvé que ça se multipliait, et vous vous êtes aperçue que vous retardiez, en fait il téléphonait, ils téléphonaient tous,
les jeunes et les vieux, les filles et les garçons, et vous vous êtes amusée à observer leur mine, vous deviniez à l'autr bout
de fil (invisible, le fil) le client, le patron, l'épouse, la maîtresse, l'amant . Des mines qui autrefois étaient reservées à la plus stricte intimité maintenant on les promène dans la rue, ce
jeune homme sourit avec une tendresse charmeuse et savoure ce qu'on lui susurre à l'oreille, cet autre fait tout pour être accueilli il propose un plan mirifique et ferme son portable fier comme
dartaban, le donjuan en marche...
Depuis cette année une nouvelle espèce a remplacé un autre stéréotype parisien: au pied des immeubles au seuil des portes, sur les trottoirs la silhouette qui attendait le passant faisant
le pied de grue, fille ou garçon n'est plus ce qu'elle est supposée être; elle ne vous dira plus "tu montes chéri" c'est fini ou presque maintenant c'est simplement un FUMEUR, travailleur prenant
son moment de repos pour se livrer à son vice: fumer, en téléphonant ou le contraire:
Maintenant si vous rentrez dans un café vousne serez pas ennuyé par la
fumée vous dégusterez sainement votre plat du jour
qui sentira ce qu'il est, boeuf
bourguignon ou foie au vinaigre de sidre, et en plus vous pourrez choisir votre place, ce n'est pas la place qui manque.
En revanche à la terrasse pas une chaise, qu'il fasse beau ou qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il neige (cette dernière option je n'ai pu lavérifier, ce sera l'année prochaine) les terrasses
sont bondées et il y a des bistrots qui ont inventé le tonneau-cendrier mais là j'ai raté la photo...
Voilà le même jour en une heure de temps les terrasses de mon quartier:
de l'autre côté de la butte,agle MontCenis -Caulaincourt,
Le Zèbre, rue Lepic
et rue des Abbesses
Il me semble que nous sommes loin d'obtenir ce pour quoi la loi
Ces vues del'Ebre, l'Iber des anciens, ce sont, plus ou moins, celle qu'avaient les ibères de la
cité ibère découverte au Castell de Banyoles, une trentaine de Kms en amont de Tortosa
près de la petite ville catalane de Tivissa
Le nom de Castell Banyoles vient d'un château médiéval qui surveillait cette plaine si riche et surtout le trafic sur le fleuve, l'Ebre par lequel descendait le blé et le bois de la Castille
et l'Aragon vers la Méditérrannée. Aujourd'hui ce site peuplé depuis les origines domine un gaséoduc qui effectue le trajet en sens inverse..
Voilà une partie de la cité mise à jour par les archéologues:
En el origen el Iber y los iberos
Estas vistas del Ebro, el Iber de los antiguos, son las que tenían los iberos que vivían en el poblado ibero de Castell de Banyoles descubierta por los arquéologos
cerca del pueblecito catalán de Tivissa. El nombre de Castell de banyoles le viene del castillo medieval que vigilaba esa vega tan fértil y sobre todo el tráfico por el río, el Ebro, por el que
b ajaba el trigo y la madera de Castilla y Aragón al Mediterráneo. Hoy de este sitio poblado desde los orígenes se domina un gaseoducto que hace el trayecto
inverso.
Un blog sin nuevas entradas durante mucho tiempo, un blog que se actualiza de higos a peras es un blog muerto. Quizá un testimonio para el futuro, siempre y
cuando la empresa que lo soporta no decida borrarlo. Pero un blog que ya no comunica deja de estar vivo. Es como si un tablón de anuncios dejara de colocar mensajes nuevos y los antiguos se
fueran amarilleando por efecto del tiempo. A mí me duele ver la muerte de esos blogs y probablemente me entristece más su muerte que me alegra su propio nacimiento. Y supongo que todo debe
obedece a un proceso natural. Su autor pasa a engrosar la lista de los Bartlebys existentes -preferiría no hacerlo- y se hace ágrafo.Lamentablementeconvierte a sus lectores en a-letrados."
traduction
"Un blog sansnouvelles entrées pendant longtemps, un blog actualisé de temps à autre c'est un
blog mort. Peut être un témoignage pour le futur, si, toutefois l'entreprise qui le supporte ne décide pas de l'effacer. Mais un blog qui ne communique pas cesse d'être vivant. C'est comme si un
panneau de publicité cessait de mettre des nouvelles annonces et que les anciennes jaunissaient peu à peu sous l'effet du temps. Voir la mort de ces blogs me fait plus de mal, laur mort
m'attriste davantage que ne me rejouit leur naissance. Je suppose qui cela doit obéir à un procès naturel. Leur auteur va grossir les files des Bartlebys existant- il prefererait ne pas le
faire- et il devient a-graphe. Lamentablement il convertit ses lecteurs en a-lettré"
Donc cela m'a convaincu je ne veux pas vous convertir en gens qui ne peuvent pas lire, des sortes des illettrés par manque de lecture. Cet article n'est que
l'affirmation de mes nouvelles résolutions.
Je jure, ici, de me donner en pâture et de vous donner de la pâture.
de Laurent de Bartillatavec Sylvie Testud, Jean Pierre Marielle et James Thiérrée
Si vous croyez au cinéma allez voir ce film, et si vous n'y croyez pas allez-y aussi.
J'ai retrouvé la fascination que le Septième Art a exercée pendant longtemps sur moi, je ne voulais pas que ça finisse, j'en voulais encore.
D'abord il s'agit de Watteau,
il s'agit d'Histoire de l'Art, il s'agit de Paris, il s'agit de clowns, il s'agit de Marielle, de plus le personnage est mystérieux, il s'agit de Sylvie Testud et encore... il s'agit de bibliothèques, vous savez ces salles chaudes et intimes parce que leurs
murs sont tapissés de livres et leurs lumières, lampes individuelles, ont des écrans de porcelaine verte translucide, des salles où j'ai passé des nombreuses heures de ma jeunesse, pas toutes
consacrées à l'étude...e ,
Et puis quand on le voit il s'agit de tellement d'autres choses: l'amour, la Mort, le pressentiment, l'obstination irresistible qui vous guide vers votre destin, la rencontre, l'endeça et l'au delà des êtres, les correspondances : en écho au Gilles de Watteau
James Thiérrée joue un de ces mimes qui souvent immobiles, hantent nos rues, la communication : est-elle parole? est-elle silence? l'impénétrable et l'évident.
Le plus curieux , j'ai des tas d'images qui me reviennent et à part celles des tableaux et personnages de Watteau, les autres sont en blanc et noir et pourtant je sais que le film est en
couleurs et si je fais un effort je vois les couleurs, je crois que désormais "ce que mes yeux ont
vu" est partie intégrante de mes rêves.
Je ne sais comment je suis devenu adepte des ... ou
accro aux blogs, c'était avant que, sous l'incitation de snapulk "lesideesvaguesdesnapulk.over-blog.com" ouyugfjhk.over-blog.com (il y a une erreur mais je ne sais la corriger) et de ma passion des livres, j'en ouvre un moi même, mais je sais grâce à quels blogs je le suis
devenue.
Le bingbangblog www.bigbangblog.net/ a été le premier, hélas France 5
a tout fait pour qu'il disparaisse et ressucite sous forme d'ASI arretsurimage,net/ .Ensuite le journal espagnol El País a ouvert son site internet au commun des mortels, au lieu de le garder frileusement pour les
seuls abonnés comme le pratiquent Le Monde et autres, et de plus les journalistes d'El País ont ouvert des blogs sans aucun filtre, mon preferé blogs.elpais.com/lluis_bassets/a ouvert le 21 avril 2007, au soir du premier tour de la presidentielle française, dont la spécialité est la politique
internationale, le grand manque des informations en France et le grand enjeu de notre vie d'aujourd'hui, vous comprendrez que je me sois precipitée dessus et que je ne m'en détache
pas.
Au même moment, fin avril début mai 07, j'ai découvert des blogs conviviaux, drôles et pleins de vie, des blogs et des bloggers/blogueurs qui vous poussent en avant, qui vous
incitent et attirent, la palme en revient à "mais pourquoi je vous raconte ça..."doriann.blogspot.com/ le talent d'écriture m'arrache des sourires extasiés, les recettes vous verrez... et les initiatives
font que je me lance dans des concours de fraises en saison ou vous donne, là, ma recette de bolognaise.
Mais auparavant je vous donne les liens de deux blogs chers à mon coeur l'un françaislunettesrouges.blog.lemonde.fr qui m'a fait comprendre l'intérêt
de ce qu'on appelle des nouvelles expressions dans les arts plastiques auxquelles je n'accordais pas beaucoup d'attention ni de
curiosité Amateur d'Art accroit ma voracité (je suis toujours une exposition en retard, et quand je dis une
c'est façon de parler ), mais aussi mon envie et mon desespoir, (je ne peux pas être un jour à
Londres et à Milan l'autre) mais je voyage avec le mystérieux chroniqueur.
l'autre espagnolblogs.elpais.com/juan_cruz/ c'est ma dernière folie, Juan Cruz est
écrivain et critique littéraire, il publie tous les jours (dimanches et Jour de l'An compris) un article dans son blog d'El País littéraire ou culturel, proche des gens il sait susciter la
discussion, il intervient parfois comme un mortel de plus, et il crée la conversation et même l'émulation entre les bloggers, la conversation et
l'échange je dis, de plus il ne se passe pas de jour sans poème et moi qui en connaîs pas mal découvre souvent des nouveaux poètes . Le Bonheur!
Quel drôle de truc je viens de pondre! En fait j'essaye d'explorer par quels mécanismes intérieurs je suis devenue accro, blogueuse ou fada, lançant à tout va tout et n'importe
quoi, j'ai beau explorer... j'en suis au même point mais voilà une nouvelle recette, vous n'aurez pas tout perdu.
Comme il est des choucroutes de la mer voici:
La Bolognaise de la Mer
Ingrédients
250grs de macaronni
1 boîte de thon de 200grs (j'aime Petit navire mais à cause de la chanson et parce que je n'ai pas de Ortiz, le thon basque)
huile d'olive
1 oignon
3 tomates en hiver 2 Tomacouli de Panzani
quelques olives noires
piment doux d'Espagne (ou à défaut paprika ), sel poivre du moulin.
Dans une grande casserole d'eau bouillante salée faites cuire les pâtes une dizaine de minutes, tenez compte qu'elles vont recuire quelques minutes dans la sauce et que moi je
ne les aime pas al dente. Au lieu d'égoutter sortir avec une écumoire et garder de l'eau de cuisson. (cf suite)
Pendant ce temps-là faites revenir, dans une casserole en terre de préférence, avec de l'huile d'olive, le thon
émietté
rajouter l'oignon émincé, couvrir , baissez le feu et
lorsque l'oignon est devenu transparent, montez le feu, ajoutez le piment, un ou deux tours et avant que ça ne brûle (le goût serait âcre) rajoutez la tomate et des pétales
d'olive noire, que cela fasse choupchoup quelques minutes
rallongez
avec un peu de l'eau de cuisson des pâtes, rajoutez les macaronni et faites mijoter (choupchoup)quelques minutes.
Servez si jamais vous voulez la recette traditionnelle remplacez le thon par du jambon de pays et des foies de volaille ou par de la chair à saucisse tirée d'une saucisse de
Toulouse. Ces deux options sont délicieuses mais...
Donc après les lumières, la famile, les amis, la bouffe, il reste quoi? Un sentiment contradictoire de devoir accompli, de réussite, d'insatisfaction, de à quoi bon? je
tiens à fêter mais qu'est-ce qu'on fête? qu'est-ce que je fête? qu'est-ce que j'aime là dedans?
Eh bien je crois que c'est le fourmillement
qui traduit le mieux le sentiment que j'ai.
D'abord quelques passants, femmes en général, qui courent après l'autobus ou le metro,
superchargées, ça peut arriver à d'autres périodes de l'année,
mais là, les sacs sont pleins de paquets beaux et scintillants
et il y a un petit sourire en coin qui ne trompe pas, ça sent les fêtes. Ensuite les colis encombrants se multiplient, les acheteurs aussi,
ça sent le jouet, puis les toilettes et pour finir la bouffe. Une frenesie s'empare de la ville, il y a du monde partout , des petites silhouettes affairées, bien couvertes, bien
chargées, sous les lumières de la ville ils trottinent vers ...?
Ils fêtent, mais ils fêtent quoi? et moi qu'ai-je besoin de fêter?
Il n'y a qu'une de mes amies qui fête l'arrivée de Jesus, une seule ! la messe de minuit elle y tient, elle y va en famille (plus toute
sa famille mais...) elle donne toute son importance à la crêche, n'y met pas l'enfant avant la nuit du 24 ... Pour la crêche je connais encore une ou deux autres familles avec enfants
qui la montent, plus aucune en Espagne où pourtant le sapin n'est pas une tradition.
Plusieurs de mes amis fêtent la famille, une seule sans problème, le groupe y croit et pourtant c'est une famille recomposée. Les autres la fêtent et pensent corvée ou tout
au moins: c'est la seule occasion de se rassembler... en famille? d'autres croient en la famille (du moins j'en suis presque sûre) mais c'est le seul moment pour aller au ski... donc on
compose on passe le reveillon et on part , on fait ça le dimanche avant ou un dimanche de janvier, nombreuses variantes...
D'autres ne croient plus à rien mais ils fêtent... le rassemblement identitaire,
je crois, notre fourmillement au fond le "paix sur la terre ax hommes de bonne volonté"
Et puis l'espérance huit jours après : "año nuevo, vida nueva" = nouvelle année, vie nouvelle se disent-ils, nous disons-nous, et on y croit on prend des resolutions, de bonnes
resolutions et on retourne à la routine quotidienne tout rasserené, et pourtant qu'est-ce qui recommence? et pour quoi là? Cela se comprendrait davantage à l'arrivée du printemps, les ides de mars
étaient plus logiques. Pourtant moi j'aime au fin fond de la nuit hivernale cette affirmation de vie, au fond je fête l'espérance, l'espérance
malgré tout, l'espérance en l'humain capable de peupler la nuit de lumières.
On vient d'accomplir tous les rites qui s'imposent pour que la vie continue, car il s'agit de ça: Au plus noir de l'hiver affirmer par la bouffe, la lumière et le rassemblemant que la vie
continue.
Il n'est de Noël (Nadal) en Catalogne sans des canalons a menu j'ai été surprise en apprenant à mon arrivée en France d'apprendre que
les pâtes c'était italien et bien que je reconnaisse aux italiens leur savoir faire je vous assure que j'ai quelques recettes de famille et de culture catalane qui valent le deplacement. Voici
celle des repas de fête, des cannelonis à s'agenouiller dont vous me direz des nouvelles!
ingrédients
1boîte de canalones El Pavo
(à Paris des lasagnes)
FARCE
200gr de filet de porc
1 blanc de poulet
100grs de foies de volaille
1 gros oignon émincé
huile
sel, poivre, noix muscade.
1 l. de laiten deux fois 4cc à s de farineen deux fois 125 grs de beurre en deux fois
la moitié pour lier la farce
150grs de gruyère râpé
1 torchon propre étalé sur la table
XXX
1)- cuisson de la pâte
Dans une grande casserle d'eau bouillante salée et avec un filet d'huile jettez un à un les cannelonis, laissez bouillir à gros bouillon pendant 10 minutes , sans cesser de les séparer avec
une fourchette pour qu'ils ne se collent pas, constamment. Sortir du feu, jettez la moitié de l'eau chaude, versez de l'eau froide une fois tiède sortez less cannelonni un à un en
les plaçant côte à côte
sur un torchon propre
2)- farce
Hachez les viandes , c'est meilleur si elles ne sont pas trop triturées que l'on sent leurs différentes consistances, si le foie sanguinolent vous gêne vous le faites revenir un peu avant de
le hacher.
La moitié du burre dans la sauteuse avec une ou deux cc d'huile pour qu'il ne brûle pas, faites revenir l'oignon émincé à couvert et doucement, salez, poivrez, râpez de la noix muscade,
ensuite vous augmentez le feu et faites revenir la viande hachée , jusqu'à ceque ce soit doré.
Ensuite vous ajoutez 2 ccà s de farine , donnez deux tour pour qu'elle boive de gras. Versez ensuite peu à peu la moitié du lait. Il faut que ce soit une sauce (arce) onctueuse.
Distribuez la farce par cueillerées sur les canneloni étalés, les roulez et alignez dans un plat beurré allant au four
Mettre à chauffer le four 210º (th 7)
3)-sauce béchamel
Avec l'autre moitié de beurre, de lait et de farine faire une sauce béchamel ni épaisse ni surtout pas liquide.
Toujours un peu d'huile pour que le beurre ne brûle pas, versez les 2cc de farine faites des tours pour qu'elle s'imprègne, et versez le lait peu à peu en veillant à ne pas faire de
grumeaux, salez, poivrez, râpez de la noix muscade et laissez quelques
minutes sur le feu, quelques bouillons.
Couvrir de béchamel les cannelonni et recouvrez de gruyère pour finir. 4)- cuisson Enfournez à four chaud 210º une bonne demi heure
Bon appétit
aujourd'hui 28 décembre en Espagne c'est le jour des innocents l'équivalent du poisson d'avril français mais ma recette n'est pas une
blague
Pendant longtemps j'ai pensé (oh le lapsus) passé Noël en Espagne, des fois on dejeunait sur la terrasse au soleil. Là bas le repas du
jour de Noël est plus important que le reveillon qui n'est que veillée et s'appelle La Nochebuena : des friandises en attendant.... turrones, beignets de feuille de bourrache au miel, mendiants qui en catalan s'appellent"postre del Music"= le
dessert du musicien, ce qui me fait remonter toujours aux troubadours.
Et puis la famille diminuant par la force de l'âge et des volontés, et le sentiment qui me faisait regretter de quitter Paris augmentant j'y suis restée et j'adore être plongée dans les
lumières et les décors, Joyeux Noël à tous ! envoyé par mairiedeparis Chaque j'examine les changements. Je regrette depuis quelques années rue des Abbesses, la disparition des petits moulins qui caractérisaient si bien notre
Montmartre et j'ai été ravie d'en découvrir un rue Véron (ma grosse interrogation en ce moment c'est : est-ce que quelque fois le parking Vel'lib des rues Véron et Joseph de
Maistre arborent un vélo ou ils filèrent tous dans la descente le premier jour et ne remontèrent pas? ça n'a rien à voir avec Noël mais avouez c'est une sacrée interrogation, ces velo-garages
sont vides, vides... ) Enfin j'aime bien être à Paris à cette période , l'année dernière j'ai vu (début décembre) le sapin offert par la
Norvège chaque année à Londres et qui orne Trafalgar square, impressionant, mais...
Ensuite à Paris se trouve ma "famille" d'élection: tous ceux qui se soucient de savoir si je suis seule pour Noël,
ce n'est pas la meilleure famille ça? et il y en a qui me comptent sans penser à me le faire savoir !
Donc pour le réveillon j'étais chez Olivier mon filleul républicain espagnol
faut pas croire on a la religion qu'on peut: Sa bienaimée Pascale a le sens de la fête et nous prépare des Noëls
fantastiques
Cette année c'était un Noël rouge et or et comme d'habitude il a fallu assortir les verres, le seul problème c'est où les
ranger? En tout cas c'était une belle fête de famille avec la doyenne et la smala
et un superbe cadeau des enfants aux parents (dans l'autre sens rien de plus normal). Il faut vous
dire que mes filleuls aiment danser ...
la salsa, qu'ils nous en ont fait une belle
démonstration
devant des enfants ravis
et à leur demande et voilà le cadeau
à l'arrière plan.
Ce mois-ci mon ami Selu est mort brusquement, un arrêt cardiaque, et comme vous avez profité d'une recette qu'il
m'avait apprise, et qu'il me manque je vous le dis.
Selu en fait José Luís Calvet mais personne ne le connaissait avec tant de solennité. Selu (prononcez "selou") était plus jeune, beaucoup plus jeune que moi, de la
bande tortosina de Ana et Jaume Rocamora qui me l'ont présenté et quelques jours après il a débarqué à Paris chez moi en m'annonçant qu'il n'avait trouvé de chambre d'hotel à Paris... ¡ je n'ai
jamais regretté de l'avoir hebergé ! Il me l'a rendu cent fois, j'ai toujours pu faire appel à lui, qui va maintenant m'aider à monter une exposition? Il suffisait que Ana dise que j'avais un
problème pour voir débarquer sa silhouette donquichottesque longue et silencieuse sur ma terrasse à la nuit tombante comme les chats.
C'était un artiste, il aurait pu devenir un céramiste de grande classe, mais il n'aimait pas les contraintes et s'intéressait à trop de choses pour en perfectionner une. Il
collectionnait avec bonheur et dénichait dans les rebuts des chefs d'oeuvre, un jour il a trouvé un tableau de Arrasa dans un état plus que pitoyable, il l'a restauré et cette restauration a
été le sujet de l'exposition annuelle de l'Escola d'Art de Tortosa.
Plus que tout il aimait vivre, en marge le plus souvent, et cultiver l'amitié.
A la Saint Jean grande fête catalane du solstice et du feu il organisait la (sa) "verbena" =veillée et
je me débrouillais pour être à Tortosa à cette date, je ne voulais pas manquer la verbena de Selu, la fête de l'amitié autour du feu et d'une "cassola de caragols"
escargots traditionnels de la St Jean et sous les feux d'artifice que Selu nous organisait.
Oh! qu'il me manque!
En son honneur hier j'ai refait le bacalao al pilpil qu'il m'avait appris un jour à Paris au cours d'un voyage oû il avait
dragué ou avait été dragué par quelqu'un de la Haute ou du show ussiness je ne sais plus mais de fait on ne le voyait plus la nuit.